Front commun



Un réalignement d'Ultimatum 2020 sur les négociations du secteur public et le logement social s'ajoutant au transport en commun et à la restauration écologique


Ultimatum 2020 -- banderole

1. Les négociations du secteur public sont la grande affaire du mandat de la CAQ comme parti patronal car cet affrontement pourrait déterminer le rapport de forces fondamental entre la classe d'affaires et le peuple-travailleur

2. Après l'affaiblissement syndical des négos 2010 et 2015 consacrant l'austérité, la CAQ veut infliger une défaite stratégique au mouvement syndical pour dérouler le tapis rouge à la privatisation soutenue par le budget public

3. Cette défaite équivaudrait à celles que Reagan et Thatcher ont infligé aux mouvements syndicaux étasunien et britannique au début des années 1980 afin de mettre en place dans la durée l'ère néolibérale


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Un réalignement d'Ultimatum 2020 sur les négociations du secteur public



Le défi du mandat caquiste: défaite stratégique des syndicats du secteur public
L'opportunité Solidaire: faire de cette lutte syndicale une lutte climatique


Qui sème la misère...


Centrales syndicales et gouvernement de la CAQ se positionnent en vue des grandes négociations du secteur public qui concernent un peu plus d'un demi-million de travailleuses et travailleurs, soit un peu moins de 40% des gens syndiqués et le huitième des gens au travail ce qui fait de cette lutte l'épine dorsale de la lutte sociale québécoise depuis un demi-siècle. Constatons cependant avec inquiétude l'absence de front commun et l'importance quasi unilatérale accordée à la question salariale bien qu'elle fasse bien sûr partie de l'affaire étant donné le recul du pouvoir d'achat dans ce secteur et son retard par rapport à leurs vis-à-vis du Canada. Et nul doute que la vision CSN de l'augmentation absolue et non en pourcentage est à soutenir parce qu'elle favorise les bas salariées et par là la justice sociale et la solidarité.



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L'opportunité Solidaire d'unir lutte climatique et lutte syndicale


Non pas 50 000 ou 150 000 (?) mais un maigre 5 000
Pourquoi l'échec de la manifestation du Jour de la terre ?

Planète en grève


La grande manifestation du Jour de la terre du 27 avril à Montréal (album de photos
ici) s'est avérée un flop monumental avec 5 000 personnes et non 50 000 ou peut-être 150 000 comme celles citoyennes de novembre 2018 et mars 2019. Cette différence béante ne peut s'expliquer par la seule météo. Pourtant l'ensemble du mouvement syndical tout comme les 450 groupes communautaires organisés en front commun étaient sensés y avoir convié leurs membres. L'effet du coup d’envoi émotif de novembre suite à l'été caniculaire et le caractère international de celle de mars n'y étaient certes pas mais l'actualité braquée sur les inondations aurait dû compenser. La volonté de mobilisation des organisations sociales n'y était pas.


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Pourquoi l'échec de la manifestation du Jour de la terre 

Non à la CAQ qui veut diviser le prolétariat par la haine islamophobe
Participons aux manifs anti-CAQ
et préparons un Premier mai unitaire


Manif anti loi 21 communauté musulmane


Jusqu'ici les initiatives de mobilisation (pétition, manifestations) contre la loi sur les signes religieux de la CAQ émanent d'organisations liées surtout des communautés racisée et anglophone de Montréal où la majorité « de souche » est minoritaire. C'est à la fois normal et inquiétant. C'est normal car la communauté racisée est frappée directement pour certaines de ses composantes croyantes et indirectement par le message subliminal de compromission avec la nationalisme identitaire, particulièrement avec sa partie extrémiste. Ce nationalisme imbu de catho-laïcité avéré ou patrimonial, que la CAQ a su caché en retirant, contre sa position de toujours, le crucifix de l'Assemblée nationale, exploite l'héritage laïque bien de gauche de la Révolution tranquille. La faillibilité de l'entourloupette réside dans la comparaison entre la puissance idéologique et politique de l'Église catholique des années cinquante au Québec, et l'impuissance, la pauvreté et la stigmatisation de la très minoritaire religion musulmane dans le Québec d'aujourd'hui. La perception contraire nécessite de faire un amalgame trompeur avec sa force en Arabie saoudite ou en Iran ou en Algérie quitte à pousser jusqu'à l'amalgame djihadiste qui finit en crainte schizophrénique de l'invasion, et pour finir du « grand remplacement » qui dégénère en tuerie islamophobe.

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Non à la CAQ qui veut diviser le prolétariat par la haine islamophobe

Québec 2019 : du voile au Front commun en passant par la lutte écologique
Parer l'attaque de la CAQ par la lutte anti-discrimination et pour le climat


stop profilage racial



L'année politique au Québec commence sous le nouveau gouvernement de la CAQ reflétant sotto voce la droitière tendance mondiale et canadienne. Son économie demeure emballée dans une boiteuse prospérité chancelante provoquant une étonnante pénurie de main d’œuvre. Après un apéritif lénifiant, le nouveau gouvernement prépare une attaque visant à braquer la population sur ses divisions ethnicos-religieuses. Consciente de la toujours dramatique négociation du vaste secteur public s'ouvrant l'automne prochain, la CAQ redoute la reconstruction du récurent Front commun appuyé par une population qui en a marre de l'austérité. Cependant, la population du Québec a semblé, l'automne dernier, davantage préoccupée de la crise climatique.
Québec solidaire, réellement existante opposition officielle étant donné le knock-out électoral des deux partis centristes, Libéraux et PQ, s'est emparé de l'émotion climatique pour en faire une campagne politique sur toute l'année. Mais cette campagne balisée par un Plan de transition capitaliste vert est décrochée tant du débat sur le voile et de la lutte contre la discrimination que de celle contre l'austérité. Joindre les deux bouts requerrait que le parti secoue ses puces nationalistes lesquelles entachent sa quête de l'indépendance trop extractiviste et trop braquée sur les frontières. La prise en compte de l'écologique « prendre soin » féministe et autochtone pourrait faire de cette campagne tant un outil anti-discrimination d'unité populaire que de plein emploi écologique.


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Québec 2019  du voile au Front commun en passant par la lutte écologique

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Après la défaite du Front commun, dissidence comprise
Le mouvement du 15$ prend un relais tombé par terre

Salire minimum à 15 dollars

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) a finalement ratifié l’entente dite bonifiée malgré son rejet par une poignée de syndicats locaux dont ceux du Centre hospitalier de l’université de Montréal (CHUM) et des Centres de santé et des services sociaux des cités de Laval et de Gatineau, souvent avec une forte majorité. Faut-il préciser que c’est là une défaite n’en déplaise aux directions syndicales qui font passer les reculs tactiques gouvernementaux pour une victoire syndicale tout en cachant l’absence de tout rattrapage salarial — ce sera tout juste si les hausses seront à la hauteur de l’inflation — et surtout de toute remise en cause de l’austérité et de la privatisation. Par leur très petit nombre de participantes des secteurs publics syndicaux et du communautaire, les manifestations de la Coalition mains rouges du 29 avril tout comme celles du premier mai témoignent de l’effondrement subséquent de la mobilisation malgré l’éclat des brèves occupations de banques par de petits commandos. C’est le moment plus ou moins choisi pour ce qui pourrait être un décollage au Québec de la lutte pour le salaire minimum à 15$ l’heure.


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Le mouvement du 15$ prend un relais tombé par terre

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Le débat Québec solidaire sur la stratégie pour l’indépendance
Pour « sortir du pétrole »... et du faux débat constitutionnel

Père et enfant avec drapeau patriote 29-04-2006 12-35-49
Québec solidaire invite ses membres à « une journée de réflexion sur la souveraineté » en préparation de son prochain congrès. Y seront en débat « les questions reliées à l’établissement d’une constitution québécoise et son contenu, l’impact par rapport à la constitution canadienne ainsi que les aspects juridiques » puis « les questions reliées à la formation de l’Assemblée constituante, son mandat, son fonctionnement et le rôle de Québec solidaire. » Ne cherchez pas le mot ‘indépendance’ dans tout le texte de l’invitation, il n’y est pas. Quant au débat sur la stratégie vers la dite souveraineté — le peuple en berne peut choisir souverainement la soumission au fédéralisme — il est emprisonné dans la diptyque constitution/constituante.


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Le débat Québec solidaire sur la stratégie pour l'indépendance

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Contre l’entente pourrie, la gauche syndicale enfin se mobilise
Lutte commune organise une campagne « Non à l’entente »

Appel de la jeune révolutionnaire

Les grands médias minimisent le refus de l’entente par les déléguées de la FSSS et par la direction de la FAE tout en soulignant les déclarations de la CSN et de la CSQ affirmant que son acceptation n’aurait rien à voir avec la lutte contre l’austérité. Même les médias de gauche, au 8 janvier, gardent le silence (L’Aut’Journal) ou même penchent du côté de la direction du Front commun (Presse-toi-à-gauche). Quant à Québec solidaire, y compris sa gauche syndicale, c’est motus et bouche cousue. Heureusement, les résistants, représentant environ un bon tiers sinon davantage du secteur public et parapublic québécois si on inclut les quatre syndicats de la FSE-CSQ ayant dit non dont ceux de Québec et Sherbrooke et une imprécise dissidence à la FNEEQ peuvent compter sur la gauche syndicale organisée dans Lutte commune.


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La gauche syndicale enfin se mobilise et s'organise

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Des milliers de manifestantes des groupes populaires contre l'austérité


Clef solidarité


Photos à https://plus.google.com/photos/116366727671854200972/albums/6213048331127773281

Plus de 1300 groupes populaires, soit de services soit de revendications des droits, étaient en grève les 2 et 3 novembre pour réclamer des hausses leur permettant de survivre alors que l'austérité à la fois gèle leurs budgets tout en multipliant les besoins d'urgence auxquels il doivent répondre

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Des milliers de manifestantes des groupes populaires contre l'austérité

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En pleine effervescence syndicale contre l'austérité
À la veille de l'échec de la Conférence sur le climat
Après des élections révélant un peuple québécois restant à gauche
Qu'attend Québec solidaire pour appeler à la grève sociale ?

Grève sociale printemps 2015


L'automne passe du chaud au froid et vice-versa. Le vote du Front commun pour la légale grève tournante de trois jours en octobre et novembre et celle nationale de trois jours au début décembre a été fort et généralisé. La préparation de la Conférence climatique de Paris s'enlise dans un projet d'accord loin du compte et multipliant les désaccords. L'élection majoritaire des Libéraux provoque soulagements et flottements d'espérance sceptique, mais avec un NPD restant bien implanté dans le Québec francophone, ce qui requiert de pousser à la roue. Les yeux braqués sur le débat parlementaire québécois, la direction de Québec solidaire se conforte dans un mélange d'abstention, de silence et d'attentisme. Si la lutte sociale contre l'austérité et celle contre les gaz à effet de serre (GES) ne l'émeuvent pas malgré la prochaine atteinte de leur paroxysme, la perspective d'accord électoral avec le PQ de PKP continue de la titiller malgré les avertissements des congrès.


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Qu'attend Québec solidaire pour appeler à la grève sociale