Le justifié et désespéré combat de GroupMobilisation pour zéro GES en 2030
Le cul-de-sac d’une politique de pression pour faire la « révolution sociale »

Action climatique maintenant


 GroupMobilisation (GMob) est un collectif d’une poignée de personnes militantes lucides, à l’inverse cependant de Lucien Bouchard, tenaces et expérimentées connues pour leur « Déclaration citoyenne universelle d’urgence climatique — DUC, qui est déjà appuyée par 365 municipalités du Québec représentant plus de 76% de la population, ainsi que par des dizaines et des dizaines d’organisations de la société civile, et endossée par le Parti Québécois, Québec solidaire, le Parti vert du Québec et le Bloc Québécois » (Lettre d’opinion dans Le Soleil, 18/05/19). Depuis lors, GMob, après avoir constaté le sens purement symbolique et déclaratoire de cet acquis permettant de s’affirmer pro-climat à bon marché, n’a rien lâché. Il a publié des dizaines de vidéos et textes à propos de différents aspects de la crise climatique et d’événements la concernant dont la COP26 à laquelle il a participé. Il a en particulier publié un plan, Les chantiers de la Déclaration d’urgence climatique (C-DUC) qui en est rendu à sa cinquième version.


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Le justifié et désespéré combat de GroupMobilisation pour zéro GES en 2030


Le spectre de l’indépendance revient hanter le Québec par la porte de droite
La plateforme Solidaire indépendance-climat sera-t-elle rendue publique ?

Manif étudiante climat avec drapeau Québec vert

La dernière semaine politique au Québec a été étayée par un retour par la bande de la question de l’indépendance. Que ce soit par les incendiaires déclarations anti-immigration du Premier ministre ou par la réapparition caquiste de l’instigateur de la raciste charte des valeurs du PQ, ce retour sur la scène du théâtre politique s’est fait du côté cour alors qu’historiquement elle émanait du côté jardin. La bêtise politique suprême serait de rejeter ce débat au nom de la prééminence des questions sociale et écologique au lieu d’y voir non seulement un levier de ces mêmes questions mais aussi que l’indépendance est la réponse historique à l’enjeu de la libération du peuple québécois qui tire son origine du joug colonial de la Conquête et de la défaite de la révolution nationale-démocratique de 1837-38. Si le pacte confédératif de 1867 a transformé ce joug en partenariat junior bourgeois au sein de l’État canadien, et non en rapport néocolonial, il n’en est pas moins un rapport de domination qu’ont mis en évidence la mobilisation contre la pendaison de Louis Riel, les luttes contre la conscription de 1917 et 1942, les défaites référendaires de 1980 et 1995, le charcutage de la loi 101 par la Cour suprême et la soi-disant « loi de la clarté » de 2000 qui prétend régenter le droit à l'autodétermination du peuple québécois.


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Le spectre de l’indépendance revient hanter le Québec par la porte de droite


Quand le rejet de l’avortement fait le lit du néolibéralisme en perdition

Capture d’écran, le 2022-05-31 à 18.13.27


Depuis une génération, exactement depuis la crise économique dite asiatique de 1997, la crédibilité de l’idéologie néolibérale est en perte de vitesse. La grande crise de 2007-2009 boostée par celle pandémique en a définitivement consacré l’échec idéologique mais non la longévité pratique qui semble éternelle malgré qu’on ait alors cru sa fin advenue. Ce n’est pas non plus que sa performance économique, mesurée en termes étriqués de croissance du PIB, eut été mirobolante, même dans ces beaux jours, en comparaison de l’ère des dites « trente glorieuses » (1945-1975). En ces anciens temps bénis marqués par le début de la grande rupture écologique dont la conscience était masquée par la factice prospérité matérielle du chacun pour soi recroquevillant la solidarité tant ouvrière qu’humaine, le capitalisme triomphant pouvait en plus se draper de l’anticommunisme, confondu avec l’anti-stalinisme, pour fourvoyer prolétariat et humanité.


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Quand le rejet de l’avortement fait le lit du néolibéralisme en perdition


Projet de loi 96 : la langue au service de la race et non de la nation
Le français, pour vivre, nécessite l’indépendance pro-climat à gauche toute

Capture d’écran, le 2022-05-24 à 19.21.50

Dans le bousculement de cette fin de session pré-électorale propice au bâillon, la CAQ mise sur son projet de loi 96 (PL96) modifiant la Charte de la langue française dite loi 101 pour cliver ethniquement l’électorat afin de s’attirer le vote francophone. Pour ce droitiste parti identitaire qui a prouvé à maintes reprises qu’il ne craint pas l’eau chaude raciste — pensons à la loi 21 soi-disant pour la laïcité en réalité islamophobe et au refus de reconnaître le racisme systémique —, PL96 n’est qu’une semblable instrumentalisation avilissante de l’indispensable lutte démocratique et nationale pour la préservation et la promotion du français. Connaissant la vulnérabilité de son bilan social, particulièrement pandémique, et pouvant à peine masquer sa volonté de privatisation des services publics, la CAQ a décidé de faire de la question identitaire la thématique en sourdine de sa prochaine campagne électorale. Si la question de l’immigration reste centrale à cet égard, celle du français y a un rôle spécifique.


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Projet de loi 96 - la langue au service de la race et non de la nation


Manifestation de Montréal commémorant la Nakba (catastrophe) de 1948
Palestine, droit international et annexion territoriale

Enfants québéco-palestiniens

 Samedi le 14 mai à Montréal environ un millier de femmes et d’homme de tous les âges (voir mon album de photos), en majorité d’origine arabo-palestinienne, se sont rassemblées devant le consulat de l’État d’Israël, un régime d’apartheid de l’aveu même d’Amnistie internationale (L’apartheid d’Israël contre la population palestinienne: un système cruel de domination et un crime contre l’humanité, 1/02/22). Les Nations-Unies lui ont emboîté le pas ce qui aurait dû obliger le gouvernement canadien à réagir : on attend toujours (CJPMO, "C'est de l'apartheid" : Le rapport accablant de l'ONU sur Israël exige une réponse canadienne ferme, 22/03/22). Par contre, les exportations canadiennes d’armes vers cet État sioniste, donc intrinsèquement raciste, montent en flèche (CJPMO, Analyse de CJPMO : Les exportations d'armes du Canada vers Israël n'ont jamais été aussi élevées depuis 30 ans, 13/04/22).


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Palestine, droit international et annexion territoriale