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Le blogueur-en-chef de Presse-toi-à-gauche contre le « néo-fascisme canadien »

Qui séme la misère récolte la colère 21-mai-2015 15-06-57

Dans son blogue du 25/08/15 intitulé « Harper, la menace », Pierre Beaudet, professeur de sociologie à l'Université d'Ottawa, fondateur et longtemps directeur de l'ONG de coopération internationale Alternatives et un dirigeant de la revue « Nouveaux cahiers du socialisme », appelle à « bloquer Harper » parce que le Parti conservateur serait un parti « néofascis[t]e canadien ». Il rallie ainsi le « consensus implicite parmi la population et les mouvements populaires au Québec ». En pratique, même s'il n'ose pas conclure, il appelle donc à voter la plupart du temps NPD, d'autant plus que ce parti a le vent dans les voiles à ce stade de la campagne électorale, mais au besoin Bloc, Vert... ou Libéral. Même sans chemises brunes, dit-il, le Parti conservateur est néofasciste car « les Conservateurs actuels sont partisans d’une politique néolibérale agressive, sans partage » qu'ils sont les maîtres d’œuvre d' « une panoplie de législations liberticides […] cré[ant] un état d’exception permanent » et qu'ils font « embarquer [le Canada] dans la ''guerre sans fin'' états-unienne contre les barbares arabes, musulmans et autres ».


Pour lire le texte complet :
Les Conservateurs néo-fascistes de Pierre Beaudet

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La lutte pour un salaire minimum à 15$ l'heure
Point aveugle de la lutte contre l'austérité et les hydrocarbures

Le capitalisme n'a pas d'avenir 01-mai-2011 16-10-06

La petite organisation trotskyste Alternative socialiste, section sympathisante du Comité pour une Internationale ouvrière et dont plusieurs membres le sont aussi de Québec solidaire, vient d'initier une campagne québécoise pour un salaire minimum de 15$ l'heure qu'avec ses modestes capacités elle popularise dans la ville de Verdun sur l'Île de Montréal. Nul doute qu'AS s'est inspiré de la conseillère municipale de Seattle, Kshama Sawant, membre de l'organisation sœur étasunienne d'AS, dont cette revendication était le pivot de son programme, et de la victoire relative de cette campagne dans cette métropole du nord-ouest des ÉU en 2014 suivi de victoires partielles à Los Angeles, à San Francisco et dans l'état de New-York. Au Canada, le nouveau gouvernement NPD de l'Alberta l'a promis pour 2018 et le NPD fédéral le promet pour les employés sous juridiction fédérale pour 2019. Il faut cependant noter que ce niveau ne serait atteint qu'après quelques années, qu'il est limité à des villes ou un état, parfois à un secteur et qu'il n'est pas indexé à l'inflation. Et 15$ canadien signifie… 11.50$ étasunien au taux de change du jour (12.30$US en termes de parité du pouvoir d'achat).


Pour lire le texte complet :

La lutte pour un salaire minimum à 15$ l'heure

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Élection fédérale du 19 octobre 2015
Voter NPD ou campagne anti hydrocarbures et anti austérité?

Le grand bond en avant 22-avr-2012 14-20-35


Québec solidaire, dans le sillage du « consensus » de voter pour le parti le plus apte à déloger les Conservateurs, se contente de les dénoncer tout en « n'endoss[ant] pas de parti ou de candidat-e-s ». À son aile gauche, Presse-toi-à-gauche et le Réseau écosocialiste, en toute lucidité à propos des multiples failles du NPD, invitent tous deux à un vote tactique pour le NPD comme c'est la tradition depuis belle lurette chez la gauche non nationaliste québécoise. Pourtant ce parti fédéraliste centralisateur ne s'oppose pas à l'exploitation des sables bitumineux et l'oléoduc Énergie-Est de Trans Canada Pipeline sans compter son sionisme larvé et un discours social-libéral non crédible car soumis à l'impératif de l'équilibre budgétaire en temps de récession économique.

Pour lire le texte complet :
Campagne fédérale


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De 1923 en Allemagne à 2015 en Grèce
La tragédie grecque du gouvernement radicale de gauche

Debout et solidaire 01-mai-2015 10-18-38

L'actuelle tragédie grecque en est une à l'ancienne servie à la moderne. Le débat sur la pertinence révolutionnaire de gouvernements réformistes radicalement démocratiques a été le dernier grand débat stratégique au sein de la gauche anticapitaliste avant la nuit stalinienne. La Première internationale a vu le trade-unionisme substituer la panacée d'un suffrage universel plébiscitaire ou parlementaire à la révolution avec comme parade l'anarchisme. La Deuxième a vu le nationalisme remplacer l'internationalisme, les crédits pour la guerre les résolutions contre elle avec comme parade le dogmatisme. La Troisième a vu la stratégie du Front populaire subjuguer la tactique du Front unique, théoriquement comme pratiquement et tragiquement en Chine, en France et en Espagne (et plus tard au Chili puis au Portugal) avec le gauchisme comme parade y compris celui du stalinisme anti « social-fasciste ». (Il a fallu, dans certains pays du « tiers monde » du temps de la guerre froide, une combinaison de libération sociale anticapitaliste et de libération nationale anti-impérialiste pour que triomphe (momentanément) la révolution sous la direction de partis dans le sillage du stalinisme, ce qui a conduit à de répressifs États bureaucratisés.)


Pour lire le texte complet :
La tragédie grecque du réformisme

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Le congrès dit féministe de Québec solidaire
Un parti calinours aux antipodes de la « grève sociale »

8 mars 2010 07-mars-2010 15-07-12

Un rendez-vous raté débutant avec Syriza, une rencontre avec l'indépendantisme écossais évitant la question des alliances, une élection interne l'escamotant après avoir suscité de faux espoirs. Ce faux départ ouvrit la mauvaise porte à un débat sur le féminisme pétri de généralités consensuelles à tonalité académique et prêt au grand écart pour éviter les questions qui fâchent et sans mot dire à propos de la lutte contre l'austérité et contre les hydrocarbures, sauf dans les discours et déclarations à la presse, alors que c'est là le lieu focal d'une attaque frontale contre les droits des femmes.


Pour lire le texte complet :
Un parti calinours aux antipodes de la grève sociale