Manifestation de Montréal commémorant la Nakba (catastrophe) de 1948
Palestine, droit international et annexion territoriale

Enfants québéco-palestiniens

 Samedi le 14 mai à Montréal environ un millier de femmes et d’homme de tous les âges (voir mon album de photos), en majorité d’origine arabo-palestinienne, se sont rassemblées devant le consulat de l’État d’Israël, un régime d’apartheid de l’aveu même d’Amnistie internationale (L’apartheid d’Israël contre la population palestinienne: un système cruel de domination et un crime contre l’humanité, 1/02/22). Les Nations-Unies lui ont emboîté le pas ce qui aurait dû obliger le gouvernement canadien à réagir : on attend toujours (CJPMO, "C'est de l'apartheid" : Le rapport accablant de l'ONU sur Israël exige une réponse canadienne ferme, 22/03/22). Par contre, les exportations canadiennes d’armes vers cet État sioniste, donc intrinsèquement raciste, montent en flèche (CJPMO, Analyse de CJPMO : Les exportations d'armes du Canada vers Israël n'ont jamais été aussi élevées depuis 30 ans, 13/04/22).


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Palestine, droit international et annexion territoriale


Étalement urbain et habitat en débat, points d’orgue de la lutte climatique
Une occasion en or pour réclamer de bannir l’auto solo et la maison solo

etalement-urbain et congestion

On peut toujours compter sur les déclarations d’un autre âge de l’un ou l’autre ministre de la CAQ pour provoquer un débat pertinent et nécessaire. Il faut sans doute remercier le ministre des Transports d’avoir déclaré que la densification est une mode et en plus, la ministre des Affaires municipales qui « a affirmé qu’il fallait éviter de confondre ‘’étalement urbain’’ et ‘’développement régional’’ », ce qui a provoqué un clivage au sein de l’élite politique isolant la CAQ. Le Premier ministre qui « [d]ans son livre Cap sur un Québec gagnant, […] déplorait les inconvénients de l’étalement urbain, favorisait la réhabilitation de terrains contaminés en ville plutôt que de dézoner des terres agricoles et plaidait pour la reconversion d’autoroutes en boulevards urbains » (Charles Lecavalier, Dans son livre, François Legault dénonçait l’étalement urbain, La Presse, 12/05/22), nonobstant le « troisième lien », a dû en lever les yeux au ciel. Quoiqu’un coup de chapeau de subalternes à la base caquiste sollicitée par les Conservateurs n’est pas pour lui déplaire quitte à gérer par la suite des discours contradictoires.

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L’étalement urbain et l’habitat, points d’orgue du débat climatique


Hymne au soulèvement de 1972 dans un temps de grande noirceur

Front_commun 1972

De la guerre ukrainienne qui s’installe à la croissante croissance des prix, en passant par la pandémie qui n’en finit plus, la crise du logement qui accroît les sans-abris et mal logés, les soins de santé qui deviennent une médecine de guerre, l’éducation qui redevient élitiste et le segment public exsangue, les salaires qui ne bouclent plus les fins de mois, les conditions de travail du taylorisme informatique, la remise en question du droit à l’avortement qui réifie le corps des femmes, on sent le monde s’enfoncer dans une grande noirceur chaotique que démultiplient les crises existentielles et combinées du climat et de la biodiversité. La crise du capitalisme néolibéral montre toute son ampleur quand soudainement se désorganisent les chaînes mondiales de production en flux tendu pour accélérer la rotation du capital et segmentées en sous-traitance infinie pour affaiblir un syndicalisme resté frileusement corporatiste et national tout comme son pendant partidaire de centre-gauche.

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Hymne au soulèvement de 1972 dans un temps de grande noirceur


Oui, on peut réduire de 55% les GES d’ici 2030 pour ne pas dépasser 1.5°C
Baisse drastique de l’énergie en réalisant l’indépendance à gauche toute

Justice environnementale

La prise de conscience de la catastrophe climatique se généralise tout comme le pessimisme de ne pas pouvoir la contrer… pour le plus grand bénéfice des pompiers-pyromanes. Tirant partie de l’éco-anxiété qui booste le réflexe de retour à la normale postpandémique et l’insécurité énergétique découlant de la guerre contre l’Ukraine, les ténors capitalistes proposent un réinvestissement immédiat dans les hydrocarbures dont les gaz à effet de serre (GES) seront absorbés par des technologies d’émissions négatives (captation et séquestration de GES lors de leur émission ou provenant directement de l’air ambiant). Comme d’une part ces nouvelles infrastructures de production ne pourraient pas être théoriquement amorties sur le long terme et que d’autre part ces technologies de captage-séquestration ne sont pas matures en plus d’être risquées et très dispendieuses, s’ouvrirait pour le capital un nouveau et gargantuesque champ d’investissement… en autant qu’il soit subventionné à fond de train par l’État. On devine la contrepartie d’austérité si ce n’est austéritaire qui en découlerait.


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Oui, on peut réduire de 55% les GES d’ici 2030 pour ne pas dépasser 1.5°C


La gratuité du transport en commun se répand au Québec
Mais la technocratie trouve mille raisons de la freiner

Capture d’écran, le 2022-04-25 à 18.42.22

L’article du Devoir de ce jour (Sébastien Tanguay, La gratuité apparaît dans les bus du Québec, Le Devoir, 25/04/22) nous apprend que la gratuité du transport en commun se répand dans plusieurs villes des banlieues de Montréal et de Québec aux frais de leurs municipalités et, sauf erreur, sans aucun incitatif de Québec et d’Ottawa. La raison principale, non traitée par l’article, réside dans l’intérêt pécuniaire des commerçants locaux à inciter les gens à fréquenter leurs magasins au lieu de ceux de la ville centrale. L’article nous apprend aussi que cette gratuité peut être un incitatif à habiter la municipalité comme ce l’est pour la capitale de l’Estonie. Tant mieux donc si l’usage de l’auto solo en est réduit, « entre 25 et 50 % des nouveaux usagers » selon l’article, et aussi, marginalement sans doute, l’étalement urbain.


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La gratuité du transport en commun se répand au Québec