3 mars 2008
Leçons ¨¦cologiques de la Colombie britannique
La critique ci-contre de la politique environnementale du gouvernement Lib¨¦ral de la Colombie britannique comporte des leçons int¨¦ressantes d'un point de vue de gauche de sorte ¨¤ ¨¦viter certains pi¨¨ges :
1. Les taxes sur le carbone sont r¨¦gressives et contre-productives
2. Les nouvelles d¨¦penses du gouvernement Lib¨¦ral de CB pour le transport en commun seront deux fois plus importantes que celles pr¨¦vues par Qu¨¦bec solidaire et cela pour une province moins populeuse que le Qu¨¦bec
3. Les syst¨¨mes de transport en commun luxueux, genre TGV, ne sont pas ¨¦cologiques
4. Les objectifs de r¨¦duction des GES sont certes indispensables -- Qu¨¦bec solidaire n'est m¨ºme pas rendu l¨¤ -- mais sont une leurre sans plan de r¨¦alisation
5. L'expension du r¨¦seau de transport, m¨ºme maritime et du rail, pour des fins de d¨¦veloppement du commerce international est anti-¨¦cologique
6. Certains groupes ¨¦cologiques nord-am¨¦ricains et pan-canadiens parmi les plus connus sont anti-¨¦cologiques
7. D'un point de vue pan-canadien, la fin de l'exploitation des sables bitumineux et le reconversion des d¨¦penses militaires sont cruciales
8. Le contrôle d¨¦mocratique des soci¨¦t¨¦s de transport en commun est n¨¦cessaire
Marc Bonhomme, 3 mars 2008
Socialist Voice Marxist Perspectives for the 21st Century
MARCH 3, 2008 Web Edition: www.socialistvoice.ca
Pour lire le texte complet :
Leçons eÌcologiques
Qu¨¦bec Solidaire Adopts a Program for Government
New Left Party Debates Election Platform in First Policy Convention
By Richard Fidler
Source : Socialist Voice,
http://www.socialistvoice.ca/Soc-Voice/Soc-Voice-103.htm
MONTRÉAL ¨C Quebec¡¯s new party of the left, Qu¨¦bec solidaire, held its first policy convention here on November 24-26. The 320 delegates ¡ª 48% of them women ¡ª debated, amended and adopted a draft platform for the next general election in Quebec, expected in 2007.
Qu¨¦bec solidaire has grown rapidly since its founding in February of this year. It now boasts 5,100 members in some 70 local associations organized on an electoral constituency basis, as well as student groups on the major college and university campuses. It is registering between 4% and 8% support in province-wide opinion polls, and in by-elections this year its candidates garnered up to 22% of the votes.
Pour lire le texte complet :
QueÌbec Solidaire platform convention
PQ's Rightward Shift Opens Space for New Left Party in Quebec
Editors Note: This article was first published in The Bullet, an on-line bulletin of the Ontario-based Socialist Project. The article looks ahead to the founding conference of a new left-wing and pro-independence party in Quebec, to be held in January, 2006. The conference is jointly organized by the Union des forces progressistes (Union of Progressive Forces) and Option citoyenne (Citizens' Choice). Together, these two parties number several thousand members.
The pro-sovereignty Parti Quebecois has governed the province of Quebec for 18 of the past 30 years. It is presently the main opposition party in the National Assembly; later this month its members will elect a new leader to replace former premier Bernard Landry.
Pour lire le texte complet :
PQ's righward shift
D¨¦bat dans la r¨¦gion de Qu¨¦bec sur la plateforme ¨¦lectorale de Qu¨¦bec solidaire Comme s¡¯il manquait quelque chose !
par Pierre Mouterde
Source : Presse-toi ¨¤ gauche, http://www.pressegauche.org/spip.php?article321
Mercredi dernier s¡¯est tenue ¨¤ Qu¨¦bec une assembl¨¦e r¨¦gionale de Qu¨¦bec solidaire portant sur le projet de plate-forme ¨¦lectorale, projet qui sera adopt¨¦ au prochain congr¨¨s de Qu¨¦bec solidaire, fin novembre. Pr¨¦sent¨¦e par François Cyr, elle a donn¨¦ lieu ¨¤ de tr¨¨s riches ¨¦changes, mais aussi ¨¤ une s¨¦rie de critiques de fond. Comme si, au-del¨¤ de tout l¡¯important travail d¨¦j¨¤ effectu¨¦, il semblait ¨¤ beaucoup¡ qu¡¯il manquait... quelque chose !
Pour lire la suite du texte :
DeÌbat dans la reÌgion de QueÌbec sur la plateforme eÌlectorale de QueÌbec solidaire.
SPQ-libre vs QS : Irr¨¦alisme, id¨¦alisme, et mollesse de la gauche partisane
10 octobre 2006
par Gabrielle G¨¦rin
Dans le contexte politique et social actuel, il ¨¦tait temps que la question de l¡¯implication politique des syndicats soit mise sur la table. Mardi dernier, Pierre Dubuc et Martine Ouellet, du SPQ-Libre, ainsi que Françoise David et François Cyr, de Qu¨¦bec Solidaire, ont tent¨¦ d¡¯y r¨¦pondre, ¨¤ l¡¯invitation du Comit¨¦ d¡¯action sociale et politique du SEPB 434-573-574-578. Mais bien que la r¨¦flexion autour de cette question soit cruciale pour construire un r¨¦el mouvement politique progressiste au Qu¨¦bec, capable de r¨¦aliser ses revendications, le d¨¦bat manqua cruellement d¡¯une vision r¨¦aliste et radicale de ce qu¡¯est l¡¯action politique de la classe ouvri¨¨re.
L¡¯irr¨¦alisme du SPQ
Du côt¨¦ du SPQ-Libre, Pierre Dubuc donna avant tout dans l¡¯urgence : on tenta de convaincre de l¡¯importance de donner son vote au Parti Qu¨¦b¨¦cois aux prochaines ¨¦lections pour deux raisons. D¡¯abord, car la priorit¨¦ serait avant tout de se « d¨¦barrasser » du Parti lib¨¦ral, responsable d¡¯innum¨¦rables atrocit¨¦s : ainsi, il serait dans l¡¯int¨¦r¨ºt premier des pragmatiques travailleurs et travailleuses du Qu¨¦bec de voter pour un parti devenu n¨¦olib¨¦ral, dont le chef soulignait il y a quelques jours l¡¯importance de « soulager le capital » pour assurer la richesse d¡¯une soci¨¦t¨¦. Cette contradiction se r¨¦sout fort simplement, selon Pierre Dubuc : en effet, l¡¯¨¦lection du PQ devrait mener dans un d¨¦lai rapide (assez pour ne pas laisser le temps ¨¤ Boisclair de faire trop de dommages) ¨¤ un r¨¦f¨¦rendum sur la souverainet¨¦. Or, l¡¯av¨¨nement de la souverainet¨¦ du Qu¨¦bec serait plus urgent que jamais, le blocage face aux int¨¦r¨ºts du Qu¨¦bec ¨¦tant aujourd¡¯hui apparent ¨¤ Ottawa, et semblerait ¨ºtre, selon ce discours, la seule avenue nous offrant les « moyens », financiers avant tout, de r¨¦aliser nos aspirations sociales. Martine Ouellet, quant ¨¤ elle, nous offre le point de vue d¡¯une « insider » de longue date au sein de la machine PQ : plus d¨¦mocratique qu¡¯on ne le pense, cette structure permettrait ¨¤ la gauche rassembl¨¦e en son sein, mais l¨¦galement autonome, de peser de tout son poids sur les d¨¦cisions politiques, directement l¨¤ o¨´ elles se prennent. Car selon elle, « en ¨¦tant absents [des instances de d¨¦cision], on ne peut pas faire entendre nos voix ».
R¨¦pliques et mollesse de Qu¨¦bec Solidaire
François Cyr et Françoise David r¨¦pondront ¨¤ cette vision pr¨¦tendument pragmatique par le renversement de quelques a prioris. D¡¯abord, celui de la d¨¦mocratie au sein du PQ : plutôt que d¡¯une structure participative et contraignante pour le chef, on parle plutôt selon eux d¡¯une structure ¨¤ deux ¨¦tages, o¨´ le chef b¨¦n¨¦ficie d¡¯une autonomie d¨¦cisionnelle dangereuse, notamment avec un chef tel que Boisclair. On ne peut donc parler d¡¯un poids r¨¦el et assur¨¦ de la gauche au sein des instances du PQ, mais seulement d¡¯une pr¨¦sence morale et d¡¯un droit de parole.
Par rapport aux prochaines ¨¦lections, on soulignera plusieurs choses : d¡¯abord, que l¡¯apparition de Qu¨¦bec Solidaire sur la sc¨¨ne politique ne d¨¦placera pas le vote p¨¦quiste, dont la fid¨¦lit¨¦ n¡¯est pas facilement ¨¦branlable, mais mobilisera plutôt les absent¨¦istes. On ne peut reprocher ¨¤ un parti d¡¯exister, surtout lorsque qu¡¯une partie significative de la population se reconnaît dans ses aspirations. De plus, malgr¨¦ l¡¯insatisfaction notoire d¡¯une majorit¨¦ de la population face au gouvernement Charest, la popularit¨¦ du PQ ne semble pas pour autant avoir augment¨¦ : selon Françoise David, le PQ doit chercher les raisons de ce ph¨¦nom¨¨ne non pas dans l¡¯existence de QS, mais dans son propre comportement politique. Finalement, on soulignera qu¡¯un r¨¦f¨¦rendum rapide sur la souverainet¨¦ ne serait certainement pas gagnant, et que les souverainistes r¨¦alistes et cons¨¦quents devraient plutôt se pencher sur la construction d¡¯un projet concret, et de conditions favorables ¨¤ l¡¯av¨¨nement d¡¯un Qu¨¦bec souverain. Mais François Cyr et Françoise David tent¨¨rent aussi et avant tout de d¨¦fendre l¡¯importance pour les salari¨¦s-es d¡¯investir et d¡¯appuyer Qu¨¦bec Solidaire. Françoise David soutint que le rôle d¡¯un parti de gauche serait d¡¯influencer les d¨¦cideurs politiques dans le sens des int¨¦r¨ºts des salari¨¦s-es : ils et elles auraient donc besoin d¡¯avoir des repr¨¦sentants-es au sein de l¡¯Assembl¨¦e nationale qui y portent leurs int¨¦r¨ºts et leurs valeurs. François Cyr, quant ¨¤ lui, mit l¡¯accent sur la n¨¦cessit¨¦ pour les salari¨¦s-es d¡¯investir une strat¨¦gie politique r¨¦aliste, soit de d¨¦velopper leur propre parti r¨¦solument de gauche, autonome, et d¡¯y construire leur propre programme, d¡¯y vivre leur propre exp¨¦rience politique, ¨¤ l¡¯abri de la pens¨¦e magique, irr¨¦aliste, voulant que l¡¯on puisse transformer la b¨ºte de l¡¯int¨¦rieur.
Malgr¨¦ cette derni¨¨re position, relativement plus proche des int¨¦r¨ºts r¨¦els de la classe ouvri¨¨re mais malheureusement peu d¨¦velopp¨¦e, les interventions d¨¦çurent par leur mollesse et l¡¯acceptation tacite d¡¯une d¨¦finition bourgeoise du politique : en trois heures de discussion, entre militants-es « de gauche », autour de l¡¯action politique des syndicats, on sembla r¨¦sumer le poids politique des travailleurs et travailleuses ¨¤ l¡¯action d¡¯un club au sein d¡¯un parti de droite, ou encore ¨¤ leur simple vote ! Est-ce que dans notre « assoupissement » des vingt derni¨¨res ann¨¦es (celui de la gauche qu¨¦b¨¦coise, mentionn¨¦ par François Cyr), on aurait m¨ºme oubli¨¦ que l¡¯action politique de la classe ouvri¨¨re se situe d¡¯abord et avant tout dans la rue, dans la construction d¡¯un rapport de force face ¨¤ l¡¯État et au patronat, et que cette forme d¡¯action resterait n¨¦cessaire m¨ºme dans l¡¯¨¦ventualit¨¦ o¨´ un gouvernement de gauche prendrait les r¨ºnes du pouvoir ? On ne peut avoir oubli¨¦ que des mobilisations d¡¯ampleur, soutenues, peuvent faire reculer n¡¯importe quel patron ou gouvernement : ce qu¡¯on semble mettre de côt¨¦, c¡¯est le fait que ces actions ont aussi et avant tout un caract¨¨re politique, et qu¡¯elles repr¨¦sentent le moyen le plus r¨¦aliste et efficace pour la classe ouvri¨¨re de manifester et d¡¯exercer sa puissance, de peser de tout son poids sur le politique, et par le fait m¨ºme de grandir et de se d¨¦velopper en tant que mouvement autonome.
La n¨¦cessaire radicalisation de Qu¨¦bec Solidaire
Cette vision n¡¯est pas indissociable de la construction d¡¯un parti de gauche : au contraire, l¡¯une est n¨¦cessaire ¨¤ l¡¯autre, puisque la mobilisation ¨¦tend l¡¯appui populaire au parti, augmente ses chances d¡¯¨¦lire des d¨¦put¨¦s, et leur garantit un poids ¨¤ l¡¯Assembl¨¦e nationale par la construction d¡¯un rapport de force ! Un parti de gauche doit donc avant tout jouer le rôle de lieu de convergence et de d¨¦veloppement du mouvement ouvrier et des autres mouvements sociaux, trop parcellis¨¦s, lieu qui les rassemble et les mobilise autour de questions politiques et autour des int¨¦r¨ºts communs des travailleurs-ses. Seulement ainsi peut-il non seulement aller chercher un appui populaire au moment du vote, mais aussi et surtout rendre la r¨¦alisation de ses revendications possible.
C¡¯est dans cette optique que le conseil National de QS, en mai dernier, a battu -de justesse !- une proposition du Conseil de Coordination identifiant l¡¯¨¦lectoralisme comme la seule priorit¨¦ du parti pour l¡¯avenir pr¨¦visible. On adopta plutôt une r¨¦solution identifiant deux priorit¨¦s pour le parti : ¨ºtre un parti des urnes, mais aussi un parti de la rue. Et pourtant, cette derni¨¨re priorit¨¦ semble avoir ¨¦t¨¦ ¨¦vacu¨¦e du discours et de l¡¯action du parti, dans la fr¨¦n¨¦sie entourant la pr¨¦paration des ¨¦lections : aucune formation politique n¡¯a ¨¦t¨¦ faite aupr¨¨s des membres autour de la signification des termes "parti de la rue", de la n¨¦cessit¨¦ de cette approche, et des cons¨¦quences qu¡¯elle implique pour la strat¨¦gie, l¡¯action, la vision et le discours, ¨¤ court, moyen et long terme, d¡¯un parti s¡¯en r¨¦clamant. Il faudrait pourtant que la compr¨¦hension de cette strat¨¦gie d¨¦passe le simple fait de participer ¨¤ diverses manifestations sous la banni¨¨re de QS, de façon ¨¤ faire la promotion du parti (ce que le PQ fait g¨¦n¨¦ralement, par ailleurs) !
Pour faire valoir son importance et sa sp¨¦cificit¨¦, le temps est venu pour QS de radicaliser son discours, de l¡¯orienter vers les diff¨¦rents mouvements sociaux et de se pr¨¦senter comme un espace o¨´ les divers int¨¦r¨ºts et aspirations politiques des travailleurs-ses se rencontrent, se renforcent et se mobilisent ensemble, afin de construire un projet politique r¨¦ellement socialiste, et de le rendre possible par une strat¨¦gie radicale et r¨¦aliste.