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La réalité crue de l’économie sociale, cette sous-traitance étatique
Le PQ exploite les femmes et Québec solidaire cautionne

 Simone Chartrand et avortement

Le PQ, de plus en plus fidèle à son orientation de rentabilisation de Québec Inc. dans le cadre d’un marché mondial sujet à une forte contre-offensive néolibérale suite à une crise économique qui a et qui continue à ébranler les colonnes du temple, a décidé de sortir de l’orbite du service public les soins hors santé aux personnes âgées.  Pour la minorité de contribuables riches ou moyennement riches, il y aura toujours des entreprises privées de type « résidences soleil » prêtes à prendre la relève sur le dos d’employées payées à rabais.  Pour la majorité, comme le note Louise Boivin, ce sera l’économie sociale et assimilée.  L’économie sociale n’est pas autre chose qu’une créature réactive au démantèlement à petit feu des services publics et de l’atrophie à petites doses des programmes de soutien du revenu… en attendant le coup de grâce à la grecque.
Pour lire le texte complet :
La réalité crue

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Après les Libéraux, le PQ abandonne le transport en commun

 Que faites-vous

Des impressionnants, en apparence, 92.3 milliards $ sur dix ans pour la totalité des dépenses d’infrastructures, entièrement financée par la dette, dont près de 29 milliards $ pour les systèmes de transport, seulement 6.4 milliards $ (640 millions $ l’an) est alloué au transport en commun, entretien compris (mais non les frais d’opération).  De cette valse des milliards, près de 60% va à l’entretien d’un parc immobilier en désuétude, globalement et aussi spécifiquement pour les transports en commun.  Reste, côté transports en commun, un minable 2.9 milliards $ (290 millions $ l’an) pour les « améliorations et remplacement ».  Une fois soustrait le remplacement des wagons du métro de Montréal (1.5 milliard $), reste un ridicule 1.4 milliard $ pour les nouveaux projets dont 250 millions $ pour le train de l’Est de Montréal dont la construction ne finit plus de finir.  De préciser le ministre des Transports harcelé par les méchants journalistes, ce dernier montant inclurait le système léger sur rail (SLR) du futur pont Champlain que le gouvernement fédéral, le propriétaire du dit pont, n’inclut pas dans ses frais, soit un montant entre 1.5 et 2 milliards $.

Pour lire le texte complet :
Le PQ laisse tomber le transport collectif

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Résolutions de l’AG des étudiant-e-s du Collège Maisonneuve
Stratégie de riposte contre l’austérité et soutien de la militance

 Pancartes Grève générale

Le 26 mars, l’assemblée générale de la Société générale des étudiantes et des étudiants du Collège Maisonneuve (SOGÉÉCOM), un bastion de l’ASSÉ, a approuvé les deux résolutions suivantes.  La première concerne une stratégie de mobilisation vers un « front commun social contre l'austérité néolibérale ».  La deuxième concerne des mesures de soutien aux militantes et militants victimes de mesures judiciaires lors du printemps érable et après. 
Pour lire le texte complet :
Résolutions SOGÉÉCOM

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Québec solidaire ne s’oppose pas à l’extraction pétrolière

 Bannière pétrole golfe

 
Cet après-midi (le 26 mars 2013), Québec solidaire émettait un communiqué de presse (Forum sur les hydrocarbures en Gaspésie et aux Îles: QS dévoile ses positions sur l’exploitation des énergies fossiles).  En prenant la précaution de formuler mille et une conditions environnementales, économiques et démocratiques la plupart du temps sous forme de prudentes questions, et après avoir exprimé son « scepticisme » — c’est-à-dire après avoir noyé la poisson — on y apprend que le parti renie sa plate-forme électorale de 2012 en ne s’opposant plus à l’exploitation pétrolière à condition qu’elle ne soit pas schisteuse et qu’elle soit nationalisée.  Québec solidaire est donc ouvert à l’extraction du pétrole sur la péninsule gaspésienne et surtout dans le Golfe du St-Laurent.  Pourtant la plate forme électorale était claire :
 
« 15C : Québec solidaire interdira l’exploration et la production d’énergies fossiles (incluant les gaz de schiste) et d’énergie nucléaire sur le territoire québécois. »

Pour lire le texte complet :
Québec solidaire ne s'oppose pas au pétrole

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Bilan du Sommet sur l’éducation supérieure - bis
Gratuité, boycott et manifestation

 Paix, amour et gratuité

Réaction à l’article d’ Anna Kruzynski, Bloquons la hausse : bilan d’une campagne stratégique, Presse-toi-à-gauche, 5/03/13

L’enjeu majeur du Sommet était les frais de scolarité. La position bien connue de l’ASSÉ, comme de Québec solidaire (QS), est la gratuité quitte à ménager une transition. Préconiser le gel aurait été soit un recul soit mentir. Impossible d’y rallier la FEUQ qui n’a jamais été d’accord.

Étant donné l’indexation péquiste, position connue bien d’avance et confirmée dès l’ouverture, récusant tant la gratuité que le gel, ASSÉ, QS et FEUQ pouvaient malgré tout s’entendre sur une même tactique soit de boycott soit de sortie.
Pour être entendue au Sommet haut et fort, les moyens étaient la grève et la manif. L’ASSÉ a ainsi empêché le consensus FEUQ-PQ, popularisé la gratuité relayée par QS et Parizeau, et permis à QS de se faire le porte-parole de la rue au Sommet.
Certes, le principe anarchiste et non démocratique de la « diversité des tactiques » appliquée par l’ASSÉ fait le jeu de la police et de ses maîtres. Idem pour la surenchère de l’action directe. Dorénavant s’imposent le regroupement des forces essoufflées tout comme un solide débat sur une stratégie d’alliance avec le prolétariat. Pourquoi pas la grève sociale contre l’austérité, pour la gratuité et pour une réforme fiscale ?

Pourquoi pas la perspective de l’indépendance pour exproprier les banques et sauver la langue, et non pas le fédéralisme néolibéral qui sauve les banques et exproprie la langue.



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Québec solidaire attaque le PQ… par la droite, la CAQ… par la gauche
Bousculade au centre sur fond de confusion stratégique

Enfants aux casseroles

Le chroniqueur du Devoir, Michel David, est mort de rire : 

 
« Inversement, Québec solidaire n’est pas allergique au privé au point de perdre tout bon sens. Mardi, Françoise David trouvait tout aussi incompréhensible que la CAQ l’entêtement du gouvernement à rejeter toute possibilité de convertir en places à 7 $ celles qui sont actuellement vacantes dans les garderies privées non subventionnées, ce qui permettrait d’étendre le réseau à moindre coût pour l’État. » (Michel David, Les nouveaux amis, Le Devoir, 16/02/13)
 
Pour le chroniqueur du Devoir, chaud partisan du centrisme politique et expert en manœuvre tactique, tout ça n’est que bonne nouvelle.  Côté Québec solidaire, on y trouve aussi l’opportunisme centriste afin de conquérir la dite classe moyenne des banlieues… et la respectabilité d’un parti responsable.  Reste que l’étonnant parti pris solidaire pour les garderies privées non subventionnées, dont le PQ ne veut pas, n’est pas autre chose qu’une forme de privatisation de l’éducation de la petite enfance.   

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QS et CAQ changent de rôle

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Faut-il aussi condamner les roquettes du Hamas ?

 Boycott

J’ai récemment publié une critique du communiqué de presse de Québec solidaire concernant les bombardements israéliens sur la bade de Gaza.  Un camarade de Québec solidaire m’a répondu pour contester ma critique, spécifiquement pour condamner l’usage des roquettes du Hamas.  Comme j’estime que cette question controversée est peut-être la grande pierre d’achoppement bloquant le déploiement de l’indignation dans la rue, je vous fais part de ma réponse à la suite de la critique de ce camarade.
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Faut-il aussi condamner les roquettes du Hamas

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Note sur le budget du PQ et la réplique de Québec solidaire
Plus à droite que les Libéraux tout en rassurant sa base

 Bannière Turcot
L’atteinte immédiate de l’équilibre budgétaire prime tout, malgré le contexte de déprime économique, malgré l’annonce des Conservateurs de retarder leur propre échéance.  Le ralentissement des dépenses hors remboursement de la dette, qui nécessitera des coupures réelles étant donné l’inflation, est deux fois pire que celui des Libéraux, de 4 à 2%.  Le PQ est plus pressé que les Libéraux, et aussi vite que la CAQ, pour diminuer la dette non seulement en n’abolissant pas comme promis le « Fonds des générations » mais plutôt en affectant à son remboursement de précieuses ressources tout en diminuant les dépenses d’infrastructures alors que ralentissement économique et urgence écologique commandent le contraire.  Cerise sur le gâteau, le PQ s’en remet aux grandes entreprises pour sauver l’économie en réinstaurant un cadeau fiscal pour les grands projets que les Libéraux avaient supprimé, en reconduisant tel quel le plan Nord qui perd seulement son nom et en faisant « passer le crédit d'impôt remboursable sur les salaires des employés en recherche et développement de 17,5% à 27,5% pour les entreprises qui ont plus de 75 millions en actifs » (La Presse, 22/11/12).
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Note sur le budget du PQ et la réplique de Québec solidaire

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La résilience étudiante interpelle les partis,
à commencer par Québec solidaire

 


On pouvait considérer donquichottiste la persistance des neuf mille grévistes de l’UQAM et des deux mille de l’Université de Montréal, sur les trente mille étudiantes et étudiants qui détenaient toujours un mandat de grève.  Il est cependant indéniable que leur combat est celui de la démocratie contre la répression.  Ces associations dûment reconnues ont ou avaient un mandat non équivoque de continuer le grève.  De l’autre côté, la loi 12, ex-78, qui crée le contexte de l’intervention policière à l’Université de Montréal, même si elle ne sera pas nécessairement utilisée, est un déni pratico-pratique du droit d’association et du droit de grève, ce qu’a reconnu l’officielle Commission des droits de la personne et de la jeunesse du Québec (Radio-Canada,
La commission des droits de la personne condamne la loi 78, 19/07/12).
 
Pouvait-on qualifier d’irréaliste leur décision prise à l’encontre de toutes les associations de cégeps et de plusieurs associations universitaires ?


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La résilience étudiante interpelle les partis

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Une première « assemblée des casseroles » dans
Hochelaga-Maisonneuve


 

Une centaine de personnes, de tous les âges et avec équilibre des genres, se sont réunies durant plus de deux heures pour former le « comité des casseroles » d’Hochelaga-Maisonneuve.  La prise de parole fut très large autant pour les femmes que pour les hommes.  On a pu constater une grande diversité des motivations, de l’aménagement du quartier jusqu’à la lutte contre le néolibéralisme en passant les politiques du gouvernement Charest… et le gouvernement Charest lui-même, sans oublier les revendications étudiantes et, bien sûr, la loi matraque.  Le sujet qui a cependant retenu le plus d’attention fut le thème de la grève sociale, tellement qu’un des cinq comités formés porte sur ce thème. 
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Une première réunion

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Grève étudiante du Québec
Le gouvernement rompt les négociations



À aucun moment durant ses négociations qui ont duré quatre jours, le gouvernement Libéral n’a voulu ni remettre en question un tant soit peu son cadre financier ni discuter d’une remise en question de quelque élément que ce soit de sa loi matraque.  Il a bien voulu envisager une baisse marginale des frais de scolarité mais il aurait fallu qu’elle soit financée par une baisse concomitante des crédits d’impôt applicables aux frais de scolarité.  C’était prendre d’une main pour donner de l’autre.
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Le gouvernement rompt les négos

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Grève étudiante
Une heureuse initiative

 

Ce soir, dans Hochelaga-Maisonneuve, nous étions quelques centaines à avoir pris la rue, sans compter ceux et celles restés sur les places et sortant sur les balcons et les trottoirs.  Ce qu’il y avait de nouveau, cependant, c’est un tract distribué par un groupe de jeunes invitant à une « assemblée des casseroles ». Quelque soit les chances d’aboutir d’une telle initiative, c’est tout à fait la chose à faire maintenant.  On ne peut qu’espérer que de telles initiatives se prennent ailleurs et qu’elles vont éventuellement se coordonner. 
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Une heureuse initiative

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Loi matraque contre toute la société québécoise
Pour le 22 mai, grève sociale de 24 heures… ou plus

 

On voit cependant mal comment même une super manifestation — il y en a déjà eu une de 200 000 le 22 mars sans compter celle du Jour de la Terre de 250 000 le 22 avril — changera le rapport de forces ni non plus quelle type de désobéissance civile par des groupes de commandos, même de quelques milliers, pourrait le faire sans provoquer une escalade de la répression et de la judiciarisation qui ne mènera nulle part.  Dans tout ce brouhaha, le sujet tabou de la grève sociale n’a pas été invoqué jusqu’ici… surtout pas par les directions syndicales.  Elles ont bien promis d’être de la manif du 22 mai, un jour de semaine propice à la présence des grévistes mais non des syndiqués.  Pour cela, profitant du grand émoi de l’heure, il faudrait un appel à la grève sociale dont la direction de la CSN a le mandat d’organiser depuis deux ans.

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Loi matraque contre toute la société québécoise

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Un mouvement des Indignées bloqué dans les lieux de travail

 

Le 15 mai marque l’anniversaire du début du Mouvements des Indignées en Espagne, héritier du Mouvement des places du printemps arabe et matrice de celui européen et, par la suite, étasunien et canado/québécois l’automne suivant sous le nom de Occupy/Occupons.  Cette fin de semaine, des milliers de personnes commémorent ce mouvement en réinvestissant tous ces lieux symboliques occupés il y a quelques mois… et au Québec en le prolongeant par la grève étudiante.
L’article d’Esther Vivas ci-joint en démontre la portée et les limites.  Si ce mouvement a démontré le début du commencement de la fin de la passivité apeurée de la majorité silencieuse, il n’a pas encore réussi à pénétrer le saint des saints de la machine à profits, soit les lieux de travail… mais non, au Québec, les lieux d’étude.  D’où son reflux suite à son incapacité à se transformer, pour l’instant, en mouvement gréviste de grande ampleur.  C’est la raison d’être, au Québec, de l’impasse actuelle de la grève étudiante.

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Priorités
Le 15 mai

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Le temps de la grève sociale est arrivé
À Québec solidaire de prendre l’initiative d’y inviter

 


La rupture fallacieuse des négociations avec les fédérations étudiantes démontre on ne peut plus clairement que le gouvernement Libéral ne veut rien concéder.  Le prétexte de la dite violence se retourne contre le gouvernement suite à la claire mise au point de la CLASSE distinguant l’atteinte à la personne de l’atteinte à la propriété et de la légitime défense et tout en préservant son mode de décision démocratique.  Tant la résilience gréviste que la capacité de riposte dans la rue maintiennent l’unité des fédérations tout en redonnant à la CLASSE son rôle central.  Quelques écoles secondaires ont déclenché une grève de quelques jours.  Reste que plus de deux mois de grève proactive par le tiers du milieu étudiant post-secondaire n’a pas suffi pour tout simplement préserver le statu quo, car le gel des frais de scolarité, ce n’est que ça.

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Le temps de la grève sociale est arrivé

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Cap sur l’indépendance ignore Occupons Montréal

 

Samedi, le 29 octobre, dans le quartier des affaires et commercial du centre-ouest de Montréal, avaient lieu à peu près en même temps une manifestation de la coalition
Cap sur l’indépendance et d’Occupons Montréal.  L’ordre de grandeur de participation était le même pour chacune, soit entre deux et trois milles pour la première et entre mille et deux milles pour la seconde, et non le « quelques centaines » de certains médias.  La composition sociale, cependant, différait sauf pour l’équilibre des genres partout à peu près satisfaisante : plus d’âge mûr et francophone pour la première, plus jeune et cosmopolite pour la seconde avec une très nette prédominance du français pour la conduite de la manif et les slogans et des affiches bilingues.  Une fois, le départ pris, l’enthousiasme des manifestantes ne s’est pas faite attendre dans l’une comme dans l’autre manif malgré l’absence de feuilles de slogans et de camions haut-parleur.


Pour voir l’album de photos : 29 octobre 2011

Pour lire le texte complet :
Cap sur l'indépendance et Occupons Montréal

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Le renforcement de l’Autorité palestinienne n’équivaut pas au renforcement de la cause du peuple palestinien

La prise de position de Palestiniens et Juifs unis (PAJU) au sujet de la reconnaissance d’un État palestinien par l’ONU, publiée par L’Aut’Journal et reproduite ci-après, a pu surprendre tant les reportages des grands médias avait donné l’impression que la seule possibilité progressiste était l’appui à cette reconnaissance contre la volonté étasunienne (et canadienne).  C’était oublié que la raison première de l’apparente audace de l’Autorité palestinienne était le changement de rapport de forces entre les grandes puissances impérialistes et les plus importants pays émergents et pays arabes et non une percée de la lutte tenace du peuple palestinien.  La clef de toute cette affaire, c’est l’affaiblissement économique, financier et militaire des ÉU (et de son allié canadien) suite à la crise économique, à l’enlisement afghan et iraquien et au printemps arabe.

Pour lire le texte complet :

Palestine

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Hugo Blanco sur TIPNIS
Dernièrement la Bolivie a fait parler d’elle à cause d’un conflit du gouvernement Morales avec des communautés aborigènes luttant contre la construction d’une route à travers un territoire écologique et aborigène, dit TIPNIS.  Ce conflit divise la gauche.  Je partage l’avis du vétéran militant des luttes paysannes et indigènes du Pérou, Hugo Blanco.  
Pour lire le texte complet :

Hugo Blanco

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Occupons-Montréal, espoir ou illusion

Le mouvement « 
Occupy Wall Street » dont la répression policière de la fin de semaine passée a causé une notoriété mondiale, ce qui lui a valu un grand éventail d’appui, particulièrement du mouvement syndical étasunien (http://socialistworker.org/2011/10/05/against-wall-street ), a été à l’initiative cette après-midi à New-York d’une manifestation d’au moins 10 000 personnes dont un fort contingent syndical (http://www.nydailynews.com/ny_local/2011/10/05/2011-10-05_occupy_wall_street_protests_unions_join_epic_march_in_downtown_manhattan.html?r=news/national )

Même le super-spéculateur multi-milliardaire George Soros et le président de la Banque centrale étasunienne disent sympathiser avec ce mouvement des indignés nord-américains qui essaime dans toutes les grandes villes des ÉU, du Canada et du Québec dont Montréal.  C’est dire sa force d’attraction qui va chercher une colère latente qui ne trouve pas de débouchés institutionnels… d’où l’effort concomitant de récupération qu’il génère pour compenser une inefficace répression qui jette plutôt de l’huile sur le feu.  La réalité de l’une et la possibilité de l’autre proviennent de sa puissante affirmation antilibérale, particulièrement anti-finance, combinée à un refus/incapacité de programme politique et de stratégie alternatifs.  Il s’agit donc d’un international potentiel anti-système et non pas d’un national front « 24 septembre » pour une revendication spécifique telle une enquête publique sur la corruption.  Essayons cette nouvelle approche pour voir… et participons-y.    

Le prochain rendez-vous semble être celui du 15 octobre, un
tous et toutes ensemble contre la finance – « la résistance aux abus de la finance » de proclamer Occupons-Montréal (http://occupymontreal.tk/ ).  À Montréal, une première assemblée générale du mouvement « Occupons Montréal – Occupy Montreal » a eu lieu le 1er octobre et une deuxième a lieu en ce moment (5 octobre au soir).  Tranquillement, l’usage du français semble vouloir prédominer.  Ouf ! Une déclaration de principes a été votée proclamant une « discipline non-violente », l’unité du message, sans préciser lequel, déclarant la police comme des « alliés potentiels » (sic) et se revendiquant de la « démocratie directe » — des intervenants font même le lien avec la Commune de 1871 et la révolution d’Octobre.  Le site web est super ouvert aux commentaires (chat, forum…), contrastant avec la fermeture des sites de gauche tels celui de Québec solidaire, de L’Aut`Journal et Presse-toi-à-gauche.

Rendez-vous donc le 15 octobre partout aux ÉU, au Canada et au Québec.  Comme disait Napoléon : « 
On plonge et puis on voit ».         

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De la déconfiture syndicale à l’absurde politique de gauche
 
Pendant que le gouvernement Harper impose une convention collective au Syndicat des postiers laquelle sera inférieure aux offres patronales, la nouvelle chef intérimaire du NPD confond fédéralisme et indépendantisme.  Pendant que la majorité antilibérale de Québec solidaire vote un programme condamnant les marchés et les taxes carbone, la direction du parti le cache au grand public tout en restant coite quand le gouvernement champion du Plan Nord et des gaz de schiste s’en réclame sous les applaudissements des ténors des ONG de l’environnement.   

Pour lire le texte complet :

deconfiture et entrevue


 

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Toute une journée, ce 6 juin 2011 !
Le parti Conservateur a-t-il le rapport de force pour foncer ainsi droit devant ?  C’est la conclusion de la grève des postiers qui a atterri aujourd’hui à Montréal qui le dira.  Elle testera le rapport de forces entre le prolétariat canadien et le gouvernement Conservateur.  Comme si on en avait pas plein les bras à digérer les événements fédéraux, voici qu’« un tremblement de terre qui risque de devenir un tsunami » (Bernard Landry, Presse canadienne, Crise au PQ: Landry y voit un tremblement de terre, Métro, 6/06/11) éclate à Québec… mais provenant directement de la scène fédérale, de cette vague orange qui avait réduit à néant le simulacre de stratégie péquiste vers la souveraineté en réduisant de moitié les forces institutionnelles de l’alliance PQ-Bloc. 
Pour lire le texte complet :

Toute une journée


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La lutte citoyenne contre les gaz à effet de serre (GES) au Québec
Le mouvement pour un moratoire contre les gaz de schiste et Mobilisation Turcot

En moins d’un an, le Québec a connu deux épisodes de climat extrême soit les grandes tempêtes au Bas St-Laurent et en Gaspésie cet hiver et maintenant un super-débordement du Richelieu qui n’en finit plus.  Des épisodes bien plus graves se sont produits dans la dernière année non seulement au Pakistan, en Russie et en Chine mais aussi en Colombie britannique et dans les Prairies canadiennes et états-uniennes.  Voilà que dorénavant la perte de contrôle du climat risque de se combiner à celle du nucléaire suite au tremblement de terre et au tsunami japonais.

Pour lire le
texte complet :

GES - mobilisation

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Les élections 2011 au Canada
Un tsunami ?
Au Canada, la poussée phénoménale du NPD au Québec, SI ELLE SE CONFIRME, sera-t-elle assez forte pour se propager à l’Ontario, où elle a commencé, mais pas seulement au détriment des Libéraux mais aussi des Conservateurs ?
Au Québec, cette poussée sera-t-elle assez forte, principalement dans la région de Québec et du Saguenay-Lac-St-Jean, pour non seulement damer le pion au Bloc à l’avantage des Conservateurs mais pour battre les Conservateurs ?
Pour votre information, je vous envoie le sondage complet Ekos :
http://www.ekospolitics.com/wp-content/uploads/full_report_april_25_2011.pdf
full_report_april_25_2011

Pour lire le texte complet :

Les élections 2011 au Canada

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Samedi, le 12 mars 2011,
manifestations « barouds d’honneur » à Madison, Wisconsin, et à Montréal

Dans les deux cas, la manifestation est appelée par le mouvement syndical contre leurs gouvernements étatique et national respectifs. Au Québec, la raison en est l’opposition à la politique fiscale de tarification et à celle budgétaire d’austérité. Au Wisconsin, anticipant les lendemains qui déchantent au Canada et au Québec, s’ajoute le rejet de la casse des syndicats du secteur public. Dans les deux cas, un même baroud d’honneur de directions syndicales qui ont jeté la serviette pour maintenir jusqu’à l’absurde leur politique de collaboration de classe dit « partenariat » aux ÉU et « concertation » au Québec.



Pour lire le
texte complet :

Il est maintenant temps de se battre

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14 septembre 2010

Un automne chaud ?


Le plus important syndicat du Front commun de l'Outaouais, le Syndicat des
travailleuses eet des travailleurs de la santé de Gatineau (STTSG) -- et non
pas ... des services généraux comme je l'avais nommé dans mon texte envoyé
le 13 août -- a rejeté l'entente gouvernement -- Front commun à 88% (800
votants sur 2400 membres) tandis que le Syndicat des Employé(e)s du Centre
Hospitalier de l'Université de Montréal (SECHUM), le plus important syndicat
fu Front commun de la région de Montréal -- je crois -- l'a aussi rejeté à
88% (1200 votants sur 4500 membres).  Se pourrait-il que la majorité du
Front commum, du moins de la FSSS, rejette l'entente ?

Pour lire le texte complet :
Un automne chaud

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25 avril 2010

Le projet de loi Libéral (94) pour « le visage découvert »
Ni approbation, ni croisade mais un regret et une critique

La raison d’être du bref projet de loi 94 est une réaction à la va-vite à l’
émoi provoqué par le renvoi par deux fois, pour incapacité de communication,
d’une femme d’origine maghrébine dont le visage était voilé, sauf les yeux,
d’un cours de francisation. L’émoi combine un mélange inextricable de
réaction islamophobe et de révulsion progressiste.  Il n’y a cependant rien
de pire que l’instrumentalisation perverse des chartes et des grands
principes, dont l’égalité femme-homme et la laïcité, par la droite, en
particulier par la droite réactionnaire.

Pour lire le texte complet : Projet de loi

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6 avril 2010

Manifestation contre la hausse des tarifs et des taxes du
1er avril à Montréal

Début d’un mouvement gréviste ou baroud d’honneur ?


Plus de 10 000 personnes — groupes de femmes, de défense des droits, syndicats et surtout des association étudiantes en grève — rejettent le budget Libéral qui rejette les derniers vestiges de la fiscalité progressive. Est-ce le commencement de quelque chose, quelque chose comme un mouvement de grèves, des occupations et des blocages, ou un simple baroud d'honneur ?

Un pareil budget fait apparaître les inacceptables offres gouvernementales — 7% sur 5 ans tout compris — comme une concession : «
“Quand nous avons fait nos offres aux syndicats, on évaluait à ce moment-là notre taux de croissance à 3,2 % alors que maintenant, notre taux de croissance a été revu à 2,9 % et nous maintenons quand même notre offre salariale”, a déclaré la présidente du Conseil du trésor. » (Le Devoir,1er avril 2010)".

Malgré cette très prévisible claque en pleine face et sans aucun plan de mobilisation pouvant leur donner un rapport de forces, les directions syndicales ont négocié même durant les vacances de Pâques et continuent de le faire. Dans quel camp sont les directions syndicales ? Elles ont déjà renoncé à leurs revendications. De déclarer au Devoir (20 mars 2010), le président de la CSQ «
que ses membres étaient réalistes et qu'aucun d'entre eux “ne croit qu'on va régler sur nos demandes initiales” ».

De toute évidence, les directions syndicales sont prêtes à régler sur la base des offres gouvernementales plus quelques peccadilles. Le gouvernement Libéral a intérêt à une entente signée, au lieu d'une loi spéciale comme en 2005, pour assurer la solidité de la paix sociale garantissant le succès d'une nouvelle vague de privatisations.

La difficulté pour les directions syndicales réside dans le maintien de leur crédibilité auprès de leur base laquelle ne pourrait venir que d'une entente rapide, avant toute escalade de mobilisation, apparaissant sauver les meubles vis-à-vis un budget catastrophique. Elles croient ce tour de force possible en maintenant le statu-quo des conditions de travail — d'où l'astuce gouvernementale d'enrager la FIIQ pour mieux ensuite reculer — tout en augmentant marginalement les salaires nominaux.

Les hautes directions syndicales et leurs appareils apparaissent pour ce qu'elles sont : une couche bureaucratique et privilégiée, cheval de Troie au sein de la base syndicale. Prise entre deux feux, cette couche est menacée à tout moment soit d'être sacrifiée par la bourgeoisie si elle perd son utilité de faire avaler des couleuvres à la base syndicale, soit d'être
flushée par sa base si celle-ci ne lui trouve plus aucune utilité.

À l'image de la détermination du syndicat des chargées de cours de l'Université de Montréal qui résiste jusqu’ici à des pressions multiples, on peut espérer une détermination similaire du quasi demi-million de syndiquées du secteur public — le succès des deux manifs du 20 mars et du 1er avril le laisse présager — à refuser une offre pourrie que leurs directions auront la sagesse de ne pas leur présenter.

Restera à enfin passer aux choses sérieuses soit une escalade vers une grève générale du secteur public soutenue activement par le peuple québécois suffisamment organisée — l'actuelle coalition contre les tarifs en est un bon départ — pour ajouter un plan de relance anti-crises économique et écologique financé par une réforme fiscale à l’avenant.

C’est sur ces points qu’on attend une contribution déterminante de Québec solidaire et non pas une campagne pré-budgétaire ayant abandonné tout plan de relance et un tract distribué à la manif du 20 mars qui refusait, en diapason avec les directions syndicales, de reprendre la revendication rassembleuse de «
11.25% sur trois ans » tout en expliquant la nécessité d’un mouvement gréviste. (Cette campagne et ses diffusions de tract sont tout de même un début de commencement de rupture avec l’électoralisme en autant qu'il y ait une suite des choses.)

La direction de Québec solidaire a un rendez-vous avec la base syndicale et le peuple québécois, et non pas avec les appareils syndicaux. Sera-t-elle au rendez-vous ?

Marc Bonhomme

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25 mars 2010

Les résolutions de Québec solidaire sur la laïcité et le voile à la lumière du projet de loi Libéral

Les résolutions programmatiques votées au congrès de novembre 2009 de Québec solidaire on enfin été publiées à la mi-mars 2010 mais seulement sur l’Intranet du parti. Pourquoi ce retard et cette réserve ? Passons. Le bon côté de ce retard est de pouvoir jeter un regard neuf sur ces résolutions, particulièrement celles concernant le « 
modèle de laïcité » et le « port de signes religieux par les agent-e-s de l’État » lesquelles ont fait l’objet d’âpres débats avant, pendant et après le congrès jusqu’à et y compris le projet de loi 94 déposé par le parti Libéral. (Voir l’annexe pour le libellé des résolutions)

À relire aujourd’hui ces résolutions, je reste convaincu de l’équilibre de la première proposition entre la laïcité de l’État et le droit d’expression religieuse bien que la définition de la laïcité comme simple neutralité entre les religions me paraît réductrice en ce sens qu’elle évacue la laïcité comme humanisme fondant une morale de liberté et d’égalité. Cette faiblesse ouvre la porte au concept communautariste de
laïcité ouverte soit le multireligionisme de l’État à la mode du cours « Éthique et culture religieuse ». Mais cette position d’équilibre est à mon avis suffisante pour passer à autre chose soit la lutte contre les crises économique et écologique et contre la guerre… et le racisme anti-musulman.

Je regrette, néanmoins, comme délégué au congrès, d’avoir approuvé la seconde résolution car le port du voile est avant tout « 
un signe de soumission de la femme » (la présidente du Comité du statut de la femme) et non pas une question de laïcité. Le rapport à la laïcité soulève quand même la question du port du voile par les employées de l’État et, parfois, par les usagères. Il en découle, à mon avis, une obligation de dénoncer le voile comme signe d’oppression de la femme mais sans recours à aucune pression législative, réglementaire ou autre, sauf dans les cas limites où des « motifs liés à la sécurité, à la communication ou à l'identification le justifient. » (projet de loi 94), étant donné que les femmes voilées sont des victimes qu’il ne faut pas isoler en les rejetant hors des espaces publiques. C’est pour cette raison que la position ultra-laïque du PQ « pour la laïcité tout court » au nom de la nationaliste identité québécoise est à rejeter.

La position du député de Québec solidaire d’« 
une campagne de sensibilisation et une offre des services de soutien social et juridique pour répondre aux besoins des femmes qui vivent des situations d'oppression découlant des pressions exercées par un milieu familial, communautaire ou religieux contraignant » (communiqué de presse, 24 mars 2010) me paraît être une solution raisonnable à ce dilemme à la quelle j’ajouterais pourtant la répression des violeurs, batteurs et harceleurs, qu’ils soient barbus fascisants ou non barbus démocratiques. Reste que la formulation de la résolution du congrès, soit la « rupture avec leur devoir de réserve » pour les agentes de l’État, m’apparaît moins claire que celle du projet de loi 94 et donc ouverte à toutes les interprétations comme « d'interdire le port de signes religieux aux détenteurs de postes d'autorité, tels les policiers, juges ou autres agents de la paix. » (Amir Khadir, idem) Cette restriction à la Bouchard-Taylor m’apparaît inutile. Il n’y a aucune raison qu’une policière ou juge voilée fasse moins bien son travail qu’un policier ou juge charismatique en cravate. C’est même plus transparent.

Marc Bonhomme, 25 mars 2010
www.marcbonhomme.com

Annexe :

Modèle de laïcité
a) Nous voulons vivre dans un Québec laïque qui consacre la séparation des institutions religieuses et de l’État.
b) Ainsi, Québec solidaire propose un modèle de laïcité conçu comme la combinaison de la neutralité des institutions publiques sur le plan des croyances (incluant le scepticisme et l’incroyance) avec la liberté, pour l’individu, d’exprimer ses propres convictions, dans un contexte favorisant l’échange et le dialogue.
c) Le processus de laïcisation des institutions du Québec n’est toujours pas terminé. L’avancement de ce processus dépend autant d’une politique d’État claire que d’une volonté de l’ensemble de la société d’établir sans concession et de façon définitive la neutralité de l’État sur le plan de la religion.
d) L'État étant laïque, les signes religieux ne sont pas admis dans les institutions publiques (ex. croix dans le salon de l'Assemblée nationale) ni les manifestations religieuses lors des activités institutionnelles (ex : prière lors d'une rencontre d'un conseil municipal).


Port de signes religieux par les agent-e-s de l’État
C’est l’État qui est laïque, pas les individus. Le port de signes religieux est accepté pour les usagers et les usagères des services offerts par l’État. En ce qui concerne les agents et les agentes de l’État, ces derniers peuvent en porter pourvu qu’ils ne servent pas d’instrument de prosélytisme et que le fait de les porter ne constitue pas en soi une rupture avec leur devoir de réserve. Le port de signes religieux peut également être restreint s’ils entravent l’exercice de la fonction ou contreviennent à des normes de sécurité.

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15 mars 2010


Proposition adoptée par l’Assemblée générale
du 15 mars de QS-Montréal


ATTENDU :

  • 1- Que depuis le fiasco du Sommet climatique de Copenhague qui a ouvert la porte au dénigrement du GIEC et suite à l’accalmie de la crise économique par la magie des 13 mille milliards $ de fonds publics mis à la disposition des banques et des monopoles de l’automobile créant d’importants déficits publics qu’utilise désormais le capital financier, sauvé de la noyade, pour faire chanter des gouvernements plus que condescendants, l’offensive néolibérale est repartie de plus belle ;
  • 2- Que la nébuleuse des Lucides, des économistes Montmarquette/Fortin jusqu’au porte-parole du capital financier québécois, Jacques Ménard, en passant par les politiciens Lucien Bouchard, Clément Gignac et Claude Bachand, se déchaîne pour faire du Québec une Alberta hydro-québécoise ;
  • 3- Que le gouvernement Libéral a fait sienne la « Révolution culturelle » des Lucides, dixit le ministre Bachand, en nommant les « quatre chevaliers de l’Apocalypse » comme conseillers et en ayant pour objectif budgétaire l’équilibre budgétaire à court terme par le moyen de coupures et des hausses de tarifs et de la TVQ ;
  • 4- Qu’abandonnant toute prétention social-démocrate, le PQ vient de se rallier armes et bagages à la « Révolution culturelle » Libérale en prétendant que les demandes syndicales du Front commun sont « un peu élevés » et que la hausse des tarifs est souhaitable tout en adoptant une orientation « création de richesse pour des Québécois [lesquels ?] plus riches » ;
  • 5- Que le SPQ-libre, à cause de son orientation de gauche devenue complètement incompatible avec la régulation totalement droitière du PQ, a été chassé du PQ et qu’il est dans l’intérêt de Québec solidaire de les rallier comme collectif syndical eu égard à l’importante faiblesse de notre plate-forme/programme face aux questions économiques, syndicales et du travail, du petit nombre de membres venant des syndicats et pour faire progresser l’unité politique de la gauche ;
  • 6- Qu’au delà de l’enjeu budgétaire, l’enjeu du Front commun est actuellement au cœur des contradictions sociales du Québec car de son échec dépend le succès du programme des Lucides, que de ce fait il est la cible principale du déchaînement du trio macabre PLQ/PQ/ADQ, que malgré la force structurelle du Front commun unissant 475 000 syndiquées, la stratégie de règlement rapide sans rapport de forces, que seul un mouvement gréviste peut créer, aboutira dans le mur ;
  • 7- Qu’il est impératif de démontrer dans la rue non seulement l’appui de Québec solidaire au Front commun et la « légitimité » de ses demandes mais d’appuyer explicitement le libellé de celles-ci, particulièrement l’augmentation salariale de « 11,25 % sur trois ans » et une « loi-cadre favorisant la conciliation famille et travail dans les milieux de travail qui s’appliquera à l’ensemble des salariés du Québec ».

IL EST RÉSOLU
  • A- Que Québec solidaire Montréal organise un blitz téléphonique, avec la collaboration des coordinations locales, appelant tous les membres de l’Île de Montréal à participer à la « grande manifestation » du Front commun du 20 mars prochain ;
  • B- Que le tract de Québec solidaire national dise clairement que Québec solidaire appuie la lutte et les revendications du Front commun, dont les principales seront explicitement nommées, tout en faisant le lien avec la campagne couragepolitique.org.
Marc Bonhomme,
bonmarc@videotron.ca

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23 février 2010


Fermetures des raffineries Shell-Montréal et Total-Dunkerque
Unité avec la bourgeoisie ou unité ouvrière combative ?

Pour faire face à la fermeture de la raffinerie de Shell-Montréal le premier
juin prochain, le syndicat a opté pour une stratégie de concertation.  Pour
faire face avec la fermeture de la raffinerie Total-Dunkerque (France), le
syndicat a opté pour la grève appuyée par des grèves de solidarité.
Évidemment, il faut tenir compte des conditions différentes de la situation
objective et des niveaux de mobilisation.  Reste que voilà deux stratégies
opposées.

Pour lire le texte complet : Fermetures

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1er mai 2009

L’état de l’économie mondiale
L’œil du cyclone




Dans son édition du 25 avril 2009, The Economist publiait un important
éditorial sous le titre de « Une étincelle d’espoir ? ».  Le point d’
interrogation est crucial.  Les commentateurs ont beau souligner de toutes
relatives bonnes nouvelles concernant l’économie mondiale, de dire The
Economist, la dégringolade n’est pas prête de finir et une longue stagnation
suivra.  Évidemment, la revue de la City ne saurait dépasser sa vision libre
marché du monde.  Cependant, comme les rapports de forces mondiaux ne sont
pas près de changer dans un proche avenir, ses pronostics risquent de coller
à la réalité.


Pour lire le
texte complet :

Cyclone

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28 février 2009

La crise de la Caisse de dépôt et de placement du Québec
Quand la direction de Québec solidaire
proposera-t-elle une solution de gauche ?




Comme le PQ, la direction de Québec solidaire (QS) fait de la surenchère avec la crise de la CDPQ.  Tous deux ont tort de laisser entendre que la Caisse ne se souciait plus des intérêts de Québec Inc.. La Caisse s'était tout simplement ajustée à la nouvelle donne d'un Québec Inc. mondialisé (et
canadianisé) aux prises avec un défi fiscal imposé de « déficit zéro » bi-partisan comme on dit aux ÉU.  QS, constatant dans un premier temps qu'
elle exigeait la même chose que le PQ, soit la comparution des responsables politiques à une commission parlementaire et pas seulement des responsables de la Caisse, elle en a rajouté deux jours plus tard en exigeant cette fois une commission d'enquête publique en sus de la commission parlementaire.
Cependant, dans aucun des deux communiqués de presse n'est-il question d'une solution, pas plus que le PQ n'en a une.  Pourtant, le plan anti-crise de la direction de QS met de l'avant une solution implicite soit le renflouement volontaire de la Caisse par ses cotisants, le prolétariat québécois, pour soutenir un capitalisme québécois vert et social.

Pour lire le texte complet :
La crise de la Caisse de dépôt et de placement du Québec

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11 février 2009

La gauche québécoise refuse de combattre le racisme

En début de semaine, après la manifestation de 175 personnes à Montréal-Nord de dimanche dernier, le ministre de la Sécurité publique du Québec a confirmé qu’il ne paiera pas des avocats pour soutenir les deux jeunes hommes sérieusement blessés par un policier de la ville de Montréal. Seul la famille Villanueva aura droit à un avocat alors que les policiers impliqués auront droit au soutien de six avocats chevronnés payés par les deniers publics. Même le journal La Presse n’est pas d’accord et se voit contraint, les deux pieds sur le frein, à critiquer le ministre Libéral. Rappelons que les trois victimes policières, un mort et deux blessés, appartiennent à des communautés culturelles et viennent d’un quartier où prévaut chômage et pauvreté.

Si le ministre a confirmé sa décision le lendemain de la manifestation, c’est qu’il a conclu que le niveau de mobilisation n’était pas menaçant. Si la manifestation a été modeste, c’est que centrales syndicales, organisations populaires et Québec solidaire étaient aux abonnés absents. Personne ne s’attendait à une présence des trois partis néolibéraux PLQ, PQ et ADQ dont la fibre identitaire « Québécois de souche » est bien tendue et s’est clairement fait entendre dans le cadre de la Commission Bouchard-Taylor… dont Québec solidaire a appuyé les conclusions libérales et communautaristes.

Pourtant les événements de Montréal-Nord ne sont pas une affaire locale ou régionale. En tant qu’équivalent québécois de la révolte des banlieues françaises, toutes proportions gardées, ils mettent sur la sellette non seulement les rapports tant sociaux que nationaux au sein de la nation québécoise mais aussi les rapports nationaux au sein de la gauche québécoise. Ni dans les services publics et dans la fonction publique québécois, ni dans sa gauche militante, les communautés culturelles de couleur ne sont représentées au prorata de leur importance démographique, tant s’en faut, et encore moins dans les directions correspondantes.

Ce divorce est le maillon faible du rapport de forces tant de la nation québécoise dans sa lutte pour l’indépendance que celui de la gauche dans sa lutte pour la justice sociale. Ce ne sont pas des déclarations sirupeuses sans mobilisations qui seront en mesure de laver cette souillure de capitulation au racisme gouvernemental.

Marc Bonhomme, 11 février 2009  

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8 février 2009

Manifestation en soutien à la famille Villanueva
Un baume rafraîchissant dans le désert social

Voir les photos en suivant ce lien :
http://www.marcbonhomme.com/page11/page26/page26.html

Il y avait environ 175 personnes à la manifestation d'aujourd'hui (7/02/09) pour demander justice pour le meurtre policier du jeune  Freddy Villanueva en août 2008 à Montréal-Nord.  Rappelons que l'enquête policière — la police qui fait enquête sur la police — a blanchi les policiers responsables.  L'enquête publique, déjà lestée par le résultat de l'enquête policière, est en plus plombée par le refus gouvernemental, après avoir promis le contraire, de défrayer le coût des avocats des familles des victimes, sauf pour les Villanueva, alors que l'est celui de tous les policiers impliqués, soit les frais de six avocats.  En solidarité, la famille Villanueva a décidé de boycotter l'enquête tant que les deux côtés ne seront pas traités de la même façon. 
Cette attitude digne est un baume rafraîchissant dans le désert québécois (et canadien) de la riposte sociale contre les crises économique et écologique — frappant contraste avec la France et l'Europe en général — où syndicats, organisations populaires et le seul parti de gauche ont déserté la rue en faveur d'un stérile parlementarisme — le crétinisme parlementaire disait Lénine.  La guerre économique des banques, sauvées à coups de centaines de milliards, n'est-elle pas aussi dévastatrice, intolérable et même meurtrière que le massacre de Gaza ?  Où étaient toutes ces organisations cet après-midi : ni vu ni connu.  Pourtant l'affaire de Montréal-Nord est l'équivalent à notre échelle, en termes économique comme en termes national, de la révolte des banlieues françaises.  Allons-nous laisser à une seule personne, et à ses quelques amis, la charge de la lutte contre la pauvreté dans la rue en campant devant le Parlement ?  Allons-nous laisser à une seule famille, et à une petite organisation de quartier qui fait son possible, soutenue par quelques conséquents groupuscules de l'extrême gauche, la lutte pour la justice et pour la démocratie ?          Marc Bonhomme, 8 février 2009

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11 janvier 2009



Mobilisation contre la guerre génocidaire
L’enjeu n’est pas qu’humanitaire, il est politique

La spécificité de cette guerre est politique. Elle est au cœur de la stratégie impérialiste de la guerre permanente contre le terrorisme dont la présidence Obama veut déplacer l'axe en Afghanistan. Surtout elle incarne la nouvelle idéologie du « choc des civilisations » qui remplace l'anti-communisme. Non seulement Israël se conçoit-elle comme le bastion de l'Occident contre la prétendue barbarie arabo-musulmane mais il est le porte-avion militaire de l'impérialisme au Moyen-Orient, le cancer qui fige les rapports sociaux et politiques au sein du monde arabo-musulman. Il n'est pas exagéré de dire que la question palestinienne est la clef de voûte de l'échafaudage de la domination impérialiste du monde. C'est pour cela qu'elle est si importante, qu'elle soulève tant d'émotions, qu'elle mobilise tant. Ajoutons-y la sensibilité du peuple québécois à toute lutte de libération nationale.

Pour lire le texte complet :
Mobilisation

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1er janvier 2009



Pour arrêter la guerre génocidaire contre Gaza,
S’impose une grande manifestation syndicale-populaire

Soyons clairs dès le départ : la guerre contre Gaza est génocidaire même si
c’est un génocide à feu lent qui nécessite des manœuvres tactiques à cause
des feux de la rampe médiatiques.  Cependant, à l’heure actuelle, les
journalistes y sont interdits.  Heureusement que la sophistication des
moyens modernes de communication et la centralité géopolitique de la
Palestine interdisent l’isolement politique à la Rwanda.  Si on admet que
cette guerre est génocidaire, on ne peut se satisfaire d’un baroud d’honneur
de quelques centaines de personnes et puis en revenir aux pétitions et
petites manifs rituels d’antan.

Pour lire le texte complet :
Pour arrêter la guerre génocidaire contre Gaza

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27 décembre 2008

L’urgence d’une mobilisation générale contre la guerre
génocidaire d’Israël contre le peuple palestinien


Nous étions, hier le 26 décembre, une quinzaine de militants et militantes
de PAJU à tenir une vigie réclamant le boycott des librairies
Indigo/Chapters, la plus grande chaîne canadienne-anglaise, dont les
propriétaires soutiennent financièrement une légion étrangère au sein de l’
armée israélienne.  C’est remarquable à son échelle mais totalement
inadéquat pour stopper une guerre génocidaire.  Il faut un appel à une
grande manifestation non seulement des organisations pro-palestiniennes
québécoises et canadiennes, qui n’ont malheureusement pas l’audience
suffisante, mais surtout de la gauche politique et sociale, Québec solidaire
et NPD, FTQ, CSN, CSQ… et CTC.


Pour lire le texte complet :
blocus

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26 décembre 2008

Christian Montmarquette a visé dans le mil…
mais où était Québec solidaire ?

À Noël, le militant anti-pauvreté, Christian Montmarquette, a tenu une
vigile à la fois solitaire et solidaire devant l’édifice du Parlement à
Québec pour revendiquer l’augmentation de la prestation de base de sécurité
de revenu de 575 $ par mois, à laquelle ont droit les dit « aptes au
travail » vivant seuls, à 881 $ par mois à laquelle les dit « inaptes » ont
droit.  Cette revendication est conforme avec la plate-forme électorale de
Québec solidaire dont il est membre fondateur comme il le souligne.

Pour lire le texte complet :
Montmarquette

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17 décembre 2008



Du Québec Libéral à la Terre-Neuve des Conservateurs
De l’aide aux monopoles de la forêt à leur expropriation

Aujourd’hui, le 17 décembre 2008, le gouvernement Libéral du Québec annonce
un nouveau programme de prêts et de garanties de prêts qui seront accordés
aux entreprises par Investissement Québec, lequel s’ajoute au programme
similaire de 2006 de trois quarts de milliard $ destiné spécifiquement à l’
industrie de la forêt (PSIF) qui sera bientôt complété par une aide fédérale
à ce même secteur.  Parmi les monopoles de la forêt qui sont les principaux
bénéficiaires de ce soutien, on compte la compagnie Abitibi-Bowater. Hier,
le 16 décembre 2008, le gouvernement Conservateur de Terre-Neuve annonçait l
’expropriation de cette transnationale étasunienne de tous ses droits sur la
forêt et les rivières de Terre-Neuve de même que de ses trois centrales
hydro-électriques.

Pour lire le texte complet :

Libéral_Conservateurs

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11 décembre 2008



Après six jours d’occupation de leur usine
Victoire des syndiqués de Chicago

Environ 250 travailleurs et travailleuses, à 85% d’origine latino et les autres surtout afro-américains, ont occupé du vendredi le 5 décembre au mercredi le 10, une usine de portes et fenêtres de Chicago qui avait cessé ses activités le même jour. Ils exigeaient 1.5 millions $ d’arrérages de payes de séparation et de vacances qui leur sont dus et le respect de l’avis légal de 60 jours avant fermeture, qui cependant n’est pas sans faille, et non les trois jours d’avis qui visaient à les prendre par surprise pour éviter toute riposte alors que la compagnie savait depuis la mi-octobre qu’elle allait fermer.

Pour lire le texte complet :

Occupation

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4 décembre 2008

La crise politique canadienne
Mobilisations oui, soutien à la Coalition non


Le mouvement syndical canadien et québécois se mobilise dans la rue pour
soutenir la Coalition PLQ/NPD/Bloc.  La direction de Québec solidaire appuie
cette Coalition.  On se retrouve donc avec le même débat que durant la
campagne électorale fédérale la consigne de vote en moins mais la campagne
électorale québécoise en plus.  La double réponse prolétarienne était alors
la stratégique mobilisation dans la rue sur la base de nos propres
revendications et la tactique consigne de vote de battre les partis de la
bourgeoisie, Conservateurs et Libéraux. Le présent débat offre un enjeu qui
n’est pas fondamentalement différent.


Pour lire le texte complet :

Crise politique

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23 mars 2008

25 $ contre la 25

Il vaut la peine de répondre positivement à la collecte de fonds de Greenpeace/Équiterre/CRE-Montréal contre le prolongement de l'autoroute 25 par le lien
http://www.25contrela25.org/index.php?id=1003 . On remarquera la pertinence des « 10 raisons d’être contre le prolongement de l’autoroute 25 » (voir ci-bas). Ce ne sont pas les « Livre vert » et autres « Plan de lutte contre l'effet de serre » qui révèlent si un gouvernement a opté ou non pour le développement durable. Au Québec, l'interdiction de tout nouveau projet autoroutier en donnera le signal tout comme le moratoire sur le développement des sables bitumineux le sera pour le Canada.

Pour lire le texte complet :25 $ contre la 25

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4 mars 2008

540 travailleuses envoyées à la rue
Interdire les fermetures d’usines
de compagnies rentables


« 
L'entreprise américaine Men's Wearhouse a annoncé, lundi, la fermeture de son usine Golden Brand de Montréal en juillet prochain. Plus de 540 travailleurs se retrouveront alors sans emploi. L'entreprise américaine qui possède, entre autres, les 116 boutiques de vêtements Moores au Canada, évoque la valeur élevée du dollar canadien et les importations de vêtements d'Asie et d'ailleurs pour justifier cette fermeture. » (Radio-Canada) Cette fois-ci, les victimes sont surtout des femmes immigrantes ou néo-québécoises.

Voilà un cas typique s'il en est de fermeture d'usine due à la fois à la mondialisation capitaliste encadrée par l'OMC (la concurrence asiatique, la porosité des frontières aux importations), à l'ALÉNA (la totale liberté des capitaux étasuniens d'investir et de se désinvestir du Canada) et à la crise économique maintenant bien installée aux ÉU, ce qui entraîne la dévaluation du dollar étasunien d'où l'exportation de la crise chez les partenaires commerciaux dont le Canada et le Québec. Avec le Canada qui vient lui aussi de pénétrer dans la crise économique avec une décroissance du PIB de presque 1% en décembre. (Quotidien de Statistique Canada, 3 mars 2008) malgré que la demande intérieure semble continuer d'être soutenue — mais c'est une question de temps qu'elle suive la tendance à la baisse des exportations —, ces fermetures vont devenir monnaie courante.

Pour lire le texte complet :
540 travaileuses

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21 janvier 2008

La bande de Gaza :
un camp de
concentration à ciel ouvert

La bande de Gaza, où vivent extrêmement entassés 1.5 million de personnes n’est plus un « bantoustan » comme on l’a souvent dit car un bantoustan est une réserve de main d’œuvre. Or on n’y laisse plus sortir personne pour aller travailler en Israël. La bande de Gaza n’est pas non plus une prison car le geôlier ni n’assassine ni ne tir au canon sur sa propre prison. Elle est devenue un camp de concentration où l’armée israélienne fait du tir à la cible et du bulldozage. Comme on n’y meurt pas assez vite, et que par ténacité nationale on n’en fuit pas vers l’Égypte ou ailleurs où on ne trouverait que la misère des camps et l’humiliation de l’exil, le gouvernement sioniste a décidé d’employer à fond l’arme de la faim, de la maladie et du froid (voir ci-bas). Ce n’est pas l’Holocauste mais on s’en rapproche.

Pour lire le texte complet :

La bande de Gaza

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8 septembre 2007

La grève/lock-out du cimetière Notre-Dame de Montréal
Un conflit oublié… à tort




Il a fallu que je sorte de ma bulle estivale et que je sois sensibilisé par un éditorial de Jean-Robert Sansfaçon du 30 août dans Le Devoir — une fois n’est pas coutume — pour que je réalise les enjeux cruciaux posés par la grève/lock-out du cimetière Notre-Dame de Montréal en cours depuis le 16 mai dernier. Sauf erreur, ce conflit est de par sa longueur et malgré la relative modestie du nombre de personnes impliquées, 129 dont 72 employés saisonniers, un des plus importants de l’heure au Québec sinon le plus important en termes de jours-travail perdus après le lock-out concernant le Journal de Québec. Plusieurs de ses enjeux ne sont pas banales, tant s’en faut. « 
[I]l y a le passage à la semaine de 32 heures au lieu de 37,5 heures réparties sur quatre jours sans baisse de salaire, la retraite à 60 ans sans pénalité, l'interdiction de la sous-traitance même pour les gros travaux de paysagement ainsi qu'un minimum de 36 semaines de travail par année au lieu de 26 semaines pour les salariés saisonniers… »

Chacun de ses enjeux, particulièrement les revendications de la diminution du temps de travail, mériterait toute la solidarité agissante du mouvement syndical et populaire, de même que de la gauche politique. À elle seule, « 
la semaine de 32 heures au lieu de 37,5 heures réparties sur quatre jours sans baisse de salaire » annonce un changement de paradigme. Elle est LA revendication anti-capitaliste essentielle pour éliminer inégalités et pauvreté en s’attaquant à sa racine, le chômage, plaie inhérente du capitalisme pour contrôler le prolétariat. Aujourd’hui, on se rend de plus en plus compte qu’elle est aussi LA revendication écologique essentielle en substituant le temps libre de la politique et de la création au consumérisme de masse, piège dans lequel le mouvement syndical de l’après Deuxième guerre mondiale s’était laissé prendre au lieu de renverser le capitalisme dans des pays impérialistes clefs, particulièrement en France et en Italie où la situation était mûre.

Cette revendication renoue après plus d’un demi-siècle avec le « 32 heures payées 40 » du syndicalisme radical des années 30 et 40. Quant à la revendication du refus de la sous-traitance, c’est un rappel de la mobilisation de décembre 2003 contre les lois scélérates du premier gouvernement Charest. On se souvient de cette mobilisation qui avait bloqué routes, ports et casinos et que les directions syndicales, particulièrement de la FTQ, eurent le plus grand mal du monde à contrôler, les obligeant dans un premier temps à tenir un vote pour une grève générale publique-privée d’une journée qu’ayant obtenu ils ne respectèrent pas jusqu’à réussir à démobiliser la base au point de capituler sans combat à la loi spéciale de décembre 2005 après avoir laissé passer les lois sur les PPP en décembre 2004.

Pourtant aucun acteur social ou politique n’est au rendez-vous pour soutenir dans la rue les syndiqués du Cimetière Notre-Dame. Les directions syndicales sont empêtrées dans leur alliance avec le capital financier à travers les prétendus « fonds de solidarité » dont le pendant politique est la concertation avec l’État malgré la volée de bois vert subie en décembre 2005 par les syndicats du secteur public. Les directions populaires s’enlisent dans l’économie sociale comptant sur les subventions gouvernementales qui les ont transformé en clients et faire-valoir de l’État. Quant à la direction de Québec solidaire, malgré son verbiage, cependant de plus en plus rare, sur la parti de la rue et sur les méfaits du néolibéralisme, elle n’en a que pour l’électoralisme sur la base d’un « néolibéralisme à visage humain », ce qui la tient éloignée de toute revendication radicale et de tout conflit encadré par les bureaucraties syndicales et populaires à moins d’être conviée pour un appui verbal ou à la queue de quelque manifestation ponctuelle et sans lendemain.

Tout ce beau monde regardait ailleurs, y compris les organisateurs et organisatrices des 450 activités programmées du Forum social québécois dont aucune ne portait sur ce conflit ni d’ailleurs sur la question de la réduction du temps de travail, dont la déclaration finale ne disait mot et dont aucune de 41 propositions d’action n’étaient l’objet. Remarquablement, il en est de même en ce qui concerne la lutte contre le lock-out du Journal de Québec par Québécor alors que la production et la diffusion fort réussie d’un quotidien alternatif mériterait des discussions approfondies sur les nouveaux moyens de lutte proactifs et participatifs qui permettent la construction de la solidarité sans compter la perspective de produire un quotidien de gauche si le mouvement social s’y mettait. Et pourtant toutes ces courageuses syndiquées laissées à elles-mêmes, sauf pour l’encadrement bureaucratique habituel de la CSN ou de la FTQ, porte sur le terrain des vaches la substantifique moelle du contenu des aspirations altermondialistes ou des méthodes alternatives de lutte sociale.

La dialectique de la défaite stratégique du mouvement syndical en décembre 2005 aura, au-delà de la démoralisation générale, des illusions électoralistes et des happening décrochés du terrain, provoqué cet inattendu soubresaut que personne n’attendait et que tous les progressistes ignorent… mais non l’État et l’Église qui avec la fin des vacances et le prolongement du conflit ont compris l’urgence d’intervenir devant cette bombe à retardement. Contre la volonté patronale confiante dans son lock-out, le gouvernement Charest que ni le PQ ni l’ADQ… ni la direction de Québec solidaire n’ont contredit, crée un précédent en s’immisçant dans un conflit privé ne concernant en rien quelque service essentielle sauf le repos éternelle de quelques centaines de cadavres bien congelés que leurs familles se refusent à incinérer. C’est là un prétexte putride que seul l’archevêque de Montréal aura osé le premier invoquer en soutien à ce regroupement de familles conservatrices.

La vraie raison de cette intervention intempestive que le syndicat local a déjoué de son mieux étant donné l’absence de solidarité réellement existante — reprise du travail quatre jours sur cinq — est bien sûr la nature antilibérale et même anticapitaliste des revendications les plus avancées du syndicat local. Il est fort bien et nécessaire d’anticiper une grève étudiante contre le dégel des frais de scolarité — cependant l’enthousiasme ne semble pas être au rendez-vous — mais un tiens ne vaut-il pas mieux que deux tu l’auras ?

Marc Bonhomme, 8 septembre 2007

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1er septembre 2007

Québec solidaire n'aura pas de candidate dans Charlevoix
Pathétique !




De dire le très bref communiqué de presse émis par la direction nationale de Québec solidaire le 31 août 2007 :
« Les membres de Québec solidaire dans la circonscription de Charlevoix, réunis hier soir en assemblée spéciale, ont décidé de ne pas présenter de candidature lors de l'élection partielle qui se tiendra le 24 septembre prochain dans leur circonscription. »

N’importe quelle observatrice même inattentive de la scène québécoise a remarqué que la décision de présenter ou de ne pas présenter un ou une candidate contre la chef du PQ relève de la direction nationale des autres partis car l’enjeu est bien national si ce n’était qu’à cause de la tradition du parlementarisme britannique de ne pas présenter de candidate contre une nouvelle chef se présentant à une élection partielle. Presque immédiatement, la direction du parti Vert a présenté un candidat même si c’était sur la base d’une argumentation tordue « 
que notre démarche ne mettra pas en péril son élection [de Pauline Marois], [le parti] prôn[ant] la politique de l’influence, plutôt que la politique du pouvoir. »

Cette observatrice aura aussi remarqué le jeu politicien des directions Libéral et de l’ADQ sur ce sujet. Libéraux et Péquistes ont un commun intérêt à ramener l’ADQ à son état de troisième parti, à demeurer les frères ennemis justifiant leur existence réciproque. L’ADQ occupe les mêmes plates-bandes nationalistes que le PQ et cherche toutes les occasions pour le tasser. Il est normal donc que les Libéraux déroulent le tapis rouge à la chef péquiste, d’autant plus qu’ils n’ont aucune chance dans Charlevoix, pour qu’elle dispute le crachoir au chef adéquiste à l’Assemblée nationale. Il est tout aussi normal que le chef adéquiste veuille une bonne performance dans Charlevoix, pour rabattre le caquet à la chef péquiste, et, sait-on jamais, la mettre au plancher dès le premier round.

De toute évidence, les élections de Charlevoix sont un enjeu national… pour Québec solidaire aussi. Rappelons que dès son congrès de fondation, Québec solidaire a sans hésitation présenté une candidate pour l’élection partielle de Ste-Marie-St-Jacques puis, quelques mois plus tard, dans Taillon et Pointe-aux-Trembles par laquelle le nouveau chef péquiste d’alors faisait son entrée à l’Assemblée nationale. À noter que dans Pointe-aux-Trembles, ni les Libéraux et ni l’ADQ n’avaient présenté de candidates, seuls Québec solidaire et les Verts l’avaient fait. À noter aussi que la force organisationnelle de Québec solidaire n’était pas qualitativement différente alors dans Pointe-aux-Trembles que dans Charlevoix aujourd’hui. C’était alors une question de visibilité, certes, mais davantage une question de s’affirmer comme parti anti-libéral contre les partis néolibéraux et particulièrement contre le PQ qui prétend ne pas l’être et qui réussit toujours à tromper la majorité du peuple de gauche. Dans Charlevoix, cet enjeu n’a pas changé. Concéder ce comté au PQ c’est lui reconnaître un vernis de gauche, si mince soit-il, ce pourrait même être une main tendue pour une éventuelle entente électorale.

Est-ce l’application d’une nouvelle stratégie « 
contre la montée de la droite au Québec »… qui exclurait le PQ, pour reprendre le thème de l’atelier au Forum social québécois des trois collectifs soutenant la direction de Québec solidaire. C’est là brouiller les pistes face à ce parti qui a été le champion des coupures au Québec bien plus que les Libéraux, que ce soit celles salariales de 20% en 1982 au début de l’ère néolibérale sous le tandem René Lévesque et Jacques Parizeau ou celles dans les services publics et programmes sociaux sous Lucien Bouchard et Bernard Landry à la fin des années 90. Le PQ a tracé le chemin aux Libéraux qui l’ont tracé à l’ADQ. C’est le même hydre néolibéral à trois têtes. Ce franchissement du Rubicon n’aurait rien de surprenant de la part de la porte-parole en chef de Québec solidaire qui encore lors de l’élection de 2003, dans le cadre du collectif D’abord solidaires, appelait à voter pour battre l’ADQ, Libéral s’il le fallait.

Il n’est pas glorieux de la part de la direction de Québec solidaire de se décharger de sa responsabilité sur le dos de la modeste association locale de Charlevoix à laquelle il fallait bien sûr offrir un appui marqué, comme ce fut la cas lors des trois élections partielles d’avril et d’août 2006, qui aurait pu venir de la région de Québec et, financièrement, du national. Car, s’il faut « 
consacrer [ses] énergies à la construction de [son] association locale de façon à être fin prêts pour les prochaines élections » comme le dit le bref communiqué, la participation à une partielle en est un moment privilégié. Par contre, la non-participation produit la démoralisation et la démobilisation. Ne doutons pas un instant que si la direction de Québec solidaire avait décidé de présenter une candidate, elle s’en serait attribuée tout le mérite. La base a le dos large.

Last but not least, la façon de procéder de la direction nationale de Québec solidaire est anti-statutaire, contrairement à ce qu’affirme la porte-parole en chef dans le Devoir du 1er septembre. S’il est vrai que l’article 5.4.1 des statuts accorde à la seule association locale « le pouvoir de choisir, par une élection en assemblée d’investiture, un candidat ou une candidate aux élections à l’Assemblée nationale du Québec, qu’elles soient générales ou partielles » sous réserve de l’article 5.4.3 — « Le ou la chef au sens de la loi peut démettre, pour motifs graves, une candidate ou un candidat désigné… » —, l’article 5.4.2 stipule qu’une assemblée locale a le droit de ne pas présenter de candidat ou candidate que « [d]ans la mesure où le Congrès ou le Conseil national a voté une résolution permettant cette possibilité… » ce qui, sauf erreur, n’est pas le cas.

Marc Bonhomme, 1er septembre 2007

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15 mai 2007

Réponse à l’article « Pauline Marois, la bonne personne au bon endroit » du site « Presse-toi à gauche » du 15 mai 2007
Le couronnement probable de Pauline Marois ne change rien à l’orientation néolibérale du PQ ni même à son souverainisme… fédéraliste.

L’auteur affirme que « 
[l]a base devra comprendre également que si le Parti québécois reste un parti social-démocrate… [b]elle formule qui définit bien le recentrage de la social-démocratie vers un social-libéralisme bon teint… » Depuis quand le PQ est-il un parti social-démocrate converti au social-libéralisme ? Les coupures de salaires de 20% imposées aux employées du secteur public en 1982 étaient-elles sociales-libérales ? Ces autres coupures massives dans les services publics du gouvernement péquiste de 1995 à 2000 étaient-elles sociales-libérales dans le sens d’un adoucissement des dures politiques néolibérales ?

L’auteur affirme qu’« 
[i]l faut en finir avec (les) obligations imposés à un gouvernement péquiste. La souveraineté demeurera le projet du Parti québécois. Mais ce projet doit demeurer une souveraineté passive, sans échéance précise et sans obligation aucune. » Qu’y a-t-il de nouveau dans le report du référendum proposé par la probable nouvelle chef sinon un retour soft au « beau risque » de René Lévesque, à l’« affirmationnisme » de Pierre-Marc Johnson, aux « référendum sectoriels » de Jacques Parizeau d’avant la mobilisation de Meech et aux « conditions gagnantes » de Lucien Bouchard ? Les deux référendum de 1980 et 1995 ont été imposés à la direction péquiste par les incroyables mobilisations de la décennie 1966-1976 et celles plus modestes du rejet du charcutage de la loi 101 suivi de celui des accords de Meech et de Charlottetown.

Pourquoi vouloir présenter le PQ comme social-libéral et souverainiste sinon pour dédouaner la direction de Québec solidaire en la présentant comme antilibérale et indépendantiste parce que plus à gauche que le PQ ? C’est la direction de Québec solidaire qui a imposé au parti une orientation sociale-libérale avec sa hausse « progressive » du salaire minimum à 10$ l’heure alors que le gouvernement très néolibéral de l’Ontario l’a haussé à 10.45$ l’heure pour 2010. C’est la direction de Québec solidaire qui a substitué non pas à l’indépendantisme mais au souverainisme, d’abord « oublié » dans sa proposition de plate-forme au congrès, une assemblée constituante qui ne mène nulle part, ni socialement ni nationalement.

Marc Bonhomme, 15 mai 2007

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1er mai 2007

Déclaration des porte-parole de Québec solidaire au Devoir
L’indépendance ? La souveraineté ? Ni vu ni connu

Le Devoir publie en page « Idées » du premier mai une déclaration des porte-parole de Québec solidaire. Ceux-ci y font un bilan sommaire du résultat électoral et proposent des perspectives. À leur avis, «
Québec solidaire est d'accord » à des « gestes concrets » près avec l’appel du Premier ministre que les partis concurrents de l’Assemblée nationale soient « solidaires du bien commun ». Et dire que l’électorat de Québec solidaire avait crû comprendre du discours électoral de QS que ces trois partis avaient opté pour la « lucidité » néolibérale contre la « solidarité » citoyenne. Erreur. Il ne s’agirait que d’une question de dosage à corriger entre « intérêts des milieux économiques » et « mécanismes de redistribution de la richesse ».

Toujours selon les porte-parole de QS, le succès électoral de l’ADQ est dû à ce qu’il est un parti « 
aux idées simples et concrètes… » alors que les solutions sont « …de plus en plus complexes. » Pourquoi alors suggérer qu’il suffit de quelques « gestes concrets » donc simples pour imprimer à la société une inflexion solidaire ? Peut-être que les porte-parole de QS ne croient pas que leurs 25 propositions soient en mesure de modifier le cours néolibéral des choses ? Effectivement, on voit mal comment faire moins que le gouvernement Libéral de l’Ontario en termes de salaire minimum réduirait substantiellement la pauvreté, pourtant un leitmotiv de QS. Quant à la nationalisation de l’éolien « tout comme le gouvernement du Québec l'a fait avec Hydro-Québec », dixit la documentation électorale de QS, elle se ferait sans la nationalisation des compagnies existantes alors qu’on sait fort bien qu’Hydro-Québec doit son existence aux importantes nationalisations de 1944 et de 1963.

Faut-il se surprendre que le statu-quo amélioré proposé par la direction de Québec solidaire n’est pas été à la hauteur de l’alternative nationaliste de droite de l’ADQ ? L’ADQ a proposé un Québec autonome, tant constitutionnellement que socialement, qui a paru crédible à un peuple québécois qui a désormais soif non pas d’alternance du moins pire — il aurait alors voté pour le PQ — mais d’alternative d’un Québec debout et fier capable de résoudre ses problèmes de chômage, de pauvreté, du réchauffement de la planète et des multiples pollutions. Un cul-de-sac, l’alternative adéquiste ? Bien sûr. Pire, un renforcement de la dépendance à la Duplessis envers les transnationales et le fédéral. Reste que l’ADQ était le seul parti à offrir une alternative sous la forme d’une constitution basée implicitement sur le rapport Allaire.

Que proposent à cet égard les porte-parole de QS ? « 
Un projet de pays pour aller au bout de nos rêves et de nos espoirs [par] la mise en place d'une assemblée constituante pour mener une vaste consultation populaire sur l'avenir politique du Québec et élaborer une constitution. » Pour un Québec indépendant, mot honni par la direction de QS même si elle n’a pas pu résister à l’employer à la mode populiste durant la campagne électorale ? Alors pour un Québec souverain… autonomiste ? Non plus. Parfois la démocratie participative est l’ennemi de la démocratie quand elle sert de paravent au refus de choisir… ou à l’art de ne rien dire.

Marc Bonhomme, Premier mai 2007

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27 avril 2007

Élections présidentielles françaises
Le bon score relatif de la LCR mérite le respect

De dire Christian Rioux dans sa chronique du Devoir du 27 avril 2007 commentant le résultat des élections présidentielles françaises, avec la légèreté profonde qu’on lui connaît : « Seule la LCR remue encore un peu, essentiellement grâce à son séduisant leader, le facteur Olivier Besancenot, dont la télévision s'est entichée des airs poupins. ». Au moins, le chroniqueur a-t-il dû admettre que seul le candidat de la LCR, parmi les six candidats à la gauche du Parti socialiste (Olivier Besancenot, anticapitaliste et altermondialiste de la Ligue communiste révolutionnaire, Arlette Laguiller de l’anticapitaliste mais anti-altermondialiste Ligue ouvrière, José Bové alter-écologiste mais anti-communiste, Gérard Schivardi du « Parti des travailleurs » mais pro-maires, Marie-George Buffet du Parti communiste mais dépendant du Parti socialiste pour conserver ses élus, Dominique Voynet, du Parti Vert mais tout aussi dépendante du Parti socialiste) a résisté au laminage du « vote utile » afin que Ségolène Royal du PS ne connaisse pas le sort de Lionel Jospin, en 2002, qui avait dû céder la deuxième place du deuxième tour au fasciste Jean-Marie Le Pen du Front national.

Le score de Besancenot est une progression substantielle en voix par rapport à l’élection présidentielle de 2002 — 290 000 voix supplémentaires, soit une augmentation de 24 % — malgré un léger recul relatif de 0,12 de points de pourcentage. La bonne performance de Besancenot est-elle dû principalement à son air sympathique ? Selon la maison de sondage Ipsos concernant la motivation du choix du candidat, il apparaît que, pour 50 % des électeurs de la LCR, le programme a déterminé le vote. Viennent ensuite la personnalité du candidat (33 %) et, enfin, son appartenance politique (17 %). Quels ont été les éléments essentiels de ce programme déterminant ?
« interdiction des licenciements… Annulation des privatisations réalisées par la droite comme par la gauche…  Smic [salaire minimum, NDLR], à 1500 euros net tout de suite et relèvement de tous les salaires de 300 euros en prenant sur les profits… transformation des emplois précaires en CDI [contrats à durée indéterminée, NDLR]…  Sortie du nucléaire civil et militaire ; interdiction des OGM en plein champ… application de la loi de réquisition des logements vides… Sortie de l’Otan et arrêt des interventions militaires impérialistes en Afrique et en Afghanistan, l’annulation de la dette… »

Ce qui explique, en dernière analyse, le bon score électoral d’Olivier Besancenot c’est son programme franchement anti-capitaliste porté par un parti profondément impliqué dans les luttes sociales, des nombreuses mobilisations syndicales aux manifestations anti-guerre en passant par les forum sociaux mondiaux et européens, et dont le porte-parole est un jeune travailleur engagé, malgré son jeune âge, depuis près de 20 ans dans les luttes étudiantes, syndicales et altermondialistes. Cela mérite le respect et non pas le dénigrement.

Marc Bonhomme, 27 avril 2007

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Le 28 mars 2007

Campagne électorale québécoise,
Bref bilan à chaud


Le peuple québécois, n'en pouvant plus des Libéraux, a refusé la solution habituelle de voter pour l'autre parti de l'alternance car il se souvient très bien de l'hécatombe des coupures du dernier gouvernement péquiste que la direction Boisclair incarne fort bien. Le seul parti en mesure d'effectivement rentrer dans le corps des deux partis de l'alternance était l'ADQ car Québec solidaire (et encore plus les Verts) a refusé de présenter une alternative antilibérale indépendantiste se contentant de proposer des correctifs sociaux-libéraux au capitalisme néolibéral et, pour QS, un exercice de "souveraineté populaire" qui fait étrangement penser au "pouvoir souverain" de la classe ouvrière du Parti Marxiste-Léniniste du Québec (PMLQ), commode diversion pour éviter d'en appeler à la lutte pour l'indépendance. S'il faut accepter le fédéraliste néolibéralisme guerrier, se dit la sagesse populaire, vaut mieux être un gagnant qu'un perdant, vaut mieux aller jusqu'au bout des privatisations avec l'ADQ (ou avec une alliance tacite PLQ-ADQ) que lui mettre les bâtons dans les roues, mais sans le rejeter, ce qui entraînerait inévitablement une accentuation de la fuite des capitaux permise et encouragée par l'ALÉNA que Québec Solidaire ne conteste nullement pas plus que les alliances militaires et le Conseil de sécurité de l'ONU.

Vaut d'autant mieux cette solution à l'irlandaise, intuitionne cette sagesse du gros bon sens, que les directions syndicales ont capitulé alors que la base était prête pour la grande bataille des services publics, que les directions environnementales ont succombé au charmes du plan vert du PLQ malgré Orford et Rabasqua, que les directions étudiantes n'ont pas mobilisé durant la campagne électorale contre la volonté du PLQ de hausser les frais de scolarité, que les directions féministes ne sont plus capables d'organiser une manif du 8 mars. Les directions de l'UFP et d'Option Citoyenne, qui ont fusionné par le haut dans la direction de Québec Solidaire, n'ont jamais émis la moindre critique envers la stratégie suicidaire de concertation des directions syndicales alors que pourtant, à l'UFP, le conseil national avait voté une campagne en faveur de la préparation d'une grève générale, campagne consciemment et antidémocratiquement rejetée par la direction. La marginalisation électorale de Québec Solidaire découle de ce refus du "parti de la rue" que l'on réduit à la caricature d'être la queue de veau des rares et petites manifestations.

Marc Bonhomme

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Le coup fourré de la candidature de José Bové

Dans sa déclaration de candidature, ci-contre, José Bové tourne autour du pot face au social-libéral Parti socialiste français (PS), champion des privatisations quand il était au pouvoir, tout en refusant tout engagement antinéolibéral conséquent. 

Aucune garantie de non-participation à un gouvernement PS. Aucun article de plate-forme chiffré là où il le faudrait comme la LCR le fait, par exemple, à propos du salaire minimum et de l’augmentation général des salaires : « 
il faut porter le SMIC à 1500 € nets et augmenter tous les revenus de 300 € nets par mois. » Aucun engagement à « interdire les licenciements » — Bové en réclamant « d’imposer une stricte réglementation des licenciements » les accepte implicitement — à un « contrat à durée indéterminé [comme] seule forme d’emploi », à « réduire le temps de travail à 32 h tout de suite sans perte de salaire, sans flexibilité et avec embauches correspondantes », à nationaliser « l’industrie pharmaceutique et la recherche… » .

Côté écologique, José Bové n’ose même pas dire non au nucléaire et aux OGM qu’il a pourtant combattus : « 
La question du nucléaire comme celle des OGM doivent être soumises à un débat citoyen qu’il faut conduire et trancher démocratiquement, en toute transparence. » Toujours le tour de passe-passe d’en appeler à la démocratie participative pour noyer le poisson. Inutile de chercher des engagements écologiques comme l’« [i]nterdiction du transport routier de marchandises longue distance » et le « [d]éveloppement et gratuité des transports en commun… » On a droit qu’à de l’enflure verbale et à des généralités qui n’engagent à rien.

On nous parle « 
d’insurrection électorale » là où la France est pourtant un modèle d’insurrection de la rue. José Bové invite le peuple français à « battre la droite et l’extrême droite et de redonner l’espoir d’une alternative à gauche » mais pas au point de battre aussi la gauche sociale-libérale. Il dit au peuple français « que l’abstention ou le vote Le Pen conduisent tout droit à l’élection de Nicolas Sarkozy » mais pas à l’élection de la candidate PS. « Monsieur Sarkozy est un homme dangereux pour notre pays » mais pas la candidate PS. Certes « Madame Royal incarne une gauche qui a renoncé » mais peut-être qu’une alliance avec elle l’amènerait à « rompre avec la logique économique libérale » car après tout, « [u]ne vraie gauche » n’est qu’« une gauche antiraciste, féministe et écologique » mais nullement une gauche antilibérale et encore moins anticapitaliste.

Après des mois de négociations infructueuses dans les comités du « non » à la constitution européenne, lieu de débat et d’organisation de la gauche antilibérale, où José Bové avait refusé de s’engager à rompre avec le social-libéralisme, ce qu’il ne fait toujours pas, la candidature de Bové ne peut être comprise que comme un coup fourré pour semer la confusion dans la mouvance antilibérale au profit des forces sociales-libérales et au bénéfice du PS.

Marc Bonhomme

En lien PDF, la déclaration de candidature de José Bové :
Déclaration de José Bové

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Réponse à l’article « Faut-il être pour les accommodements raisonnables ? » de Presse-toi-à-gauche du 29 janvier 2007

Les accommodements raisonnables, une tentative
de mutation du débat politique


L’ADQ a sauté sur cette controverse pour sauver sa peau quitte à nier son ancien discours. Si cela lui a réussi à l’échelle locale à Québec avec l’affaire Filion, pourquoi pas sur l’échelle nationale, ce que les sondages semblent confirmer. Cet opportunisme électoraliste cherche à profiter du désarroi de la défaite syndicale de décembre 2005 suivie de la victoire Conservatrice un mois plus tard. Désespérant de changer les choses par la gauche faute d’un rapport de force qui disparaît de l’horizon, la tentation existe de le faire par la droite en tapant sur la tête des immigrantEs et des communautés culturelles particulièrement musulmanes et juives pour une fois unies. La hiérarchie catho et autres zélés chrétiens ne manquent pas de profiter de la controverse.

Bien sûr que la réponse de gauche est la laïcité en autant que celle-ci ne soit pas le prétexte à écraser de lois et de règlements, à la française ou à la Hérouxville, ces communautés musulmanes objets de tous les préjugés et discriminations du néolibéralisme guerrier et celles juives toujours menacées d’un antisémitisme ambiant aux antipodes de l’anti-sionisme. Critiquer le sexisme religieux est une chose, l’imposer aux croyantes renforce les fondamentalismes en n’en faisant des persécutés. Quant aux comportements et aux habillements extrêmes, il y a toujours moyen de moyenner au cas par cas sans chaque fois crier au meurtre. D’ailleurs, comme le suggère le Mouvement laïque québécois, une meilleure intégration socio-économique de ces communautés aplanirait bien des difficultés.

La meilleure contre-attaque de la gauche, une fois n’est pas coutume, est la diversion. Profitant du climat délétère qui imbibe le Québec, Olymel et son conseiller Bouchard mettent au pied du mur les mille prolétaires de Vallée-Jonction. On a beau prêter l’oreille, nulle réaction des hautes directions syndicales, sauf le traditionnel quémandage concertationniste, et de celle de Québec solidaire qui s’est aussi tue sur le fermeture de la Goodyear à Valleyfield. Cette usine ne doit pas fermer, tout le monde est d’accord. On ne résoudra pas les problèmes écologiques de la production porcine en supprimant mille emplois bien rémunérés à plein temps mais en modifiant les méthodes de production ou, au pire, par la conversion industrielle. La mobilisation ouvrière, particulièrement à Montréal et à Québec, s’impose pour appuyer les travailleurs et travailleuses résolues d’Olymel. Qui sait, encouragés peut-être iront-ils jusqu’à occuper et faire rouler leur usine comme l’avait fait ceux d’ALCAN en 2004 au Saguenay avant que la direction de la FTQ ne reprenne le contrôle de la situation ?

Marc Bonhomme

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Réaction au commentaire de Christian Montmarquette sur
le site de Presse-toi-à-gauche


Christian Montmarquette a raison de se révolter contre les atermoiements de la direction nationale de Québec solidaire face à la question de la lutte pour l’indépendance même s’il se trompe en y opposant la tactique de l’élection référendaire des nationalistes « purzédurs », qui serait encore plus catastrophique que la troisième prise référendaire, sans compter son flirt ambiguë avec les préjugés anti-immigrants.

La direction de QS avait « oublié » de mentionner la souveraineté dans sa proposition au congrès portant sur la question nationale ! La démarche super-étapiste (élection d’une constituante, consultation populaire, référendum) dont la direction a réussi à convaincre le congrès est complètement découplée de la lutte pour l’indépendance. Aurait-ce été anti-démocratiqie d’appeler à élire une Assemblée constituante pour élaborer la constitution d’un Québec indépendant si on est élu sur cette base-là ?

Christian Montmaquette a raison de dire que l’indépendance est une revendication stratégique qui se tient toute seule car elle est la réponse historique à l’oppression nationale du peuple québécois résultant de la Conquête et de la défaite des Patriotes dont le logo de QS a laissé tomber les couleurs. Il a tort, cependant, de sous-estimer la complémentarité stratégique du projet de société de gauche qui, cependant, n’a rien à voir avec la plate-forme sociale-libérale acceptée avec réticence par le congrès de QS.

Québec anticapitaliste et Québec indépendant n’ont pas à être subordonnés l’un vis-à-vis l’autre comme le font le PQ et la direction de QS mais en sens contraire. Le projet de la Constituante a pour but de fusionner à égalité ces deux dimensions stratégiques qui ainsi se renforceront l’un l’autre. Pour y arriver, cependant, cette Constituante devra être imposée par un fulgurant développement des luttes sociales en ce moment complètement à plat suite à la grande défaite des syndicats du secteur public en décembre 2005. Autrement on pourrait avoir la mauvaise surprise de se retrouver avec une Constituante à la Mario Dumont.

Marc Bonhomme

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Réponse à Bernard Rioux, Presse-toi-à-gauche

Visa le blanc, tua le noir (ou vice-versa)

Il est facile de tirer à la cible sur les indépendantistes résolus n’en pouvant plus des tergiversations de la direction nationale de Québec solidaire. Faire du mot « indépendance » un tabou, oublier même le mot « souveraineté » dans la proposition de plate-forme au congrès, ne jamais en parler dans les communiqués de presse ont de quoi faire sauter les plombs de n’importe quel indépendantiste sincère. Bien sûr, la rage, tout à fait légitime, est mauvaise conseillère et conduit à faire des propositions cul-de-sac. L’élection référendaire ou le référendum, deux moyens en soi tout à fait démocratiques, sont néanmoins à condamner, stratégiquement parlant, car étant donné le néolibéralisme dominant auquel le PQ souscrit complètement ils mènent tout droit dans le mur de la défaite.

Reste que proposer un super-étapisme (élections, constituante, consultation, référendum) découplé de la lutte pour l’indépendance est aussi une « 
stratégie [permettant] d’agiter un miroir aux alouettes face aux indépendantistes » au point qu’« [i]l n'est pas certain que la constituante proposerait de faire la souveraineté, a admis M. Khadir. » (Le Devoir, 27 novembre 2006). Pourtant, un gouvernement Québec solidaire mandaté pour voter un processus de constituante l’aurait aussi été pour conduire le peuple québécois à l’indépendance… en autant que le promeut sa plate-forme.

De même, « 
[l]a désarticulation du social, du national et de la démocratie » analyse fort bien la teneur de l’article de la plate-forme électorale de Québec solidaire sur la question nationale. Celle-ci dit que l’assemblée constituante doit « proposer aux Québécois et Québécoises les changements désirés aux institutions politiques et les valeurs qui fondent le « vivre ensemble » québécois – ce qui doit apparaître dans une constitution – de même que l’avenir constitutionnel du Québec. » À moins que les mots ne veuillent rien dire, il n’est nullement question de contenu socio-économique. S’ajoute au découplage démocratie/indépendance le « [découplage de] la lutte pour l’indépendance de la lutte pour un projet de société… »

Marc Bonhomme