Stratégie et tactique

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Réaction à l’édito ersatz de Presse-toi-à-gauche sur le Sommet de l'enseignement supérieur
Grave erreur tactique de Québec solidaire et de la FEUQ

 Gratuité de maternelle à université
Pour l’article original, voir : Pierre Mouterde, Sommet de l’enseignement supérieur : erreur tactique ?, 27/02/13

Pierre Mouterde, dans un article à la une de Presse-toi-à-gauche qui a valeur de position éditoriale, défend la tactique de Québec solidaire, soit être à la fois dedans et dehors, en renvoyant dos-à-dos ASSÉ et FEUQ (alors que le commentateur Jacques Pelletier n'en a que pour persifler l'ASSÉ).  Si le Sommet avait été un exercice ouvert, et non pas du mauvais théâtre où tout était cuit d'avance au sujet des frais de scolarité, cette tactique aurait été appropriée.  Comme ce n'était qu'un exercice de relations publiques pour faire apparaître le PQ comme l'incarnation de la raison du juste milieu, la tactique à suivre ne pouvait être que le boycott ou au pire la sortie avant la fin, par exemple aussitôt révélée la formule d'indexation, la seule inconnue lors de l’ouverture. 
 
Pour lire le texte complet :
Réaction au sommet

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Le retour du débat stratégique québécois
Le spectre de l’indépendance de gauche
 
 Banderole étudiants
 
Depuis la fin du printemps érable — mais attendons la mobilisation qui s’annonce à l’occasion du Sommet de l’éducation à la fin février avant de l’enterrer — et l’élection du Parti québécois (PQ) en septembre 2012, on constate au Québec un rebond du débat stratégique qui s’insère dans celui canadien alimenté par la vague orange de l’élection fédérale de mai 2011.  On ne peut que s’en réjouir.  Sa cause immédiate s’explique par la combinaison du résultat de cette élection et la perspective d’une probable prochaine élection sur fond de stagnation économique et de soubresauts climatiques.  Le noyau dur de ces débats tourne autour de la fiction ou de la réalité du souverainisme péquiste et, corollairement, de son progressisme dont la définition ratisse large car plus le PQ gouverne plus il se dévoile pour ce qu’il est, un parti de droite… ouvert au bilinguisme officiel.  Au sein de ce débat se cache un débat semblable à propos de Québec solidaire préoccupant jusqu’ici les seuls anticapitalistes qui le font sous la couverte par souci de préserver leur alliance avec la direction du parti (ou, à l’autre pôle, qui en font fi par rejet soit des élections soit du système partidaire) mais qui commence à susciter l’intérêt des indépendantistes de la gauche péquiste et ceux purzédurs dotés dorénavant de leur propre parti, Option nationale, influant chez la jeunesse. 

Pour lire le texte complet :

Le retour du débat stratégique québécois 1

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Fondation de l’Assemblée populaire autonome de Montréal (APA-M)
Le défi de garder vivant l’élan du printemps érable

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Dimanche, le 9 décembre 2012, aura lieu la fondation de l'assemblée populaire autonome de Montréal (APA-M).  Les APA de quartier ont été à l'origine des manifestations de casseroles au temps fort du printemps érable.  Un bon nombre d'entre elles se sont maintenues.  En plus des enjeux et des initiatives spécifiques à chaque quartier, plusieurs de leurs militantes et militants en sont venus à la conclusion que certains enjeux nécessiteraient un regroupement montréalais (et même national si c'était possible) pour établir un rapport de forces capable de modifier les ligne de démarcation, par exemple à propos de l'annulation des charges et amendes découlant de la répression policière et judiciaire durant le printemps érable, ou encore pour la gratuité scolaire ou encore la lutte contre la contre-réforme de l'assurance-emploi, etc..  Seule une telle APA aurait la crédibilité d’établir des relations avec d'autres organisations et coalitions partageant des objectifs similaires. 

Pour lire le texte complet :

Fondation de l'APA-M

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Les élections québécoises
La gauche aide la droite à vaincre la rue et à liquider la lutte pour l’indépendance
 


Faut-il ajouter que la satisfaction de la bourgeoisie est grande même si elle n’a pas gagné le gros lot, soit un gouvernement Libéral ou au moins caquiste, ce qui lui paraissait de toute façon hors d’atteinte au moment du déclenchement des élections.  Tant à Toronto (Alexandre Shields, Menotté, le gouvernement Marois inquiète moins le milieu des affaires, Le Devoir, 6/09/12) qu’à Ottawa (Marie Vastel, La minorité du PQ soulage Ottawa, Le Devoir, 6/09/12), les satisfecit débordent et la bourse est rassurée.  À sa façon déformée, l’attentat meurtrier perpétré par un homme d’affaires anglo-québécois lors de la soirée électorale du PQ dénote la peur viscérale d’un diabolisé indépendantisme vomie par plusieurs grands médias anglophones.  La victoire patronale était en fait acquise avant même la journée des élections.  La bourgeoisie a pleinement réussi à combiner illusion électoraliste et répression pour infliger une défaite au mouvement étudiant. (Mon article, La résilience étudiante interpelle les partis, à commencer par Québec solidaire, Presse-toi-à-gauche, 31/08/12), même si ce sont les Libéraux qui ont semé et le PQ qui, in extremis, moissonne une amère récolte.



Pour lire le texte complet :

Les élections québécoises


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Québec solidaire malgré tout


 
Les trois partis néolibéraux sous la bannière bleu royal, comme le remarquait la porte-parole femme de Matane-Matapédia à la conférence de presse de présentation de la candidate de ce comté, ne méritent que le rejet du peuple québécois tant de par leur bilan, y compris celui de l’ancien ministre de l’éducation du PQ aujourd’hui chef de la CAQ, et leur base sociale affairiste que de par leurs plate-forme électorales. Celles-ci sont surdéterminées par l’atteinte à court terme de l’équilibre budgétaire et par celle de la réduction du fardeau de la dette publique, par des degrés divers de corruption, par des politiques sociales mêlant parcimonie et démagogie et par leur nationalisme identitaire à saveur nauséabonde. 
 
Par défaut, Québec solidaire apparaît le bon choix.  Même si sa plate-forme ne confronte en rien la dictature sous-jacente de la finance et des transnationales qui empêcheraient ou pervertiraient l’essentiel de sa réalisation, et que son discours électoral réellement existant émascule ses propositions les plus antilibérales, elle est nettement plus à gauche et consistante que ses concurrentes. 


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Québec solidaire malgré tout

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Le cadre financier et le plan vert de Québec solidaire
Se sortir du piège du capitalisme vert en se démarquant du PQ


Gabriel Nadeau-Dubois à Rimouski

 
Les points d’orgue de la plate-forme de Québec solidaire, tels que révélés par les cinq slogans sur les affiches électorales, ne se démarquent pas de la plate-forme péquiste sauf pour la gratuité scolaire (Sortir, de toute urgence, la campagne de Québec solidaire de l’ornière péquiste, mon blogue, 5/08/12).  Après des publicités télévisées où Québec solidaire se présente comme le parti des 99% contre le 1% mais sans annoncer aucune mesure spécifique, la direction du parti concrétise sa plate-forme dans un cadre budgétaire lequel soutient son « plan vert ».  Force est de constater que les différences par rapport au PQ, loin d’être négligeables, sont d’ordre uniquement quantitatif et sur les modalités même si la pratique très néolibérale du PQ au pouvoir rend peu crédible leurs quelques engagements progressistes.  


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Cadre financier et plan vert


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La très prochaine campagne électorale au Québec

Promouvoir la grève sociale contre les politiques néolibérales sur horizon d’indépendance à gauche



Manif du 22 juillet à Montréal, Dehors les néolibéraux ; Source : Radio-Canada


N’importe quel jovialiste d’extrême gauche qui, il y a à peine un an, aurait déclaré la possibilité d’une grande manifestation de plus de 200 000 personnes contre les politiques néolibérales, encore plus trois à la suite, et d’une manifestation de plusieurs dizaines de milliers de personnes, peut-être 80 000, en pleine canicule durant les vacances de la construction de la fin juillet (Valérian Mazataud, Pas de vacances pour les carrés rouges, Le Devoir, 23/07/12) aurait été déclaré fou furieux. Sur cette lancée, la CLASSE est déjà en campagne électorale à travers le Québec pour faire « un appel à la grève sociale » (Nous sommes avenir – Manifeste de la CLASSE, juillet 2012). Québec solidaire et son aile gauche, quant à eux, sortent à peine de leurs vacances politiques pendant que les Libéraux et le PQ multiplient annonces électoralistes et joutes médiatiques en prévision d’une campagne électorale d’un mois qui sera déclenchée tout probablement le 1er août pour se tenir le 4 septembre. La possible dialectique grève étudiante / élections dans le contexte répressif de la loi 78 rend tout possible, de l’explosion sociale à la défaite stratégique en passant par un non lieu remettant à plus tard l’enjeu central de la grève sociale.

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Une campagne électorale pour promouvoir la grève sociale


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Pour aboutir à la grève sociale
L’auto-organisation doit vaincre le contrôle bureaucratique

 

Pour parodier une expression célèbre du révolutionnaire corrompu Danton, on pourrait dire que le mot d’ordre de tous les bureaucrates du monde, sociaux-libéraux ou antilibéraux, pourrait être « Il faut du contrôle, encore du contrôle, toujours du contrôle. »  Pour ces messieurs et quelques dames, leur bête noire c’est l’auto-organisation populaire.  La CLASSE, où l’influence libertaire est forte mais pas au point d’avoir marginalisé celle des militantes de Québec solidaire, tant s’en faut, semble fonctionner sur la base de réunions fréquentes d’assemblées générales locales discutant les mandats et les délégations à une assemblée fédérative tout aussi fréquente… quoique la fermeture abrupte des cégeps grévistes jusqu’à la mi-août, l’impératif économique du travail étudiant estival et la médiatisation du porte-parole homme ont pu émasculer cette rigueur démocratique. 
Tel n’est généralement pas le cas des organisations syndicales et populaires, et de Québec solidaire, où la démocratie formelle se combine avec un verticalisme dur ou doux sous la houlette de grandes ou petites bureaucraties.
Pour lire le texte complet :

Pour aboutir à la grève sociale

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Pour un Québec anticapitaliste et indépendant
Québec solidaire à l’épreuve de la grève étudiante
 

 
La grève étudiante, dans la foulée du mouvement Occupy/Occupons et de la grève étudiante chilienne, et à son image, se transforme en début de soulèvement social.  Ce faisant, elle met à l’épreuve le mouvement social organisé, particulièrement les syndicats et les partis politiques.
TABLE DES MATIÈRES
Le PQ, un parti (petit)-bourgeois mal ajusté à l’intransigeance ultra-libérale page 2
Québec solidaire, un parti écartelé entre sociaux-libéraux et antilibéraux page 3
L’Assemblée constituante : une stratégie en continuité avec celle du PQ page 4
Pour une stratégie anticapitaliste à la fois québécoise et canadienne page 5
Une indépendance contre les banques et pour le plein emploi écologique page 6
Consensus et vedettariat page 7
Encore l’étapisme, toujours l’étapisme page 8
Occupons-Montréal : tension entre lutte des classes et indépendance page 8
Le nouvel espoir de la grève étudiante page 9
D’un mouvement étudiant à un début de soulèvement social page 9
L’impératif de la grève sociale
page 10
La quotidienne désobéissance civile des casseroles
page 11
La perspective oubliée de l’indépendance page 12
Entre casseroles et négociations, entre la rue et l’électoralisme page 13



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La grève étudiante et Québec solidaire

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Le gouffre entre budget Libéral et lutte étudiante appelle une mobilisation syndicale dans la rue



CAQ et PQ ont fait une critique de droite du nettement pro capital budget Libéral, claire dans le premier cas, ambiguë dans le deuxième.  Québec solidaire l’a critiqué à gauche mais sur la base d’un budget alternatif qui ne rompt pas avec le néolibéralisme.  Si c’était là le point de départ des prochaines élections, il n’y aurait rien pour galvaniser l’espérance d’un autre monde.  Surgissant du printemps arabe, il y a eu le mouvement Occupons/Occupy qui est venu changer le fond de l’air, un air qui sent désormais la lutte de classe et la démocratie.  La plus grande manifestation jamais vue dans l’histoire du Québec depuis des lustres est venu le confirmer.  Mais le gouvernement Libéral, à l’image de celui d’Ottawa, en fait à celle de tous les pays du vieil impérialisme, s’entête à persister dans sa contre-réforme néolibérale.  À quand l’implication dans la rue du mouvement syndical pour renverser le rapport de force ?  À quand une intervention de Québec solidaire dans ce sens ?    
Pour lire le texte complet :


mobilisation


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Québec solidaire : Une plate-forme indépendantiste de gauche
Être le fer de lance des luttes sociales sur le terrain politique tout en se démarquant du PQ



Le congrès plate-forme de Québec solidaire à la fin avril repose le problème non résolu des pactes ou alliances avec le PQ, que seulement le refus péquiste de procéder a temporairement mis sous le boisseau.  C’est l’orientation stratégique du parti qui est ici entre le social-libéralisme de la main tendue au PQ et l’antilibéralisme d’un projet de société indépendantiste de gauche.  De ce choix découle les priorités et les formulations de la plate-forme à savoir s’imbriquera-t-elle dans les nombreuses luttes sociales qui bouillonnent tout en leur donnant une perspective d’une autre société ou sera-t-elle une adaptation après coup, à la PQ, pour des fins électoralistes ?  
Pour lire le texte complet :
Priorités de la plate-forme

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Plate-forme électorale de Québec solidaire 2012
Un Québec indépendant qui dépasse le capitalisme


 


La crise a déjà plus de quatre ans.  Elle est économique, écologique, sociale et démocratique.  La résoudre exige une révolution de nos systèmes d’énergie, de transport, agricole et urbain.  On ne saurait y parvenir sans un drastique transfert de richesse du 1% vers le 99%, sans libérer le Québec d’un Canada de plus en plus pollueur, conservateur et militariste, sans libérer les peuples de la dictature des marchés et leur tendance va-t’en-guerre.  Voici les engagements électoraux de Québec solidaire pour amorcer ce virage en diapason avec les luttes populaires.    
Pour lire le texte complet :
Plate forme 2012 -- proposition

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Tout changer pour que rien ne change
Renaissance hors PQ de l’alliance souverainiste droite-gauche ?
 
Durant l’émission « C’est bien meilleur le matin » du 6 octobre de la radio de Radio-Canada, le chroniqueur du Devoir, Michel David, affirmait qu’« Amir Khadir serait à l’origine de la relance [d’un rapprochement entre le PQ et Québec solidaire] ».  Selon le chroniqueur, il serait « celui qui pousse le plus fort » dans cette direction » bien qu’« Amir Khadir [ait] frappé un mur » au dernier congrès de mars 2011.  Effectivement, ce congrès ne datant que de sept mois a résolu, suite à un débat préalable dans les instances de base et sur le plancher du congrès, que « QS ne négocie aucun pacte tactique ou alliance stratégique pour la prochaine campagne électorale… ».  Ne cherchez pas cependant confirmation de cette résolution cruciale sur les alliances sur le site web de Québec solidaire.  Elle n’y est pas, pas plus que l’ensemble des résolutions de ce congrès dont la priorité était pourtant de voter la partie du programme concernant l’économie, l’écologie et le travail, résolutions destinées par définition au grand public et concernant, de plus, des questions capitales en ces temps de crises économique et écologique.
Pour lire le texte complet :

Tout changer pour que rien ne change

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Québec : la rentrée politique et sociale
Pas d’indépendance
sans grève politique de masse
Pas de mobilisation de masse
sans perspective indépendantiste

 
 

par Marc Bonhomme

 

TABLE DES MATIÈRES

Mieux que l’ADQ dumontiste, la CAQ s’essaie à la quadrature du cercle
page 3
Les « nouveaux Libéraux », parti de la « bourgeoisie comprador »
page 5
La polarisation sociale rend schizophrénique les zigzags du PQ
page 6
Le populisme de Québec solidaire cache sa démission programmatique
page 8
Perspective d’unité combative étudiant-travailleur comme au Chili
page 10
Référendum d’initiative populaire rime avec projet de société
page 12
Le référendum de 1995 : une « lutte de classe »
page 14
Mouvement du pendule entre indépendance et « projet de société »
page 15
L’humain ne vit pas que de pain, il vit aussi de dignité
page 17
Indépendance = rupture de l’ordre social
page 18
Assemblée constituante de la rue, négation de l’étapisme électoraliste
page 19
L’indépendance pour exproprier les banque et sauver le climat
page 21
Au sein du milieu étudiant, de l’Alliance sociale et de la Coalition anti-tarif, aux États généraux, aux élections, une campagne pour l’indépendance
page 23


Annexe
Suffrage universel et démocratie à la soviétique
page 25


Pour lire le texte complet : Pas de stratégie indépendantiste sans grève de masse


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L’élection fédérale de 2011
Le coup fourré d’une brise arabe contre le glacier conservateur




L’occupation de la place de la libération (Tahir) au Caire n’avait pas été sans influencé les syndiquées des secteurs publics du Wisconsin et l’Ohio qui avaient occupé leur capitole.  Dans un registre moins percutant (et même si les analystes patentés ne l’ont pas encore remarqué), les ruptures démocratiques tunisienne et égyptienne, mais pas encore cependant sociales, ont donné l’idée saugrenue au peuple québécois de ce magnifique coup fourré de peindre le Québec en orange.  Ce qu’il n’est pas encore prêt à faire dans la rue, il l’accomplit dans les urnes en recourant aux moyens du bord.  Très sensible aux luttes de libération nationale depuis la dite « révolution tranquille », le peuple québécois s’abreuve de la tempête de libération du monde arabe — leur lutte pour leur « troisième indépendance » — qui occupe chaque jour l’actualité mondiale, quand ce n’est pas la une médiatique. 

Pour lire le texte complet :

Élections 2011 analyse

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Article pour le journal Unité ouvrière # 24

Québec, France politique de l'Amérique anglo-saxonne
Paradoxale angoisse à droite sur fond d'impuissance à gauche, que l'indépendance peut résoud
re

L'année 2010, suite à l'apparente sortie de crise aux profit des banques et à l'échec/abandon de la lutte contre l'effet de serre, a vu la bourgeoisie mondiale décidée à ré-appliquer sans état d'âme ses politiques libre-échangistes.  Ne l'ont pas dissuadé les fortes résistances dans certains pays européens provenant surtout des bases syndicales et étudiantes, très souvent contre la volonté de leurs directions condamnées à suivre le mouvement pour le ralentir puis le faire échouer.  Mondialement parlant, c'est maintenant le tour des peuples des pays impérialistes, en commençant par les pays les plus périphériques. et le plus financiarisé, la Grande-Bretagne, de subir les affres semblables aux programmes d'ajustement structurel jadis imposés aux peuples des pays dépendants par le FMI.  De ce côté-ci de l'Atlantique impérialiste, avec son relatif haut taux de syndicalisation et son vigoureux indépendantisme qui ne se dément pas, le peuple québécois s'arc-boute les deux pieds sur les plus re-distributifs services publics et programmes sociaux dans les Amériques contre la tempête néolibérale.

Pour lire le texte complet :

La France du monde anglo-saxon

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L'enjeu de l'échangeur Turcot
La porte d'entrée d'un Québec écologique



L'enjeu conjoncturel Turcot (et celui naissant du pont Champlain qui lui est lié) est une excellente porte d'entrée à la fois sur les questions écologique, économique social... et national.  Il permet de concrétiser sur le terrain urbain la lutte cruciale contre les gaz à effet de serre (GES) dans un esprit écosocialiste.  Une occasion pour Québec solidaire de s'opposer au néolibéralisme pur du gouvernement mais aussi de défier les pseudo-solutions du "capitalisme vert".

Pour lire le texte complet :

Turcot

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L'auteur du « Livre noir du communisme » en visite au Québec
Les soldats « canadiens-français » envoyés en Sibérie
ont-ils eu tort de se mutiner ?


Invité par la revue Argument, et commandité par le journal Le Devoir, la chaire Raoul-Dandurand de l'UQÀM, dont le principal « partenaire » est Power Corporation, et quelques autres, l'auteur du Livre noir du communisme participera à une conférence-débat le 20 novembre à Montréal.  Il a bien sûr eu droit à une entrevue dans Le Devoir où l'auteur dénonce, après le communisme, « un totalitarisme entièrement nouveau qui prend aujourd'hui la forme de l'islamisme ».  Voilà donc l'ennemi à combattre, et non pas le capital néolibéral porteur d'une crise de civilisation et d'une corruption généralisée de la démocratie dont cet islamisme n'est qu'un fruit pourri.

On ne peut que se réjouir que la récente publication du livre du professeur Benjamin Isitt, From Victoria to Vladivostok, ait ressuscité du cimetière de l'oublie ce glorieux épisode d'une révolte commune du prolétariat des peuples québécois et canadien dans le sillage de la révolution d'Octobre. Cette révélation tombe à point pour faire contrepartie à la visite de l'auteur du « Livre noir du communisme », déjà vieux de treize ans mais toujours utile pour prétendument prouver l'impossibilité de renverser le capitalisme en faveur d'un monde écosocialiste, ce qui en réalité ne pourrait, selon ce triste sir, que dégénérer en « totalitarisme communiste », frère jumeau de celui lié au nazisme.

Pour lire le texte complet :


Livre noir du communisme

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L'automne froid d'un Québec.


    TABLE DES MATIÈRES

1. En panne de mobilisation, sauf en région

    Un espoir brisé page 2

    Un Québec écologique ou un Québec albertain ?
   page 2

    Le retour de la crise ? page 3

    Ne pas céder au cynisme et tenir le coup page 4

2. en panne d'alternative, sauf à droite

    Les Libéraux dans l'assiette au beurre par-dessus la tête page 5

    Pour le PQ c'est « créer la richesse » par le capitalisme « vert et bleu »
   page 5

    Faiblesse Québec page 6

    Québec solidaire flotte sur l'opinion publique. page 7

    . et se noie dans ses propres contradictions page 8

    Un programme caché et manipulé qui n'en finit plus d'accoucher page 8

    Reste l'espoir d'une transformation anticapitaliste page 9

Pour lire le texte complet :


L'autome froid

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15 septembre 2010



Contribution au débat programmatique de Québec solidaire
sur l’enjeu deux : agriculture, écologie, économie et travail


Pour contrer la crise globale du capitalisme
Un programme écosocialiste concret et mobilisateur


La crise grecque du printemps dernier a démontré que la réalité infernale
des « programmes d’ajustement structurel » jusqu’ici réservé aux pays
dépendants depuis une génération a désormais atteint les pays impérialistes
pour, là aussi, creuser les inégalités, aggraver la pauvreté, réduire en
peau de chagrin les services publics et les programmes sociaux et précariser
les emplois.  Les inondations pakistanaises sans précédent de cet été,
démonstration on ne peut plus claire, après les incendies de forêt en
Russie, de l’effet de la croissance des gaz à effet de serre dans l’
atmosphère, ont vu leurs conséquences sociales démultipliées par le
délabrement politique d’un pays embrigadé par l’impérialisme dans sa guerre
contre le terrorisme.  Ces deux catastrophes ont cruellement illustré la
pertinence et l’urgence d’une révolution anticapitaliste pour transformer
radicalement non seulement le  système de production mais aussi son envers,
le modèle de consommation.

Pour lire le texte complet :
Programme écosocialiste

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13 août 2010

Convention collective du Front commun
Connivence directions syndicales - gouvernement : Recul salarial et privatisation garantis
 
Les directions syndicales prétendent que la convention collective proposée mais non ratifiée protège le pouvoir d’achat contre l’inflation et possiblement l’augmentera en cas de croissance à peine plus que modérée du produit intérieur brut (PIB).  C’est le contraire qui est vrai.  Non seulement la convention n’offre-t-elle aucune protection contre les privatisations sous toutes ses formes mais elle lie le niveau de vie des syndiquées à la qualité de la gestion capitaliste de l’économie pour un semblant de protection contre l’inflation masquée en fausse clause d’enrichissement.  Pour réunir les conditions pour pouvoir vaincre l’État-patron, est-il encore possible de faire confiance à la bureaucratie syndicale, c’est-à-dire aux directions syndicales et à leur appareil ?  Peut-on compter sur la direction de Québec solidaire qui se taît sur l’entente proposée, tout comme sur les fermetures d’usines comme celle de la raffinerie Shell, se contentant de faire la morale au gouvernement et de préparer une alliance avec le PQ ?

Pour lire le texte complet :

Front commun

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27 mai 2009

Mouvements sociaux et gauche québécois de 2000 à 2009 :
Une lueur d’espoir après l’effondrement

La fin heureuse de la grève de sept semaines des professeurs de l'UQAM, de
février à avril 2009, semble avoir ravivé un certain optimisme qui a servi
de prélude à l’annonce, le 11 mai, par les directions syndicales de la
reconstitution de l’historique front commun de 1972, même plus largement
puisque il inclut presque tout le monde, accompagné d’un engagement solennel
de non-maraudage.  Manquait, cependant, dans leur prise de position, à cause
d’un bilan correct mais superficiel de la catastrophe de 2005, un engagement
de rupture de la concertation donc de la nécessité de préparer une
confrontation de grande ampleur.  Il est naïf de promettre un règlement
rapide avant la fin de l’actuel contrat collectif, ce qui est rarement
arrivé auparavant, tout en garantissant une hausse salariale de 11% sur
trois ans plus une clause d’enrichissement alors que la crise, par l’
augmentation du chômage, provoque des gels et des reculs de salaires et de
prestations de pensions.  Peut-être les directions syndicales croient-elles
que la crise sera surmontée en 2010, comme le prétendent certains
économistes patentés, sans tenir compte de la grande inégalité de la
distribution des revenues qui se maintient et de la montagne de dettes à
digérer.  Ces deux phénomènes annoncent une longue dépression une fois la
crise terminée… quand elle se terminera.

Pour lire le texte complet :

Notes pour une présentation Toronto

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22 décembre 2008



Le Manifeste du parti communiste, 160 ans plus tard
La crise de 1848 laissait déjà voir celle d’aujourd’hui

À peine installé à la direction du monde, malgré ses oripeaux féodaux qui
lui collaient à la peau et malgré la mainmise sur le vaste monde oriental
qui lui échappait encore, le jeune capitalisme libéral recelait déjà son
pourrissement néolibéral.  Il faudra la perspicacité des jeunes Marx et
Engels (ME) pour le déceler au nom du premier et éphémère parti communiste à
voir le jour.  On croirait déjà lire la description de l’actuelle profonde
crise du capitalisme néolibéral.

Écologie : un angle obscur : page 2
Le prolétariat : de minoritaire homogène à majoritaire éclaté et divisé :
page 3
L’oppression des femmes : test de la révolution : page 4
La révolution passe par l’indépendance nationale : page 5
À la recherche du parti prolétarien : page 6
Annexe : Réflexions sur le Front populaire : page 7

Pour lire le texte complet :
Manifeste

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Contre les crises économique et écologique
Un plan d’urgence anticapitaliste imposé par la rue

Le Québec plonge dans une sérieuse crise économique qui pourrait être longue
et profonde .  La crise est l’enjeu majeure de l’élection québécoise que les
Libéraux précipitent avant que les effets ne s’en fassent trop sentir  comme
c’est déjà le cas aux États-Unis et dans maintes régions forestières et dans
plusieurs petites villes et quartiers manufacturiers du Québec où les usines
ferment les unes après les autres.  Pendant ce temps, oubliée dans la
panique financière, non seulement la crise écologique s’aggrave-t-elle,
préparant des ruptures climatiques à court ou à moyen terme, mais les
gouvernements s’en balancent de plus en plus.

« …l'ampleur de la crise et de l'effort demandé à la société pour refonder
ce capitalisme exigent que l'on s'interroge sérieusement sur la nature du
système économique que nous souhaitons et que nous pouvons nous permettre.
La crise actuelle ouvre ainsi un espace de discussion largement inédit pour
notre génération, celle d'une critique du capitalisme […] Dans les
circonstances actuelles et à venir, il semble que la position
anti-capitaliste redevienne raisonnable. »

TABLE DES MATIÈRES
1. L’argent n’est politiquement plus un problème page 2
2. L’indépendance contre le capital financier et rentier page 4
3. Cent milliards $ d’infrastructures écologiques sur cinq ans page 6
4. La solidarité prolétarienne en lieu de la consommation de masse page 10
5. À des crises mondiales, une solidarité mondiale    page 12


Pour lire le texte complet :

Programme d'urgence

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La hausse des prix alimentaires et énergétiques
Capitalisme « vert », rentier et militariste,
ou écosocialisme


« Contrôler le pétrole, c’est contrôler les nations ; contrôler l’alimentation, c’est contrôler les peuples. »
Henry Kissinger, 1970

Les hausses des prix du pétrole et des aliments de base ne sont pas simultanées pour rien. Elles sont la conséquence de la faillite du capitalisme néolibéral comme système d’accumulation stable et une solution (déstabilisatrice) à cette faillite. Elles ouvrent la porte à un capitalisme soi-disant vert, rentier et militariste, qui ne pourrait peut-être réussir, en continuant d’augmenter la productivité du travail, que sur le dos du prolétariat (ceux et celles qui doivent, pour manger, se loger, s’habiller et se transporter, vendre la force de leurs bras et la capacité de leurs cerveaux sur le marché du travail sinon dépendre de la charité publique et privée) et des peuples. Chose certaine, il ne s’imposera que par la thérapie de choc de la combinaison de la crise économique avec la crise écologique. Cette crise combinée, paradoxalement, peut aussi être le catalyseur d’une révolution écosocialiste avec son programme et sa stratégie pour 2050. Pour y arriver s’impose un programme transitoire 2020 qui s’incarne dans l’historicité et la géographie des peuples et une stratégie qui mise sur un bilan critique des acquis bolivariens et altermondialistes.

Pour lire le texte complet :

Capitalisme vert

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La hausse des prix alimentaires et énergétiques
Capitalisme « vert », rentier et militariste,
ou écosocialisme


« Contrôler le pétrole, c’est contrôler les nations ; contrôler l’alimentation, c’est contrôler les peuples. »
Henry Kissinger, 1970

Les hausses des prix du pétrole et des aliments de base ne sont pas simultanées pour rien. Elles sont la conséquence de la faillite du capitalisme néolibéral comme système d’accumulation stable et une solution (déstabilisatrice) à cette faillite. Elles ouvrent la porte à un capitalisme soi-disant vert, rentier et militariste, qui ne pourrait peut-être réussir, en continuant d’augmenter la productivité du travail, que sur le dos du prolétariat et des peuples. Chose certaine, il ne s’imposera que par la thérapie de choc de la combinaison de la crise économique avec la crise écologique. Cette crise combinée, paradoxalement, peut aussi être le catalyseur d’une révolution écosocialiste avec son programme et sa stratégie pour 2050. Pour y arriver s’impose un programme transitoire 2020 qui s’incarne dans l’historicité et la géographie des peuples et une stratégie qui mise sur un bilan critique des acquis bolivariens et altermondialistes.

Selon Greenpeace-Canada, se basant sur le dernier rapport de 2007 du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) issu de l’ONU,

« …pour maintenir l’augmentation de la température moyenne de la Terre sous cette barre des 2°C, il faut ramener les émissions mondiales de GES au niveau de 1990 dès 2020, puis il faudra les réduire encore de 50 % d’ici 2050.
« Pour le Canada et les autres pays industrialisés, l’objectif est encore plus radical : toujours par rapport au niveau de 1990, il faut réduire les GES de 30 % d’ici 2020 et de 80 % d’ici 2050. »

Loin d’aller dans la direction recommandée par cette organisation spécialisée de l’ONU, selon Philippe Ciais, du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, responsable pour le GIEC des liens entre le système climatique et la biogéochimie, « 
Nos émissions de gaz carbonique [pour le monde] ont augmenté de plus de 3 % par an entre 2000 et 2005, contre moins de 1 % entre 1990 et 1999. » Nul doute, pour reprendre une expression des anticapitalistes de la LCR française, le défi posé aux peuples du monde est de « révolutionner la société ».

TABLE DES MATIÈRES

Le commencement de la fin du capitalisme néolibéral

page 2
Vers un capitalisme rentier viable ?
page 3
Une « thérapie de choc »
page 5
La pensée magique du découplage
page 6
Un programme écosocialiste pour 2050
page 7
Un programme transitoire pour 2020 dans les pays impérialistes
page 9
Lutte de classe d’un prolétariat mondialisé
page 11
Une stratégie d’unité écosocialiste des « multitudes » prolétariennes
page 13


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texte complet :

Capitalisme vert

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15 novembre 2007



L’indépendance, plus que jamais

Avec l’arrivée de la nouvelle cheffe, le PQ a renoncé à sa stratégie référendaire cul-de-sac en faveur d’une étapiste citoyenneté provinciale. Cette abandon « réellement existant » enfin avoué de l’objectif indépendantiste n’est nullement compensé par le constitutionnalisme électoraliste sans but ni contenu de Québec solidaire, dont ne fait même pas mention le « 
fil conducteur » pour la prochaine élection proposé par la direction, et encore moins par l’autonomiste constitutionnalisme parlementaire à la Duplessis de l’ADQ. Par défaut, ce vide redore le blason du faussement naïf fédéralisme nationaliste du PLQ qu’accommode raisonnablement les Conservateurs par leur reconnaissance de la nation québécoise, à la sauce ethnique, dans un Canada uni.

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Indépendance

1er novembre 2007



La nouvelle plate-forme du PQ :
privatiser la santé et l’éducation

À son dernier passage au pouvoir l’on sait que le PQ, dans le sillage des Libéraux fédéraux, s’était révélé le champion des coupures gâchant ainsi la « victoire morale » de 1995. Tant et si bien que le gouvernement fédéral a pu imposer en 2000 sa loi dite de la clarté sans coup férir tellement la défiance populaire envers le PQ avait paralysé le peuple québécois. Au lieu d’en tirer les leçons par un tournant à gauche, à ne pas cependant confondre avec le verbiage social-démocrate, afin de donner une assise sociale à sa stratégie référendaire — si l’on admet à tort que le projet historique réel du PQ ait jamais été l’indépendance et non la souveraineté-association-« beau-risque »-souveraineté-partenariat c’est-à-dire le renouvellement du fédéralisme — le PQ a opté pour l’image de la jeunesse branchée qui n’est pas plus solide que la bulle spéculative dont cette jeunesse est férue.

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La nouvelle plate-forme du PQ

Version révisée
(28 octobre)




Essai d’économie marxiste

La financiarisation du capital
Ou l’atteinte des limites de l’accumulation

Pourquoi cet entêtement du gouvernement étasunien à poursuivre deux guerres perdues d’avance, celles de l’Iraq et de l’Afghanistan, quitte à enfoncer les ÉU dans de profonds déséquilibres extérieur et budgétaire sans compter le discrédit politique extérieure et intérieure ? Pourquoi les classes dominantes des économies dites émergentes acceptent-elles de financer ce super déficit du compte courant étasunien alors que la gigantesque dette en résultant en devient de plus en plus risquée que ce soit sous forme de super dévaluation ou même de gel des paiements ? Pourquoi les rivaux impérialistes des ÉU appuient-ils finalement la catastrophique politique de guerre du pétrole, dite anti-terroriste, après lui avoir résisté dans un premier temps ? Pourquoi les puissances anglophones, dont le Canada, embarquent-elles à pieds joints dans ces guerres perdues d’avance ?


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Essai2


Les élections québécoises, un quatrième tournant depuis 1867
« Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. »


Le PQ, en pourcentage de votes, a eu le pire score électoral depuis sa fondation, le PLQ le pire depuis la Confédération. L’autonomisme, national et social, de la grande noirceur duplessiste, tel un spectre d’un autre âge, revient en force. Le rêve de Québec solidaire (QS) de supplanter l’ADQ comme troisième parti est devenu un cauchemar auquel participe même le parti Vert. L’alternance propre au suffrage de l’élection uninominal à un tour a été mis en échec. Mais il se traduit par un balayage de la droite dure ADQ-PLQ. Le plus que triplement relatif d’un vote marginal pour QS, ou le décuplement pour les Verts, est une mince consolation quand se produit pareil tournant.

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Bilan électoral

17 février 2007



Arrangements raisonnables
Utiliser le sexisme religieux pour dévoyer le politique


Le peuple québécois a suffisamment ferraillé pour séparer religion et État, épine dorsale de la grande noirceur duplessiste, pour défendre bec et ongle la laïcité pas tout à fait achevée de la société québécoise. Qu’on songe que le système scolaire n’a complété sa sécularisation que très récemment. Et encore, il reste ces écoles privées religieuses, clandestines ou non, qu’il est impératif de faire disparaître tout en intégrant leur personnel et étudiants dans le système public. Idem d’ailleurs pour toutes les écoles privées et classes élitistes du système public. La démocratie est laïque et égalitaire ou elle n’est pas.

Le peuple québécois a assez enduré et endure encore l’humiliation nationale, et les Québécoises l’humiliation sexiste, pour être très compréhensifs envers l’expression individuelle et collective de la foi en Allah, Dieu ou Yahvé. Il le sera d’autant plus que cette expression religieuse sera le fait de nationalités traînées dans la boue par les va-t-en-guerre de la « guerre contre le terrorisme » savamment provoquée et soigneusement entretenue. Il comprend dans ses tripes que cette expression est souvent l’affirmation de la résistance nationale contre l’impérialisme et la répression sélective. La démocratie respecte l’expression individuelle sous toutes ses formes dans les limites du respect réciproque et des droits collectifs.

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Arrangements raisonnables

Le 19 décembre 2006

Le congrès plate-forme de Québec solidaire
Une direction poussée à gauche mais sans rupture avec le fédéralisme néolibéral




De la même manière qu’au deux conseils nationaux depuis le congrès de fondation de février 2006, les déléguéEs au congrès sur la plate-forme ont encore une fois poussé à gauche la direction nationale. Si cette bataille de la base contre une direction sociale-libérale révèle le potentiel antinéolibéral et indépendantiste de Québec solidaire, les déléguéEs n’ont pas été en mesure de briser l’étouffant carcan verticaliste du mode de fonctionnement imposé par la direction. Il y a là la conjugaison de facteurs objectifs et subjectifs, de luttes sociales quasi complètement à plat au refus des collectifs de se poser en pôle anticapitaliste offrant direction et plate-forme alternatives en passant par l’arrivée d’une vague de nouveaux adhérentEs qui donne un chèque en blanc à la direction nationale, le temps de s’initier à la politique.

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Le congrès plate-forme

Le 10 septembre 2006

Guerre contre le terrorisme ou guerre pour le pétrole ?



À première vue, la guerre du Liban n’a rien à voir avec le pétrole et tout avec la guerre contre le terrorisme puisque selon le gouvernement canadien (et ceux des ÉU et de Grande-Bretagne), le Hezbollah est classifié comme groupe terroriste. Comme le dit, cependant, la sagesse populaire : « 
il ne faut pas se fier aux apparences ». Le Hezbollah n’est pas un groupe terroriste et la guerre du Liban est un autre épisode de la guerre du pétrole.

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Guerre contre le terrorisme

20 mai 2006

La bourgeoisie québécoise à la recherche d’un nouveau cadre partidaire



En Amérique latine, en France, aux États-Unis, en Ontario, au Québec, de nouvelles forces sociales — autochtones, paysans, informels, étudiants, minorités visibles, écologistes — prennent le devant de la scène pour compenser l'affaiblissement et les défaites syndicales. Au Québec, après l'écrasement sans riposte des syndicats des secteurs publics et parapublics, puis la capitulation des syndicats des garderies pour l'équité salariale, et même l'annulation du Forum social québécois faute d’appui syndical et populaire, la mouvance écologique se cristallise sur la question du Mont Orford, une lutte antinéolibérale contre la privatisation. Mais ce ne sera pas aussi facile que le cas de l'annulation de la centrale thermique du Suroît.

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Le parti n'est pas au rendez-vous

8 mai 2006

L’émergence de nouvelles forces antinéolibérales se heurte au mur de partis à l’ancienne servis à la moderne



De nouvelles forces sociales prennent le devant de la scène pour compenser l'affaiblissement et les défaites syndicales, ce qui ne veut pas dire que ces dernières ne pourraient pas soudainement resurgir. Au Québec, après l'écrasement sans riposte des syndicats des secteurs publics et parapublics, puis la capitulation des syndicats des garderies pour l'équité salariale, et même l'annulation du Forum social québécois, la mouvance écologique se cristallise sur la question du Mont Orford, une lutte antinéolibérale contre la privatisation. Mais ce ne sera pas facile comme dans le cas de l'annulation de la centrale thermique du Suroît car après avoir régler son compte au mouvement syndical, le gouvernement Libéral se sent la force de régler son compte au mouvement environnementaliste qui, même s'il est capable de grandes mobilisations quasi spontanées, est faiblement organisé comparativement au mouvement syndical, encore plus divisé que celui-ci et a des directions qui sont même encore plus modérées que les directions syndicales. Ce serait en effet une erreur d'appréciation que de penser que la privatisation d'une partie du parc du Mont Orford est une autre bavure Libérale. C'est au contraire une provocation calculée pour écraser le dernier secteur du mouvement social québécois encore capable de mobilisation sérieuse.


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Nouvelles forces contre vieux partis

Novembre 2005


Pour une UFP/OC anticapitaliste




Depuis plus de dix ans, la gauche québécoise en rupture avec le PQ a commencé à se regrouper politiquement sur la base d’une orientation de libération nationale et sociale du peuple québécois. Ce fut d’abord le PDS puis le RAP et enfin l’UFP et OC. La fondation très probable du nouveau parti en janvier 2006 marque une nouvelle étape de ce qui pourrait peut-être devenir le rejet du PQ par la grande majorité du peuple québécois en faveur d’une alternative anticapitaliste et indépendantiste. On pourra alors parler d’un rendez-vous avec l’histoire. Cependant, il se pourrait aussi que ce mouvement aboutisse à un cul-de-sac comme ce fut le cas pour le vaste mouvement de libération des années 60 dont le PQ réussit à prendre la direction politique.


Pour lire le texte complet :
UFP-OC anticapitaliste

29 août 2005

Assemblée constituante et grève générale
Stratégie et tactique pour la conquête du pouvoir



“ 
La conjoncture politique québécoise favorise actuellement l’intégration de la lutte pour l’indépendance nationale avec les luttes sociales progressistes. ” de dire Pierre Dostie dans sa chronique de juillet-août 2005 dans la revue Canadian Dimension. il a raison sur le diagnostic. Il ajoute que pour qu’advienne un “ rendez-vous historique ”, il faut que “ …les différentes composantes du mouvement souverainiste réussissent à dégager une stratégie commune et forgent une alliance nationale qui reflète l’ensemble du peuple et qui ne soit pas soumise au monopole d’un seul parti. ” Sur cette base, il interpelle le PQ : “ Les acteurs politiques concernés, à commencer par le PQ, sauront-ils assumer cette tâche historique ? ” Voilà une proposition stratégique qui garantit qu’il n’y aura pas de rendez-vous historique.


Pour lire le texte complet : Stratégie indépendantiste

1er juin 2005

Une critique du document « Situation politique et
perspective pour l’UFP »

À trop miser sur la crise de l’adversaire, elle nous passera sous le nez



Le rapport politique (RP) de l’UFP pour le Conseil de l’Union de juin 2005 nous invite à miser sur des crises politiques majeures tant au niveau fédéral que québécois, crises qui automatiquement bénéficieraient au futur parti unifié OC-UFP sans qu’il soit obligé de proposer sa propre stratégie de prise du pouvoir. Paradoxalement, pour soutenir cette analyse, le RP minimise l’importance de la question nationale québécoise à Ottawa tout en la surestimant à Québec. Cet attentisme l’amène à réduire la campagne politique, enfin amorcée, au mot d’ordre d’États généraux, un contenant pertinent mais sans contenu.


Pour lire le texte complet : Une critique du rapport politique

24 avril 2005

Pour une campagne sur la grève générale initiée par l’UFP



1. La conjoncture politique québécoise impose en effet la nécessité d’une campagne politique sur le thème de la grève générale (voir mon texte « Pour une grève générale publique-privée tous et toutes ensemble cet automne »).

Pour une campagne sur la grève générale initiée par UFP
Pour lire le texte complet :

14 avril 2005

Pour une grève générale publique-privée tous et toutes ensemble cet automne



Pour une troisième fois en moins de deux ans, le mouvement social québécois a raté le train de la grève générale. Si trois batailles n’ont pas aboutis dans cette guerre de classe, la guerre est loin d’être perdue parce que les gros bataillons syndicaux n’ont pas encore été sérieusement engagés même si les bataillons auxiliaires, écologiste et étudiant, s’en sortent amochés et divisés suite aux manœuvres des gouvernements québécois et canadien. Une inconnue reste l’attitude du mouvement des femmes, et du mouvement populaire qui lui est très lié. Cependant, ces trois tentatives, de par les leçons que l’on peut en tirer, ont fait mûrir la conscience de la nécessité d’une grève générale publique-privée tous et toutes ensemble.


Pour lire le texte complet :
Pour une grève générale publique

18 février 2005

L’UFP, parti des urnes ou parti de la rue ?



Affirmer qu’il y a une obligation de résultat à fusionner avec Option citoyenne c’est affirmer que l’organisation est tout, que l’orientation politique n’est rien. À cet égard, le PT brésilien est un immenses succès organisationnel… et une catastrophe politique. C’est donc dire que la tactique de construction d’un parti de masse de gauche ne peut faire fi ni de la plate-forme ni du type de parti à construire. Le secret de l’alchimie combinant tous ces éléments se trouve dans la méthode pour arriver à l’unité. Car un parti de masse de gauche reste essentiel pour vaincre le néolibéralisme et le fédéralisme comme en témoigne l’échec du grand soulèvement argentin gangrené par une pléthore de petits partis sectaires incapables de se poser en direction politique pour favoriser le pouvoir du peuple travailleur.

Pour lire le texte complet : UFP, parti des urnes ou de la rue

23 février 2004

Préparons la grève générale publique-privée « tous et toutes ensemble »



Notes pour la présentation à l’assemblée publique de l’UFP-Outaouais sur la grève générale.

1. Pourquoi les lois scélérates adoptées à la vapeur à la fin décembre par le gouvernement Charest ?
Elles visent surtout à affaiblir très sérieusement les syndicats
o en permettant la sous-traitance sauvage (avec désyndicalisation) comme cela s’est fait au Holiday Inn Crown Plaza où le tiers des postes ont été sous-traités avec perte de syndicalisation ;
o en stimulant le maraudage dans le secteur de la santé où les syndicats sont très combatifs.
Elles veulent ainsi briser le seul obstacle de taille à la soi-disant « ré-ingénierie » c’est-à-dire à la privatisation (attention aux euphémismes trompeurs comme partenariat public-privé) des services publics qui commencerait immédiatement par les employéEs de soutien et le transport public.
Sachant que ces lois soulèveraient une immense colère syndicale, le PLQ a procédé très rapidement, en début de mandat et à un moment non propice à la mobilisation (Fêtes, examens pour les étudiants)


Pour lire le texte complet : Préparons la grève générale publique-privée « tous et toutes ensemble »

21 décembre 2002

Une droite et des gauches… ou des droites et une gauche ?



« Une droite et des gauches » dixit l’Aut’Journal dans son numéro de décembre/janvier. Où est-elle cette droite unie ? Serait-ce l’ADQ ? Serait-ce que l’on peut caractériser le PLQ ou le PQ de gauche ?

C’est peut-être ce que pense la nouvelle direction de la CSN qui, à la limite, serait prête à appeler à voter pour le parti le mieux placé pour battre l’ADQ. Les derniers sondages montrent que ce pourrait être les Libéraux. Dans son plan d’action rendu public en septembre dernier pour « réinventer » le Québec, le PLQ s’engage à maintenir le déficit zéro tout en réduisant les impôts de 5 milliards $ à raison d’un milliard l’an sur une période de 5 ans. Sur cette base et spéculant sur une croissance continue jusqu’à la fin de la décennie, le PLQ s’engage à maintenir le statu-quo dans le réseau de la santé et de l’éducation en gelant toutes les autres dépenses, c’est-à-dire à les diminuer en termes réels par personne, ce qui comprend la lutte contre la pauvreté, le réseau de garderies, le logement social, la protection de l’environnement, le transport public, le soutien à la culture et le développement des régions.


Pour lire le texte complet : Une droite et des gauches

11 février 2002

Les enjeux du moment dans le processus de fondation du nouveau parti de gauche



Le processus de fondation du nouveau parti de gauche a démarré. Encore faut-il démarrer du bon pied. Il y a les tâches d’organisation, de plate-forme et de statuts baignant toutes dans une ambiance pré-électorale. Quel est le fil conducteur pour se présenter en pleine forme à la ligne de départ qu’est le congrès de fondation du début juin, ligne de départ tant, à court terme, pour les prochaines élections qu’à moyen terme pour l’enracinement du parti dans les luttes sociales ?

Pour lire le texte complet : Les enjeux du moment

10 avril 1999

Questionnements stratégiques



À travers le Forum intersyndical et le livre de Jean-Marc Piotte,
Du combat au partenariat, le débat est ouvert sur une nécessaire réorientation de la stratégie syndicale. Le RAP, par une assemblée publique sur la fiscalité, lance le débat pour un budget alternatif. Au sein de l'organisation de la Marche des femmes pour l'an 2000, on sent une tension entre donner la priorité à une loi anti-pauvreté ou à l'équité salariale. Ces questionnements ne sont pas les seuls mais ils sont déterminants pour la suite des choses.


Pour lire le texte complet : Questionnements stratégiques