****************************
13 août 2010
Convention collective du Front commun
Connivence directions syndicales - gouvernement : Recul salarial et privatisation garantis
Les directions syndicales prétendent que la convention collective proposée mais non ratifiée protège le pouvoir d’achat contre l’inflation et possiblement l’augmentera en cas de croissance à peine plus que modérée du produit intérieur brut (PIB). C’est le contraire qui est vrai. Non seulement la convention n’offre-t-elle aucune protection contre les privatisations sous toutes ses formes mais elle lie le niveau de vie des syndiquées à la qualité de la gestion capitaliste de l’économie pour un semblant de protection contre l’inflation masquée en fausse clause d’enrichissement. Pour réunir les conditions pour pouvoir vaincre l’État-patron, est-il encore possible de faire confiance à la bureaucratie syndicale, c’est-à-dire aux directions syndicales et à leur appareil ? Peut-on compter sur la direction de Québec solidaire qui se taît sur l’entente proposée, tout comme sur les fermetures d’usines comme celle de la raffinerie Shell, se contentant de faire la morale au gouvernement et de préparer une alliance avec le PQ ?
Pour lire le texte complet :
Front commun
****************************
Mouvements sociaux et gauche québécois de 2000 à 2009 :
Une lueur d’espoir après l’effondrement
La fin heureuse de la grève de sept semaines des professeurs de l'UQAM, de
février à avril 2009, semble avoir ravivé un certain optimisme qui a servi
de prélude à l’annonce, le 11 mai, par les directions syndicales de la
reconstitution de l’historique front commun de 1972, même plus largement
puisque il inclut presque tout le monde, accompagné d’un engagement solennel
de non-maraudage. Manquait, cependant, dans leur prise de position, à cause
d’un bilan correct mais superficiel de la catastrophe de 2005, un engagement
de rupture de la concertation donc de la nécessité de préparer une
confrontation de grande ampleur. Il est naïf de promettre un règlement
rapide avant la fin de l’actuel contrat collectif, ce qui est rarement
arrivé auparavant, tout en garantissant une hausse salariale de 11% sur
trois ans plus une clause d’enrichissement alors que la crise, par l’
augmentation du chômage, provoque des gels et des reculs de salaires et de
prestations de pensions. Peut-être les directions syndicales croient-elles
que la crise sera surmontée en 2010, comme le prétendent certains
économistes patentés, sans tenir compte de la grande inégalité de la
distribution des revenues qui se maintient et de la montagne de dettes à
digérer. Ces deux phénomènes annoncent une longue dépression une fois la
crise terminée… quand elle se terminera.
Pour lire le texte complet :
Notes pour une présentation Toronto
****************************
Le Manifeste du parti communiste, 160 ans plus tard
La crise de 1848 laissait déjà voir celle d’aujourd’hui
À peine installé à la direction du monde, malgré ses oripeaux féodaux qui
lui collaient à la peau et malgré la mainmise sur le vaste monde oriental
qui lui échappait encore, le jeune capitalisme libéral recelait déjà son
pourrissement néolibéral. Il faudra la perspicacité des jeunes Marx et
Engels (ME) pour le déceler au nom du premier et éphémère parti communiste à
voir le jour. On croirait déjà lire la description de l’actuelle profonde
crise du capitalisme néolibéral.
Écologie : un angle obscur : page 2
Le prolétariat : de minoritaire homogène à majoritaire éclaté et divisé :
page 3
L’oppression des femmes : test de la révolution : page 4
La révolution passe par l’indépendance nationale : page 5
À la recherche du parti prolétarien : page 6
Annexe : Réflexions sur le Front populaire : page 7
Pour lire le texte complet :
Manifeste
****************************
Un plan d’urgence anticapitaliste imposé par la rue
Le Québec plonge dans une sérieuse crise économique qui pourrait être longue
et profonde . La crise est l’enjeu majeure de l’élection québécoise que les
Libéraux précipitent avant que les effets ne s’en fassent trop sentir comme
c’est déjà le cas aux États-Unis et dans maintes régions forestières et dans
plusieurs petites villes et quartiers manufacturiers du Québec où les usines
ferment les unes après les autres. Pendant ce temps, oubliée dans la
panique financière, non seulement la crise écologique s’aggrave-t-elle,
préparant des ruptures climatiques à court ou à moyen terme, mais les
gouvernements s’en balancent de plus en plus.
« …l'ampleur de la crise et de l'effort demandé à la société pour refonder
ce capitalisme exigent que l'on s'interroge sérieusement sur la nature du
système économique que nous souhaitons et que nous pouvons nous permettre.
La crise actuelle ouvre ainsi un espace de discussion largement inédit pour
notre génération, celle d'une critique du capitalisme […] Dans les
circonstances actuelles et à venir, il semble que la position
anti-capitaliste redevienne raisonnable. »
TABLE DES MATIÈRES
1. L’argent n’est politiquement plus un problème page 2
2. L’indépendance contre le capital financier et rentier page 4
3. Cent milliards $ d’infrastructures écologiques sur cinq ans page 6
4. La solidarité prolétarienne en lieu de la consommation de masse page 10
5. À des crises mondiales, une solidarité mondiale page 12
Pour lire le texte complet :
Programme d'urgence
****************************
La hausse des prix alimentaires et
énergétiques
Capitalisme
« vert », rentier et militariste,
ou écosocialisme
« Contrôler
le pétrole, c’est contrôler les nations ;
contrôler l’alimentation, c’est contrôler
les peuples. »
Henry
Kissinger, 1970
Les hausses des prix du pétrole et des aliments de
base ne sont pas simultanées pour rien. Elles sont la
conséquence de la faillite du capitalisme néolibéral
comme système d’accumulation stable et une
solution (déstabilisatrice) à cette faillite. Elles
ouvrent la porte à un capitalisme soi-disant vert,
rentier et militariste, qui ne pourrait peut-être
réussir, en continuant d’augmenter la
productivité du travail, que sur le dos du
prolétariat (ceux et celles qui doivent, pour manger,
se loger, s’habiller et se transporter, vendre
la force de leurs bras et la capacité de leurs
cerveaux sur le marché du travail sinon dépendre de
la charité publique et privée) et des peuples. Chose
certaine, il ne s’imposera que par la thérapie
de choc de la combinaison de la crise économique avec
la crise écologique. Cette crise combinée,
paradoxalement, peut aussi être le catalyseur
d’une révolution écosocialiste avec son
programme et sa stratégie pour 2050. Pour y arriver
s’impose un programme transitoire 2020 qui
s’incarne dans l’historicité et la
géographie des peuples et une stratégie qui mise sur
un bilan critique des acquis bolivariens et
altermondialistes.
Pour lire le
texte complet :
Capitalisme
vert
****************************
La hausse des prix alimentaires et
énergétiques
Capitalisme
« vert », rentier et militariste,
ou écosocialisme
« Contrôler
le pétrole, c’est contrôler les nations ;
contrôler l’alimentation, c’est contrôler
les peuples. »
Henry
Kissinger, 1970
Les hausses des prix du pétrole et des aliments de
base ne sont pas simultanées pour rien. Elles sont la
conséquence de la faillite du capitalisme néolibéral
comme système d’accumulation stable et une
solution (déstabilisatrice) à cette faillite. Elles
ouvrent la porte à un capitalisme soi-disant vert,
rentier et militariste, qui ne pourrait peut-être
réussir, en continuant d’augmenter la
productivité du travail, que sur le dos du
prolétariat et des peuples. Chose certaine, il ne
s’imposera que par la thérapie de choc de la
combinaison de la crise économique avec la crise
écologique. Cette crise combinée, paradoxalement,
peut aussi être le catalyseur d’une révolution
écosocialiste avec son programme et sa stratégie pour
2050. Pour y arriver s’impose un programme
transitoire 2020 qui s’incarne dans
l’historicité et la géographie des peuples et
une stratégie qui mise sur un bilan critique des
acquis bolivariens et altermondialistes.
Selon Greenpeace-Canada, se basant sur le dernier
rapport de 2007 du Groupe d'experts
intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC)
issu de l’ONU,
« …pour
maintenir l’augmentation de la température
moyenne de la Terre sous cette barre des 2°C, il faut
ramener les émissions mondiales de GES au niveau de
1990 dès 2020, puis il faudra les réduire encore de
50 % d’ici 2050.
« Pour le Canada et les autres pays
industrialisés, l’objectif est encore plus
radical : toujours par rapport au niveau de 1990, il
faut réduire les GES de 30 % d’ici 2020 et de
80 % d’ici 2050. »
Loin d’aller dans la direction recommandée par
cette organisation spécialisée de l’ONU, selon
Philippe Ciais, du Laboratoire des sciences du climat
et de l’environnement, responsable pour le GIEC
des liens entre le système climatique et la
biogéochimie, « Nos
émissions de gaz carbonique [pour
le monde]
ont augmenté de plus de 3 % par an entre 2000 et
2005, contre moins de 1 % entre 1990 et
1999. »
Nul doute, pour reprendre une expression des
anticapitalistes de la LCR française, le défi posé
aux peuples du monde est de « révolutionner la
société ».
|
TABLE DES MATIÈRES
|
Le commencement de la fin du capitalisme
néolibéral
|
page 2
|
|
Vers un capitalisme rentier viable ?
|
page 3
|
|
|
Une « thérapie de choc »
|
page 5
|
|
|
La pensée magique du découplage
|
page 6
|
|
|
Un programme écosocialiste pour 2050
|
page 7
|
|
|
Un programme transitoire pour 2020 dans les pays
impérialistes
|
page 9
|
|
|
Lutte de classe d’un prolétariat mondialisé
|
page 11
|
|
|
Une stratégie d’unité écosocialiste des
« multitudes » prolétariennes
|
page 13
|
Pour lire le texte complet :
Capitalisme vert
****************************

L’indépendance, plus que jamais
Avec l’arrivée de la nouvelle cheffe, le PQ a renoncé à sa stratégie référendaire cul-de-sac en faveur d’une étapiste citoyenneté provinciale. Cette abandon « réellement existant » enfin avoué de l’objectif indépendantiste n’est nullement compensé par le constitutionnalisme électoraliste sans but ni contenu de Québec solidaire, dont ne fait même pas mention le « fil conducteur » pour la prochaine élection proposé par la direction, et encore moins par l’autonomiste constitutionnalisme parlementaire à la Duplessis de l’ADQ. Par défaut, ce vide redore le blason du faussement naïf fédéralisme nationaliste du PLQ qu’accommode raisonnablement les Conservateurs par leur reconnaissance de la nation québécoise, à la sauce ethnique, dans un Canada uni.
Pour lire le texte complet :
Indépendance

La nouvelle plate-forme du PQ :
privatiser la santé et l’éducation
À son dernier passage au pouvoir l’on sait que le PQ, dans le sillage des Libéraux fédéraux, s’était révélé le champion des coupures gâchant ainsi la « victoire morale » de 1995. Tant et si bien que le gouvernement fédéral a pu imposer en 2000 sa loi dite de la clarté sans coup férir tellement la défiance populaire envers le PQ avait paralysé le peuple québécois. Au lieu d’en tirer les leçons par un tournant à gauche, à ne pas cependant confondre avec le verbiage social-démocrate, afin de donner une assise sociale à sa stratégie référendaire — si l’on admet à tort que le projet historique réel du PQ ait jamais été l’indépendance et non la souveraineté-association-« beau-risque »-souveraineté-partenariat c’est-à-dire le renouvellement du fédéralisme — le PQ a opté pour l’image de la jeunesse branchée qui n’est pas plus solide que la bulle spéculative dont cette jeunesse est férue.
Pour lire le texte complet :
La nouvelle plate-forme du PQ
(28 octobre)

Essai d’économie
marxiste
La
financiarisation du capital
Ou l’atteinte des limites de
l’accumulation
Pourquoi
cet entêtement du gouvernement étasunien à poursuivre
deux guerres perdues d’avance, celles de
l’Iraq et de l’Afghanistan, quitte à
enfoncer les ÉU dans de profonds déséquilibres
extérieur et budgétaire sans compter le discrédit
politique extérieure et intérieure ? Pourquoi
les classes dominantes des économies dites émergentes
acceptent-elles de financer ce super déficit du
compte courant étasunien alors que la gigantesque
dette en résultant en devient de plus en plus risquée
que ce soit sous forme de super dévaluation ou même
de gel des paiements ? Pourquoi les rivaux
impérialistes des ÉU appuient-ils finalement la
catastrophique politique de guerre du pétrole, dite
anti-terroriste, après lui avoir résisté dans un
premier temps ? Pourquoi les puissances
anglophones, dont le Canada, embarquent-elles à pieds
joints dans ces guerres perdues d’avance ?
Pour
lire le
texte complet :
Essai2
Les
élections québécoises, un quatrième tournant depuis
1867
« Ainsi,
parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni
bouillant, je te vomirai de ma
bouche. »
Le
PQ, en pourcentage de votes, a eu le pire score
électoral depuis sa fondation, le PLQ le pire depuis
la Confédération. L’autonomisme, national et
social, de la grande noirceur duplessiste, tel un
spectre d’un autre âge, revient en force. Le
rêve de Québec solidaire (QS) de supplanter
l’ADQ comme troisième parti est devenu un
cauchemar auquel participe même le parti Vert.
L’alternance propre au suffrage de
l’élection uninominal à un tour a été mis en
échec. Mais il se traduit par un balayage de la
droite dure ADQ-PLQ. Le plus que triplement relatif
d’un vote marginal pour QS, ou le décuplement
pour les Verts, est une mince consolation quand se
produit pareil tournant.
Pour lire le texte complet :
Bilan
électoral
Arrangements raisonnables
Utiliser le sexisme religieux pour dévoyer le politique
Le peuple québécois a suffisamment ferraillé pour séparer religion et État, épine dorsale de la grande noirceur duplessiste, pour défendre bec et ongle la laïcité pas tout à fait achevée de la société québécoise. Qu’on songe que le système scolaire n’a complété sa sécularisation que très récemment. Et encore, il reste ces écoles privées religieuses, clandestines ou non, qu’il est impératif de faire disparaître tout en intégrant leur personnel et étudiants dans le système public. Idem d’ailleurs pour toutes les écoles privées et classes élitistes du système public. La démocratie est laïque et égalitaire ou elle n’est pas.
Le peuple québécois a assez enduré et endure encore l’humiliation nationale, et les Québécoises l’humiliation sexiste, pour être très compréhensifs envers l’expression individuelle et collective de la foi en Allah, Dieu ou Yahvé. Il le sera d’autant plus que cette expression religieuse sera le fait de nationalités traînées dans la boue par les va-t-en-guerre de la « guerre contre le terrorisme » savamment provoquée et soigneusement entretenue. Il comprend dans ses tripes que cette expression est souvent l’affirmation de la résistance nationale contre l’impérialisme et la répression sélective. La démocratie respecte l’expression individuelle sous toutes ses formes dans les limites du respect réciproque et des droits collectifs.
Pour lire le texte complet :
Arrangements raisonnables
Le congrès plate-forme de Québec solidaire
Une direction poussée à gauche mais sans rupture avec le fédéralisme néolibéral

De la même manière qu’au deux conseils nationaux depuis le congrès de fondation de février 2006, les déléguéEs au congrès sur la plate-forme ont encore une fois poussé à gauche la direction nationale. Si cette bataille de la base contre une direction sociale-libérale révèle le potentiel antinéolibéral et indépendantiste de Québec solidaire, les déléguéEs n’ont pas été en mesure de briser l’étouffant carcan verticaliste du mode de fonctionnement imposé par la direction. Il y a là la conjugaison de facteurs objectifs et subjectifs, de luttes sociales quasi complètement à plat au refus des collectifs de se poser en pôle anticapitaliste offrant direction et plate-forme alternatives en passant par l’arrivée d’une vague de nouveaux adhérentEs qui donne un chèque en blanc à la direction nationale, le temps de s’initier à la politique.
Pour lire le texte complet :
Le congrès plate-forme
Guerre contre le terrorisme ou guerre pour le pétrole ?

À première vue, la guerre du Liban n’a rien à voir avec le pétrole et tout avec la guerre contre le terrorisme puisque selon le gouvernement canadien (et ceux des ÉU et de Grande-Bretagne), le Hezbollah est classifié comme groupe terroriste. Comme le dit, cependant, la sagesse populaire : « il ne faut pas se fier aux apparences ». Le Hezbollah n’est pas un groupe terroriste et la guerre du Liban est un autre épisode de la guerre du pétrole.
Pour lire le texte complet :
Guerre contre le terrorisme
La bourgeoisie québécoise à la recherche d’un nouveau cadre partidaire

En Amérique latine, en France, aux États-Unis, en Ontario, au Québec, de nouvelles forces sociales — autochtones, paysans, informels, étudiants, minorités visibles, écologistes — prennent le devant de la scène pour compenser l'affaiblissement et les défaites syndicales. Au Québec, après l'écrasement sans riposte des syndicats des secteurs publics et parapublics, puis la capitulation des syndicats des garderies pour l'équité salariale, et même l'annulation du Forum social québécois faute d’appui syndical et populaire, la mouvance écologique se cristallise sur la question du Mont Orford, une lutte antinéolibérale contre la privatisation. Mais ce ne sera pas aussi facile que le cas de l'annulation de la centrale thermique du Suroît.
Pour lire le texte complet :
Le parti n'est pas au rendez-vous
L’émergence de nouvelles forces antinéolibérales se heurte au mur de partis à l’ancienne servis à la moderne

De nouvelles forces sociales prennent le devant de la scène pour compenser l'affaiblissement et les défaites syndicales, ce qui ne veut pas dire que ces dernières ne pourraient pas soudainement resurgir. Au Québec, après l'écrasement sans riposte des syndicats des secteurs publics et parapublics, puis la capitulation des syndicats des garderies pour l'équité salariale, et même l'annulation du Forum social québécois, la mouvance écologique se cristallise sur la question du Mont Orford, une lutte antinéolibérale contre la privatisation. Mais ce ne sera pas facile comme dans le cas de l'annulation de la centrale thermique du Suroît car après avoir régler son compte au mouvement syndical, le gouvernement Libéral se sent la force de régler son compte au mouvement environnementaliste qui, même s'il est capable de grandes mobilisations quasi spontanées, est faiblement organisé comparativement au mouvement syndical, encore plus divisé que celui-ci et a des directions qui sont même encore plus modérées que les directions syndicales. Ce serait en effet une erreur d'appréciation que de penser que la privatisation d'une partie du parc du Mont Orford est une autre bavure Libérale. C'est au contraire une provocation calculée pour écraser le dernier secteur du mouvement social québécois encore capable de mobilisation sérieuse.
Pour lire le texte complet :
Nouvelles forces contre vieux partis
Pour une UFP/OC anticapitaliste

Depuis plus de dix ans, la gauche québécoise en
rupture avec le PQ a commencé à se regrouper
politiquement sur la base d’une orientation de
libération nationale et sociale du peuple québécois.
Ce fut d’abord le PDS puis le RAP et enfin
l’UFP et OC. La fondation très probable du
nouveau parti en janvier 2006 marque une nouvelle
étape de ce qui pourrait peut-être devenir le rejet
du PQ par la grande majorité du peuple québécois en
faveur d’une alternative anticapitaliste et
indépendantiste. On pourra alors parler d’un
rendez-vous avec l’histoire. Cependant, il se
pourrait aussi que ce mouvement aboutisse à un
cul-de-sac comme ce fut le cas pour le vaste
mouvement de libération des années 60 dont le PQ
réussit à prendre la direction politique.
Pour lire le texte complet : UFP-OC
anticapitaliste
Assemblée constituante et grève générale
Stratégie et tactique pour la conquête du pouvoir

“ La conjoncture politique québécoise favorise actuellement l’intégration de la lutte pour l’indépendance nationale avec les luttes sociales progressistes. ” de dire Pierre Dostie dans sa chronique de juillet-août 2005 dans la revue Canadian Dimension. il a raison sur le diagnostic. Il ajoute que pour qu’advienne un “ rendez-vous historique ”, il faut que “ …les différentes composantes du mouvement souverainiste réussissent à dégager une stratégie commune et forgent une alliance nationale qui reflète l’ensemble du peuple et qui ne soit pas soumise au monopole d’un seul parti. ” Sur cette base, il interpelle le PQ : “ Les acteurs politiques concernés, à commencer par le PQ, sauront-ils assumer cette tâche historique ? ” Voilà une proposition stratégique qui garantit qu’il n’y aura pas de rendez-vous historique.
Pour lire le texte complet : Stratégie indépendantiste
Une critique du document « Situation politique et
perspective pour l’UFP »
À trop miser sur la crise de l’adversaire, elle nous passera sous le nez

Le rapport politique (RP) de l’UFP pour le Conseil de l’Union de juin 2005 nous invite à miser sur des crises politiques majeures tant au niveau fédéral que québécois, crises qui automatiquement bénéficieraient au futur parti unifié OC-UFP sans qu’il soit obligé de proposer sa propre stratégie de prise du pouvoir. Paradoxalement, pour soutenir cette analyse, le RP minimise l’importance de la question nationale québécoise à Ottawa tout en la surestimant à Québec. Cet attentisme l’amène à réduire la campagne politique, enfin amorcée, au mot d’ordre d’États généraux, un contenant pertinent mais sans contenu.
Pour lire le texte complet : Une critique du rapport politique
Pour une campagne sur la grève générale initiée par l’UFP
1. La conjoncture politique québécoise impose en effet la nécessité d’une campagne politique sur le thème de la grève générale (voir mon texte « Pour une grève générale publique-privée tous et toutes ensemble cet automne »).
Pour une campagne sur la grève générale initiée par UFP
Pour lire le texte complet :
Pour une grève générale publique-privée tous et toutes ensemble cet automne

Pour une troisième fois en moins de deux ans, le mouvement social québécois a raté le train de la grève générale. Si trois batailles n’ont pas aboutis dans cette guerre de classe, la guerre est loin d’être perdue parce que les gros bataillons syndicaux n’ont pas encore été sérieusement engagés même si les bataillons auxiliaires, écologiste et étudiant, s’en sortent amochés et divisés suite aux manœuvres des gouvernements québécois et canadien. Une inconnue reste l’attitude du mouvement des femmes, et du mouvement populaire qui lui est très lié. Cependant, ces trois tentatives, de par les leçons que l’on peut en tirer, ont fait mûrir la conscience de la nécessité d’une grève générale publique-privée tous et toutes ensemble.
Pour lire le texte complet : Pour une grève générale publique
L’UFP, parti des urnes ou parti de la rue ?

Affirmer qu’il y a une obligation de résultat à fusionner avec Option citoyenne c’est affirmer que l’organisation est tout, que l’orientation politique n’est rien. À cet égard, le PT brésilien est un immenses succès organisationnel… et une catastrophe politique. C’est donc dire que la tactique de construction d’un parti de masse de gauche ne peut faire fi ni de la plate-forme ni du type de parti à construire. Le secret de l’alchimie combinant tous ces éléments se trouve dans la méthode pour arriver à l’unité. Car un parti de masse de gauche reste essentiel pour vaincre le néolibéralisme et le fédéralisme comme en témoigne l’échec du grand soulèvement argentin gangrené par une pléthore de petits partis sectaires incapables de se poser en direction politique pour favoriser le pouvoir du peuple travailleur.
Pour lire le texte complet : UFP, parti des urnes ou de la rue
Préparons la grève générale publique-privée « tous et toutes ensemble »

Notes pour la présentation à l’assemblée publique de l’UFP-Outaouais sur la grève générale.
1. Pourquoi les lois scélérates adoptées à la vapeur à la fin décembre par le gouvernement Charest ?
⎫ Elles visent surtout à affaiblir très sérieusement les syndicats
o en permettant la sous-traitance sauvage (avec désyndicalisation) comme cela s’est fait au Holiday Inn Crown Plaza où le tiers des postes ont été sous-traités avec perte de syndicalisation ;
o en stimulant le maraudage dans le secteur de la santé où les syndicats sont très combatifs.
⎫ Elles veulent ainsi briser le seul obstacle de taille à la soi-disant « ré-ingénierie » c’est-à-dire à la privatisation (attention aux euphémismes trompeurs comme partenariat public-privé) des services publics qui commencerait immédiatement par les employéEs de soutien et le transport public.
⎫ Sachant que ces lois soulèveraient une immense colère syndicale, le PLQ a procédé très rapidement, en début de mandat et à un moment non propice à la mobilisation (Fêtes, examens pour les étudiants)
Pour lire le texte complet : Préparons la grève générale publique-privée « tous et toutes ensemble »
Une droite et des gauches… ou des droites et une gauche ?

« Une droite et des gauches » dixit l’Aut’Journal dans son numéro de décembre/janvier. Où est-elle cette droite unie ? Serait-ce l’ADQ ? Serait-ce que l’on peut caractériser le PLQ ou le PQ de gauche ?
C’est peut-être ce que pense la nouvelle direction de la CSN qui, à la limite, serait prête à appeler à voter pour le parti le mieux placé pour battre l’ADQ. Les derniers sondages montrent que ce pourrait être les Libéraux. Dans son plan d’action rendu public en septembre dernier pour « réinventer » le Québec, le PLQ s’engage à maintenir le déficit zéro tout en réduisant les impôts de 5 milliards $ à raison d’un milliard l’an sur une période de 5 ans. Sur cette base et spéculant sur une croissance continue jusqu’à la fin de la décennie, le PLQ s’engage à maintenir le statu-quo dans le réseau de la santé et de l’éducation en gelant toutes les autres dépenses, c’est-à-dire à les diminuer en termes réels par personne, ce qui comprend la lutte contre la pauvreté, le réseau de garderies, le logement social, la protection de l’environnement, le transport public, le soutien à la culture et le développement des régions.
Pour lire le texte complet : Une droite et des gauches
Les enjeux du moment dans le processus de fondation du nouveau parti de gauche

Le processus de fondation du nouveau parti de gauche a démarré. Encore faut-il démarrer du bon pied. Il y a les tâches d’organisation, de plate-forme et de statuts baignant toutes dans une ambiance pré-électorale. Quel est le fil conducteur pour se présenter en pleine forme à la ligne de départ qu’est le congrès de fondation du début juin, ligne de départ tant, à court terme, pour les prochaines élections qu’à moyen terme pour l’enracinement du parti dans les luttes sociales ?
Pour lire le texte complet : Les enjeux du moment
Questionnements stratégiques

À travers le Forum intersyndical et le livre de Jean-Marc Piotte, Du combat au partenariat, le débat est ouvert sur une nécessaire réorientation de la stratégie syndicale. Le RAP, par une assemblée publique sur la fiscalité, lance le débat pour un budget alternatif. Au sein de l'organisation de la Marche des femmes pour l'an 2000, on sent une tension entre donner la priorité à une loi anti-pauvreté ou à l'équité salariale. Ces questionnements ne sont pas les seuls mais ils sont déterminants pour la suite des choses.
Pour lire le texte complet : Questionnements stratégiques
