****************************
Mouvements sociaux et gauche québécois de 2000 à 2009 :
Une lueur d’espoir après l’effondrement
La fin heureuse de la grève de sept semaines des professeurs de l'UQAM, de
février à avril 2009, semble avoir ravivé un certain optimisme qui a servi
de prélude à l’annonce, le 11 mai, par les directions syndicales de la
reconstitution de l’historique front commun de 1972, même plus largement
puisque il inclut presque tout le monde, accompagné d’un engagement solennel
de non-maraudage. Manquait, cependant, dans leur prise de position, à cause
d’un bilan correct mais superficiel de la catastrophe de 2005, un engagement
de rupture de la concertation donc de la nécessité de préparer une
confrontation de grande ampleur. Il est naïf de promettre un règlement
rapide avant la fin de l’actuel contrat collectif, ce qui est rarement
arrivé auparavant, tout en garantissant une hausse salariale de 11% sur
trois ans plus une clause d’enrichissement alors que la crise, par l’
augmentation du chômage, provoque des gels et des reculs de salaires et de
prestations de pensions. Peut-être les directions syndicales croient-elles
que la crise sera surmontée en 2010, comme le prétendent certains
économistes patentés, sans tenir compte de la grande inégalité de la
distribution des revenues qui se maintient et de la montagne de dettes à
digérer. Ces deux phénomènes annoncent une longue dépression une fois la
crise terminée… quand elle se terminera.
Pour lire le texte complet :
Notes pour une présentation Toronto
****************************
Le Manifeste du parti communiste, 160 ans plus tard
La crise de 1848 laissait déjà voir celle d’aujourd’hui
À peine installé à la direction du monde, malgré ses oripeaux féodaux qui
lui collaient à la peau et malgré la mainmise sur le vaste monde oriental
qui lui échappait encore, le jeune capitalisme libéral recelait déjà son
pourrissement néolibéral. Il faudra la perspicacité des jeunes Marx et
Engels (ME) pour le déceler au nom du premier et éphémère parti communiste à
voir le jour. On croirait déjà lire la description de l’actuelle profonde
crise du capitalisme néolibéral.
Écologie : un angle obscur : page 2
Le prolétariat : de minoritaire homogène à majoritaire éclaté et divisé :
page 3
L’oppression des femmes : test de la révolution : page 4
La révolution passe par l’indépendance nationale : page 5
À la recherche du parti prolétarien : page 6
Annexe : Réflexions sur le Front populaire : page 7
Pour lire le texte complet :
Manifeste
****************************
Un plan d’urgence anticapitaliste imposé par la rue
Le Québec plonge dans une sérieuse crise économique qui pourrait être longue
et profonde . La crise est l’enjeu majeure de l’élection québécoise que les
Libéraux précipitent avant que les effets ne s’en fassent trop sentir comme
c’est déjà le cas aux États-Unis et dans maintes régions forestières et dans
plusieurs petites villes et quartiers manufacturiers du Québec où les usines
ferment les unes après les autres. Pendant ce temps, oubliée dans la
panique financière, non seulement la crise écologique s’aggrave-t-elle,
préparant des ruptures climatiques à court ou à moyen terme, mais les
gouvernements s’en balancent de plus en plus.
« …l'ampleur de la crise et de l'effort demandé à la société pour refonder
ce capitalisme exigent que l'on s'interroge sérieusement sur la nature du
système économique que nous souhaitons et que nous pouvons nous permettre.
La crise actuelle ouvre ainsi un espace de discussion largement inédit pour
notre génération, celle d'une critique du capitalisme […] Dans les
circonstances actuelles et à venir, il semble que la position
anti-capitaliste redevienne raisonnable. »
TABLE DES MATIÈRES
1. L’argent n’est politiquement plus un problème page 2
2. L’indépendance contre le capital financier et rentier page 4
3. Cent milliards $ d’infrastructures écologiques sur cinq ans page 6
4. La solidarité prolétarienne en lieu de la consommation de masse page 10
5. À des crises mondiales, une solidarité mondiale page 12
Pour lire le texte complet :
Programme d'urgence
****************************
La hausse des prix alimentaires et
énergétiques
Capitalisme
« vert », rentier et militariste,
ou écosocialisme
« Contrôler
le pétrole, c’est contrôler les nations ;
contrôler l’alimentation, c’est contrôler
les peuples. »
Henry
Kissinger, 1970
Les hausses des prix du pétrole et des aliments de
base ne sont pas simultanées pour rien. Elles sont la
conséquence de la faillite du capitalisme néolibéral
comme système d’accumulation stable et une
solution (déstabilisatrice) à cette faillite. Elles
ouvrent la porte à un capitalisme soi-disant vert,
rentier et militariste, qui ne pourrait peut-être
réussir, en continuant d’augmenter la
productivité du travail, que sur le dos du
prolétariat (ceux et celles qui doivent, pour manger,
se loger, s’habiller et se transporter, vendre
la force de leurs bras et la capacité de leurs
cerveaux sur le marché du travail sinon dépendre de
la charité publique et privée) et des peuples. Chose
certaine, il ne s’imposera que par la thérapie
de choc de la combinaison de la crise économique avec
la crise écologique. Cette crise combinée,
paradoxalement, peut aussi être le catalyseur
d’une révolution écosocialiste avec son
programme et sa stratégie pour 2050. Pour y arriver
s’impose un programme transitoire 2020 qui
s’incarne dans l’historicité et la
géographie des peuples et une stratégie qui mise sur
un bilan critique des acquis bolivariens et
altermondialistes.
Pour lire le
texte complet :
Capitalisme
vert
****************************
La hausse des prix alimentaires et
énergétiques
Capitalisme
« vert », rentier et militariste,
ou écosocialisme
« Contrôler
le pétrole, c’est contrôler les nations ;
contrôler l’alimentation, c’est contrôler
les peuples. »
Henry
Kissinger, 1970
Les hausses des prix du pétrole et des aliments de
base ne sont pas simultanées pour rien. Elles sont la
conséquence de la faillite du capitalisme néolibéral
comme système d’accumulation stable et une
solution (déstabilisatrice) à cette faillite. Elles
ouvrent la porte à un capitalisme soi-disant vert,
rentier et militariste, qui ne pourrait peut-être
réussir, en continuant d’augmenter la
productivité du travail, que sur le dos du
prolétariat et des peuples. Chose certaine, il ne
s’imposera que par la thérapie de choc de la
combinaison de la crise économique avec la crise
écologique. Cette crise combinée, paradoxalement,
peut aussi être le catalyseur d’une révolution
écosocialiste avec son programme et sa stratégie pour
2050. Pour y arriver s’impose un programme
transitoire 2020 qui s’incarne dans
l’historicité et la géographie des peuples et
une stratégie qui mise sur un bilan critique des
acquis bolivariens et altermondialistes.
Selon Greenpeace-Canada, se basant sur le dernier
rapport de 2007 du Groupe d'experts
intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC)
issu de l’ONU,
« …pour
maintenir l’augmentation de la température
moyenne de la Terre sous cette barre des 2°C, il faut
ramener les émissions mondiales de GES au niveau de
1990 dès 2020, puis il faudra les réduire encore de
50 % d’ici 2050.
« Pour le Canada et les autres pays
industrialisés, l’objectif est encore plus
radical : toujours par rapport au niveau de 1990, il
faut réduire les GES de 30 % d’ici 2020 et de
80 % d’ici 2050. »
Loin d’aller dans la direction recommandée par
cette organisation spécialisée de l’ONU, selon
Philippe Ciais, du Laboratoire des sciences du climat
et de l’environnement, responsable pour le GIEC
des liens entre le système climatique et la
biogéochimie, « Nos
émissions de gaz carbonique [pour
le monde]
ont augmenté de plus de 3 % par an entre 2000 et
2005, contre moins de 1 % entre 1990 et
1999. »
Nul doute, pour reprendre une expression des
anticapitalistes de la LCR française, le défi posé
aux peuples du monde est de « révolutionner la
société ».
|
TABLE DES MATIÈRES
|
Le commencement de la fin du capitalisme
néolibéral
|
page 2
|
|
Vers un capitalisme rentier viable ?
|
page 3
|
|
|
Une « thérapie de choc »
|
page 5
|
|
|
La pensée magique du découplage
|
page 6
|
|
|
Un programme écosocialiste pour 2050
|
page 7
|
|
|
Un programme transitoire pour 2020 dans les pays
impérialistes
|
page 9
|
|
|
Lutte de classe d’un prolétariat mondialisé
|
page 11
|
|
|
Une stratégie d’unité écosocialiste des
« multitudes » prolétariennes
|
page 13
|
Pour lire le texte complet :
Capitalisme vert
****************************

L’indépendance, plus que jamais
Avec l’arrivée de la nouvelle cheffe, le PQ a renoncé à sa stratégie référendaire cul-de-sac en faveur d’une étapiste citoyenneté provinciale. Cette abandon « réellement existant » enfin avoué de l’objectif indépendantiste n’est nullement compensé par le constitutionnalisme électoraliste sans but ni contenu de Québec solidaire, dont ne fait même pas mention le « fil conducteur » pour la prochaine élection proposé par la direction, et encore moins par l’autonomiste constitutionnalisme parlementaire à la Duplessis de l’ADQ. Par défaut, ce vide redore le blason du faussement naïf fédéralisme nationaliste du PLQ qu’accommode raisonnablement les Conservateurs par leur reconnaissance de la nation québécoise, à la sauce ethnique, dans un Canada uni.
Pour lire le texte complet :
Indépendance

La nouvelle plate-forme du PQ :
privatiser la santé et l’éducation
À son dernier passage au pouvoir l’on sait que le PQ, dans le sillage des Libéraux fédéraux, s’était révélé le champion des coupures gâchant ainsi la « victoire morale » de 1995. Tant et si bien que le gouvernement fédéral a pu imposer en 2000 sa loi dite de la clarté sans coup férir tellement la défiance populaire envers le PQ avait paralysé le peuple québécois. Au lieu d’en tirer les leçons par un tournant à gauche, à ne pas cependant confondre avec le verbiage social-démocrate, afin de donner une assise sociale à sa stratégie référendaire — si l’on admet à tort que le projet historique réel du PQ ait jamais été l’indépendance et non la souveraineté-association-« beau-risque »-souveraineté-partenariat c’est-à-dire le renouvellement du fédéralisme — le PQ a opté pour l’image de la jeunesse branchée qui n’est pas plus solide que la bulle spéculative dont cette jeunesse est férue.
Pour lire le texte complet :
La nouvelle plate-forme du PQ
(28 octobre)

Essai d’économie
marxiste
La
financiarisation du capital
Ou l’atteinte des limites de
l’accumulation
Pourquoi
cet entêtement du gouvernement étasunien à poursuivre
deux guerres perdues d’avance, celles de
l’Iraq et de l’Afghanistan, quitte à
enfoncer les ÉU dans de profonds déséquilibres
extérieur et budgétaire sans compter le discrédit
politique extérieure et intérieure ? Pourquoi
les classes dominantes des économies dites émergentes
acceptent-elles de financer ce super déficit du
compte courant étasunien alors que la gigantesque
dette en résultant en devient de plus en plus risquée
que ce soit sous forme de super dévaluation ou même
de gel des paiements ? Pourquoi les rivaux
impérialistes des ÉU appuient-ils finalement la
catastrophique politique de guerre du pétrole, dite
anti-terroriste, après lui avoir résisté dans un
premier temps ? Pourquoi les puissances
anglophones, dont le Canada, embarquent-elles à pieds
joints dans ces guerres perdues d’avance ?
Pour
lire le
texte complet :
Essai2
Les
élections québécoises, un quatrième tournant depuis
1867
« Ainsi,
parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni
bouillant, je te vomirai de ma
bouche. »
Le
PQ, en pourcentage de votes, a eu le pire score
électoral depuis sa fondation, le PLQ le pire depuis
la Confédération. L’autonomisme, national et
social, de la grande noirceur duplessiste, tel un
spectre d’un autre âge, revient en force. Le
rêve de Québec solidaire (QS) de supplanter
l’ADQ comme troisième parti est devenu un
cauchemar auquel participe même le parti Vert.
L’alternance propre au suffrage de
l’élection uninominal à un tour a été mis en
échec. Mais il se traduit par un balayage de la
droite dure ADQ-PLQ. Le plus que triplement relatif
d’un vote marginal pour QS, ou le décuplement
pour les Verts, est une mince consolation quand se
produit pareil tournant.
Pour lire le texte complet :
Bilan
électoral
Arrangements raisonnables
Utiliser le sexisme religieux pour dévoyer le politique
Le peuple québécois a suffisamment ferraillé pour séparer religion et État, épine dorsale de la grande noirceur duplessiste, pour défendre bec et ongle la laïcité pas tout à fait achevée de la société québécoise. Qu’on songe que le système scolaire n’a complété sa sécularisation que très récemment. Et encore, il reste ces écoles privées religieuses, clandestines ou non, qu’il est impératif de faire disparaître tout en intégrant leur personnel et étudiants dans le système public. Idem d’ailleurs pour toutes les écoles privées et classes élitistes du système public. La démocratie est laïque et égalitaire ou elle n’est pas.
Le peuple québécois a assez enduré et endure encore l’humiliation nationale, et les Québécoises l’humiliation sexiste, pour être très compréhensifs envers l’expression individuelle et collective de la foi en Allah, Dieu ou Yahvé. Il le sera d’autant plus que cette expression religieuse sera le fait de nationalités traînées dans la boue par les va-t-en-guerre de la « guerre contre le terrorisme » savamment provoquée et soigneusement entretenue. Il comprend dans ses tripes que cette expression est souvent l’affirmation de la résistance nationale contre l’impérialisme et la répression sélective. La démocratie respecte l’expression individuelle sous toutes ses formes dans les limites du respect réciproque et des droits collectifs.
Pour lire le texte complet :
Arrangements raisonnables
Le congrès plate-forme de Québec solidaire
Une direction poussée à gauche mais sans rupture avec le fédéralisme néolibéral

De la même manière qu’au deux conseils nationaux depuis le congrès de fondation de février 2006, les déléguéEs au congrès sur la plate-forme ont encore une fois poussé à gauche la direction nationale. Si cette bataille de la base contre une direction sociale-libérale révèle le potentiel antinéolibéral et indépendantiste de Québec solidaire, les déléguéEs n’ont pas été en mesure de briser l’étouffant carcan verticaliste du mode de fonctionnement imposé par la direction. Il y a là la conjugaison de facteurs objectifs et subjectifs, de luttes sociales quasi complètement à plat au refus des collectifs de se poser en pôle anticapitaliste offrant direction et plate-forme alternatives en passant par l’arrivée d’une vague de nouveaux adhérentEs qui donne un chèque en blanc à la direction nationale, le temps de s’initier à la politique.
Pour lire le texte complet :
Le congrès plate-forme
Guerre contre le terrorisme ou guerre pour le pétrole ?

À première vue, la guerre du Liban n’a rien à voir avec le pétrole et tout avec la guerre contre le terrorisme puisque selon le gouvernement canadien (et ceux des ÉU et de Grande-Bretagne), le Hezbollah est classifié comme groupe terroriste. Comme le dit, cependant, la sagesse populaire : « il ne faut pas se fier aux apparences ». Le Hezbollah n’est pas un groupe terroriste et la guerre du Liban est un autre épisode de la guerre du pétrole.
Pour lire le texte complet :
Guerre contre le terrorisme
La bourgeoisie québécoise à la recherche d’un nouveau cadre partidaire

En Amérique latine, en France, aux États-Unis, en Ontario, au Québec, de nouvelles forces sociales — autochtones, paysans, informels, étudiants, minorités visibles, écologistes — prennent le devant de la scène pour compenser l'affaiblissement et les défaites syndicales. Au Québec, après l'écrasement sans riposte des syndicats des secteurs publics et parapublics, puis la capitulation des syndicats des garderies pour l'équité salariale, et même l'annulation du Forum social québécois faute d’appui syndical et populaire, la mouvance écologique se cristallise sur la question du Mont Orford, une lutte antinéolibérale contre la privatisation. Mais ce ne sera pas aussi facile que le cas de l'annulation de la centrale thermique du Suroît.
Pour lire le texte complet :
Le parti n'est pas au rendez-vous
L’émergence de nouvelles forces antinéolibérales se heurte au mur de partis à l’ancienne servis à la moderne

De nouvelles forces sociales prennent le devant de la scène pour compenser l'affaiblissement et les défaites syndicales, ce qui ne veut pas dire que ces dernières ne pourraient pas soudainement resurgir. Au Québec, après l'écrasement sans riposte des syndicats des secteurs publics et parapublics, puis la
