Gauche québécoise et d'ailleurs

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Le Devoir et Presse-toi-à-gauche
Feu sur Québec solidaire, chacun à sa manière

 QS et la Bourse

Les monopoles médiatiques ont fait des reportages sans état d’âme à propos du congrès de Québec solidaire mais, jusqu’à maintenant, sans faire de commentaires.  Ceux clairement fédéralistes sont, somme toute, heureux d’un Québec solidaire confiant qui nuit au PQ — souvenons-nous de leur obséquieux éloge de la performance de Françoise David au débat des chefs — mais en même temps craintif qu’il devienne plus qu’une nuisance.  Quant à Québécor, qui a fait son deuil de la CAQ et renoué par la grande porte avec le PQ de l’équilibre budgétaire à tout prix, on peut penser qu’il n’est pas malheureux d’un Québec solidaire qui coupe clairement les amarres avec le bateau péquiste.  Son alliance contradictoire avec les Conservateurs, au diapason de ses valeurs réactionnaires et de ses ambitions d’affaire outre Outaouais, sécurise à double tour le statu quo fédéraliste.  Ce type d’alliance n’a rien de nouveau comme l’explique lumineusement le secrétaire du SPQ-libre qui, cependant, ne tire pas l’inévitable conclusion que l’indépendance ne peut se faire qu’à gauche… ce qui le mènerait à Québec solidaire (Pierre Dubuc,
À propos de la nomination de PKP à Hydro-Québec, 6 mai, L’Aut’Journal).   
Pour lire le texte complet :

Le Devoir et Presse-toi-à-gauche bonifié

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Congrès de Québec solidaire de mai 2013

« Camarades ! », la porte des alliances est fermée


QS - gratuité scolaire

La première parole publique du nouveau président-porte-parole, forte et assurée, a été « Camarades ».  Dans la foulée, Andrés Fontecilla, le nouveau président-porte-parole, a dénoncé l’exploitation pétrolière dans le Golfe du St-Laurent, sur laquelle la direction du parti avait entrouvert la porte malgré la clarté de la plate-forme (communiqué de presse du 26/03/13) et le passage sur le sol québécois du pétrole bitumineux… sujet sur lequel la direction du parti est demeurée silencieuse jusqu’ici.  Le congrès a élu le candidat, dont la famille avait fui le Chili de Pinochet, qui avait clairement pris parti pour un sérieux coup de barre à gauche tant au niveau de l’organisation du parti que de sa fidélité à sa plate-forme contre toute dérive électoraliste.


Pour lire le texte complet :
Congrès_mai_2013

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Québec solidaire à la recherche d’un second souffle

Bannière QS

Les instances locales et régionales de Québec solidaire en sont à discuter et à prendre un premier vote sur les propositions des instances nationales pour le congrès du début mai 2013.  Stratégie d’alliance et choix d’un porte-parole homme en seront sans doute les points d’orgue.  Traversés par l’éventualité d’une prochaine campagne électorale, les débats ne peuvent faire autrement que de tenir compte de sondages qui, étant donné l’effet de l’urne dû au « vote utile » amplifié par le système uninominal à un tour, démontrent une stagnation, malgré une gouvernance péquiste nettement à droite de sa plate-forme électorale, et surtout une montée d’Option nationale lequel a réuni mille personnes à son dernier congrès.  Pour mieux comprendre les débats au sein de Québec solidaire — lesquels n’ont rien à voir avec ceux fabriqués par Presse-toi-à-gauche à propos de l’Assemblée constituante afin de sauver des eaux cette stratégie cul-de-sac — on s’appuiera, sans s’y limiter, sur les riches débats réels de l’assemblée générale de la circonscription d’Hochelaga-Maisonneuve, une circonscription prenable et la troisième en termes de nombre de membres après celles de Mercier et de Gouin.  Ces débats méritent, en toute transparence, d’être portés à l’attention de tout le parti, de son électorat et du large public.

Pour lire le
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Québec solidaire à la recherche d'un second souffle

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Hommage à Paul Rose (1943-2013)
Paul Rose : Un homme du peuple pour toutes les saisons

Papa avec drapeaux
 
Ayant milité avec Paul du temps du Parti de la démocratie socialiste (PDS), de 1994-95 à 2002-03, je tenais à lui rendre hommage et, du même coup, à souligner sa contribution à la construction de la gauche politique québécoise.  Il ne faudrait pas négliger ce moment dans le parcours de ce personnage historique qui fut, tout autant avant qu’après la crise d’Octobre 1970, un homme du peuple pour toutes les saisons. 

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Paul Rose

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Prise de position de Québec solidaire sur les bombardements israéliens
Un pacifisme asymétrique qui refuse de prendre parti

Jeune femme au drapeau

La prise de position de Québec solidaire ne rompt pas avec le pacifisme du NPD.  Elle n’est que l’expression d’un pacifisme asymétrique qui reste sur le même plan que celui symétrique du NPD.  Québec solidaire dénonce « l’escalade de la violence » des deux partis en affirmant en entrée de jeu que « Les tirs de roquettes sur les civils en Israël et le bombardement de Gaza par l’Armée israélienne doivent cesser ».  Il s’ensuit l’invocation d’une possible « bonne foi » d’Israël et la mollesse de la critique de la position grossièrement pro-Israël du gouvernement Conservateur.

Pour lire le texte complet :

Un pacifisme asymétrique qui refuse de prendre parti

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Lendemains de grève étudiante et d’élections
La grande illusion de la victoire

 

La veille des élections, les associations étudiantes grévistes, sous le poids de la répression (plus de 3 000 accusations), d’une session perdue si la grève reprenait et d’une division sur la tactique électorale, mettaient fin à la grève malgré l’absence de toute entente et malgré la recommandation de la CLASSE, la plus militante des associations, à continuer.  Difficile d’y voir autre chose qu’une défaite.  Après les élections du 4 septembre, le gouvernement minoritaire du PQ annonça la satisfaction des revendications étudiantes, soit les gel des frais de scolarité, à l’indexation au coût de la vie près.  Suite à cette annonce, qui reste à confirmer dans les faits et surtout à pérenniser, se firent entendre des cris de victoire.  Plus les acteurs sociaux sont modérés, particulièrement ceux hors Québec, plus ces cris sont tonitruants.  Même la CLASSE, avant de se déclarer en dormance, a fini par suivre le courant tant bien que mal. 
Pour lire le texte complet :

Lendemains de grève étudiante

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Sortir, de toute urgence, la campagne de Québec solidaire de l’ornière péquiste


 
La majorité des cinq engagements de la campagne de Québec solidaire (Engagements électoraux, site web du parti) pourrait être reprise par le PQ.  Pour ajouter l’injure à l’insulte, un des engagements joue le jeu du capital financier qui cherche, depuis la crise de 2007-2008, la caution de l’État.  Last but not least, la liaison avec la lutte étudiante rate sa transformation en mouvement social.    Pourtant, plusieurs éléments de la plate-forme (Plate-forme, site web du parti), aussi insatisfaisante soit-elle à bien des égards (Mon article « Un regard sur le Congrès de Québec solidaire d’avril 2012 », ESSF, 30/04/12), permettent facilement de se démarquer du PQ, tout en gardant les cinq mêmes thèmes.  Si Québec solidaire ne veut pas devenir un faire-valoir de gauche du PQ, en faisant comme si existait le pacte avec ce parti dont la chef péquiste n’a pas voulu, il est plus que temps de faire un virage encore possible.  À moins que le réel objectif de la direction de Québec solidaire soit de se laisse porter par le dit « vote stratégique » du « Débarrassons-nous des Libéraux » propre au système uninominal à un tour, ce qui donnerait, au mieux, deux et seulement deux député-e-s sur 125. 


Pour lire le texte complet :

La campagne de Québec solidaire se démarque à peine de celle du PQ

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Congrès de Québec solidaire – jour 1
Appuyer la lutte étudiante pour mieux la laisser tomber

 

Malgré un lyrique récital à trois voix à propos de la lutte étudiante, la seule perspective offerte par le député Solidaire était la représentation de la lutte étudiante dans les urnes lors de la prochaine élection.  Le point majeur de la soirée, celui sur la conjoncture politique, était ouvert par un panel de quatre présentations (FFQ, CSN, AQLPA, SSJB).  Aucun représentant étudiant sous prétexte de ne pas offenser personne en privilégiant une fédération aux dépens des autres !  Alors pourquoi inviter le président de la CSN aux dépens de la FTQ, CSQ ou FIIQ ?  Pourquoi inviter une représentante de l’AQLPA aux dépens de Greenpeace ou d’Équiterre ?  Réponse : Parce que la direction de Québec solidaire n’a pas voulu inviter un représentant étudiant pourtant nombreux parmi ses rangs même si la CLASSE, la fédération la plus représentative et combative des grévistes, en plus d’être la cible du gouvernement Libéral, aurait difficilement consenti à déléguer quelqu’un étant donné un fort courant libertaire anti-parti en son sein.

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Congrès

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Priorités proposées de la plate-forme électorale de Québec solidaire
Québécois (sans –es) urbains de souche d’abord !


Relativement peu d’instances ont participé au processus d’amendement et de priorisation de la plate-forme électorale de Québec solidaire.  Peut-être parce que ce processus manquait totalement de souplesse.  Le résultat de la priorisation relève du nationalisme étroit des quartiers urbains réduits à leur seule dimension habitation.  Les amendements le moindrement  substantiels aux priorités sont peu nombreux.  Les assemblées pré-congrès et le congrès plate-forme ont du pain sur la planche pour redresser la barre, en particulier pour revoir les priorités, quitte à déconstruire l’étouffant critère de sélection.
Pour lire le texte complet :
Priorités

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Bilan sommaire du congrès Québec solidaire de décembre 2011
Un sérieux recul programmatique et démocratique

Ce congrès a été un recul par rapport au congrès de mars 2011 tant sur le fond que par rapport à sa qualité démocratique.  S’il y a un fil de plomb à ce congrès c’est le refus d’affronter le capital.  Le contrôle stratégique de l’économie, c’est-à-dire des épargnes, des investissements et de la fiscalité, tant les flux extérieurs qu’intérieurs, est abandonné aux banques qui imposeront leurs normes à une éventuelle banque d’État tout comme ils l’ont fait pour Desjardins.

Pour lire le texte complet :

Bilan sommaire du congrès de décembre 2011

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Sondages et résultats électoraux
Quand Québec solidaire va-t-il décoller ?               
Il y a deux lectures possibles des sondages et des résultats électoraux dans Bonaventure.  Celle des porte-parole de Québec solidaire qui « se sont montrés ravis des résultats de leur candidate, qui est allée chercher 9 % des voix, le triple de ce qu'elle a eu en 2008. » (Antoine Robitaille, Bonaventure : le PQ a payé pour son cynisme, estime Charest, Le Devoir, 7/12/11) ou encore celle dithyrambique de la direction de Presse-toi-à-gauche (Bernard Rioux, L’élection dans Bonaventure, une avancée enthousiasmante pour Québec solidaire !, Presse-toi-à-gauche, 6/12/11).  Puis celle d’un ancien responsable à l’organisation du parti qui fait « un constat brutal mais réel » de résultats « insuffisants pour faire élire une équipe de “solidaires” la prochaine fois. » (Stéphane Lessard, Presse-toi-à-gauche, 6/12/11). 

Pour lire le texte complet :

Sondages et résultats électoraux

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Comment réagir au rapport Duchesneau

Un jeune militant de Québec solidaire, en colère contre les révélations provenant du rapport Duchesneau, me propose de participer à une occupation d’une officine gouvernementale.  Voici ma réponse dépouillée des éléments personnels.

Pour lire le texte complet :
Réponse au rapport Duchesneau

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Une initiative du caucus socialiste du NPD
pour les droits du Québec

Il existe au sein du NPD un modeste caucus socialiste essentiellement basé en Ontario, particulièrement à Toronto, et comme le site web le révèle fonctionne en anglais… mais qui n’en n’est pas moins sensible aux questions nationales québécoise, autochtones et inuit comme ne témoigne l’extrait suivant de leur manifeste.
Pour lire le texte complet :

Lettre ouverte à BRAD LAVIGNE

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Élections 2011 : premières impressions
Le magnifique coup fourré du peuple québécois tant au fédéralisme néolibéral qu’au nationalisme nationaleux
Pour lire le texte complet :

Élections 2011 premières impressions

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Le but contradictoire du congrès de Québec solidaire
« Changer tout sans briser rien » (Amir Khadir)

 

par Marc Bonhomme

 
 
L’alliance tactique des antilibéraux/anticapitalistes et des électoralistes des centres-villes contre le « pacte tactique » avec le PQ ou avec les Verts (voir « Victoire antilibérale contre une direction sociale-libérale » sur mon site web) s’est immédiatement brisée pour la suite des choses.  Suite au débat programmatique où la « gauche radicale », dixit Le Devoir (« Québec solidaire veut marginaliser sa “gauche radicale’’ », 28/03/11), c’est-à-dire les anticapitalistes appuyés d’une partie des antilibéraux, a livré une bataille perdue pour l’essentiel, la direction sociale-libérale, sans même un débat d’urgence, a conclu leur marginalisation par un appel à voter « progressiste » contre les Conservateurs (« Élections fédérales au Québec : c’est non aux Conservateurs », 29/03/11, site Internet de Québec solidaire).  Heureusement que n’existe plus le Parti progressiste-conservateur !  Le problème de fond n’est cependant pas la consigne de vote car par son moralisme réactionnaire et par son reniement de plus en plus systématique des normes de la démocratie formelle, le Parti conservateur n’est plus un parti comme les autres partis néolibéraux ou social-libéral. 
 
L’inacceptable pour un parti de gauche est qu’aucun appel à la mobilisation n’a été fait rappelant celles des femmes et des artistes lors de la campagne électorale de 2008.  Un tel appel aurait été d’autant plus plausible que les structures de mobilisation sont déjà en place (Alliance sociale et Coalition anti-tarification et anti-privatisation), que des mobilisations étudiantes sont en cours visant une grève l’hiver prochain, du moins de la part de l’ASSÉ, et qu’il ne faut pas un grand effort d’imagination pour étendre la cible du budget Libéral au budget et aux (non)-engagements électoraux des Conservateurs et à leur conservatisme social.  Mieux, cela aurait pu servir à relancer la mobilisation syndicale et populaire après le succès de la mobilisation du 12 mars (Voir « Mes albums de photos ») mais sans insertion dans un plan d’escalade jusqu’à la grève politique, dont le droit venait pourtant d’être voté par le congrès.  Le programme voté sur les enjeux économiques, écologiques et du travail est de la même eau électoraliste sans prise en considération du parti de la rue.  
Pour lire le texte complet :

Le but contradictoire du congrès de Québec solidaire


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Congrès de Québec solidaire : non au « pacte tactique »
Victoire antilibérale contre une direction sociale-libérale

Le conseil national de juin 2010 avait constitué un « comité des pactes tactiques » dont fit partie le seul député de Québec solidaire et aucun autre membre du Comité de coordination nationale après la démission du responsable aux élections. Ce comité était unanime pour favoriser un pacte tactique mais s’est divisé sur la cible de ce pacte. Certains favorisaient « [q]ue le Congrès autorise le CCN à débuter des négociations lorsque jugées opportunes avec le Parti québécois et/ou le Parti vert, afin d’évaluer la possibilité de conclure un pacte tactique… » ; les autres « [q]ue le comité de coordination national soit mandaté pour approcher le Parti vert du Québec et négocier une alliance stratégique ou un pacte tactique avec ce parti. »


Pour lire le
texte complet :

Pacte tactique


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Mes priorités puisés dans le Cahier de synthèse de l’enjeu 2 du programme de
Québec solidaire sur l’économie, l’écologie et le travail


Vers un programme anticapitaliste et écosocialiste

Avant de s’engager dans la discussion du contenu du programme, le congrès
doit définir ce qu’est un programme par rapport à une plate-forme électorale. Ces votes paraissent de nature sémantique et neutre. À voir.

On propose de définir le programme comme « … une proposition de transformation démocratique de l’ensemble de la société à moyen et long terme. » qui réunit « analyses… orientations… propositions… stratégies… [et] grands axes… ». Par contre la plate-forme électorale aura une « période d’application couvr[ant] la durée d’un mandat de gouvernement… ».


Pour lire le
texte complet :

Éléments anticapitalistes et antilibéraux pour enjeu 2

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Enjeu deux du processus programmatique de Québec solidaire
Cahier de perspective sur l'économie, l'écologie et le travail
Propositions de priorités et d'amendements



Le cahier de perspectives pour l'enjeu 2 pose les enjeux clefs des thèmes de l'économie, de l'écologie et partiellement du travail.  Les options proposées, qui peuvent être complémentaires, différentes ou contradictoires, se démarquent par leur antilibéralisme sans exclure des relents sociaux-libéraux et maints avancées anticapitalistes.  Les propositions proprement dites, seules à être votées, se distinguent clairement de la présentation d'orientations générales qui vont de l'anticapitaliste écosocialisme jusqu'au social-libéral réformisme du capitalisme néolibéral en passant par l'antilibérale démocratisation radicale de l'économie.

Ces choix stratégiques essentiellement mutuellement exclusifs sont nécessaires à la compréhension des décisions à prendre.  Le cahier aide ainsi grandement le débat démocratique.  Ce texte se propose de mettre en évidence et d'argumenter en faveur des propositions anticapitalistes et de quelques unes antilibérales tout en suggérant certaines améliorations. Cependant, ce cahier de perspective recèle un point aveugle qui risque de gâcher toute la sauce anticapitaliste au bénéfice du social-libéralisme, débat qu'on abordera d'abord.


Pour lire le texte complet :

Le cahier de perspectives enjeu 2

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Article publié dans le journal Unité ouvrière # automne 2010
 
L’entente pourrie Front commun — gouvernement
La gauche refuse de dénoncer sinon de mobiliser
 
  • Une garantie d’appauvrissement quelque soit le scénario économique
  • Adieu rattrapage et égalité salariale
  • Des consultations bidons pour des enjeux cruciaux
  • Nos vies valent mieux que leurs profits
  • Un automne qui aurait pu être chaud
  • L’omerta à droite comme à gauche
  • À quand l’organisation d’une gauche syndicale de lutte de classe ?
  • Ce qu’aurait pu proposer une gauche syndicale lutte de classe


Pour lire le texte complet :

Front commun2010

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8 juin 2010

Nouvelle stratégie de la direction de Québec solidaire
Bonjour PQ, adieu prolétaires de Shell

Depuis mai, la direction de Québec solidaire a multiplié les ouvertures au
PQ et même aux députés dissidents adéquistes.  Portée par la vague
anti-corruptrice de l’opinion publique, il suffirait, pense-t-on en haut
lieu, au député solidaire d’apparaître en rassembleur M. Net de l’Assemblée
nationale pour récolter de faciles et aléatoires — et minces — succès de
sondage en ces temps de chute libre de la popularité des Libéraux («
Assoiffés de pureté », La Presse, 8/05/10).  Les marxistes proches de la
direction, en autant qu’ils rompent avec leur habituel silence complice,
invoqueront la tactique du front unique comme justification de ce tournant.
Pendant que dans la serre chaude de l’Assemblée nationale, le député
solidaire échange cafés et bons procédés avec ses collègues, les prolétaires
de la raffinerie Shell de Montréal-Est, et de ses nombreux sous-traitants,
sont abandonnés à leur sort sans que la direction de Québec solidaire ne
dise mot.

Pour lire le texte complet : Shell

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8 mai 2010

En réponse à André Frappier : le point sur Québec solidaire
On reconnaît l’arbre à ses fruits non à son feuillage

Québec solidaire est souverainiste depuis sa naissance et indépendantiste
depuis novembre 2009… mais sa direction n’a pas trouvé pertinent de dénoncer
l’humiliation du Québec aux Jeux de Vancouver alors que tous les partis l’
ont fait du PQ jusqu’aux Conservateurs.  La lutte pour l’indépendance n’
avait aucun rôle à jouer dans le plan anti-crise proposé par la direction de
Québec solidaire alors que cette crise posait, et pose toujours, la question
centrale du contrôle des institutions financières, de juridiction fédérale,
donc nécessitant la médiation de l’indépendance.  Il est vrai que la
direction de Québec solidaire proposait de recourir essentiellement au
financement auprès du capital financier pour combattre la crise… causée par
ce même et très fédéraliste capital financier.  L’affirmation
indépendantiste de sa base la gêne au point que les résolutions du congrès
de novembre n’ont pas encore été rendu publiques six mois plus tard.

Malgré cette cruciale défaillance, Québec solidaire reste un (petit) parti
populaire de masse proprement québécois — peut-être une première dans l’
histoire du Québec — issu de la base, surtout des groupes communautaires et
de femmes.  Rien à voir avec le PQ, parti issu de l’aile nationaliste du
parti Libéral pour arrêter et récupérer en faveur de la bourgeoisie la
grande vague de mobilisation de la fin des années 60.  Du point de vue du
prolétariat, il n’y a pas pire claque en pleine face que de favoriser le PQ
qui a désormais réconcilié son discours devenu carrément néolibéral avec sa
politique depuis longtemps nettement de droite et qui, sous couvert de
laïcité, a relayé l’ADQ dans la ténébreuse promotion de « l’identité »
nationale.  Le PQ est dans le camp ennemi, point à la ligne.  Québec
solidaire, c’est notre parti… mais à qui il faut un sérieux coup de barre à
gauche pour qu’il ne devienne pas un NPD souverainiste québécois bon
gestionnaire du capital.

Pour lire le texte complet : arbre à ses fruits

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22 avril 2010

Le plan de développement de Québec solidaire 2010-2012
Un plan électoraliste… timidement ouvert sur la rue

Le met principal du prochain conseil national de Québec solidaire de juin
2010 sera le plan de développement de Québec solidaire 2010-2012.  Ce plan
définit des thèmes politiques prioritaires en fonction d’une analyse de la
conjoncture et établit des priorités électorales et organisationnelles.  On
salue cette tentative de saisir la conjoncture pour en dégager deux
propositions de campagnes politiques et on déplore la réduction du
développement du parti à sa seule dimension électorale.  En résulte une
compréhension sociale-libérale des campagnes proposées et surtout une
conception purement électoraliste du développement du parti.  On peut
toutefois construire sur ces propositions pour leur donner une tournure
peut-être pas anticapitaliste mais au moins antilibéral.

Pour lire le texte complet : Plan de développement

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13 mars 2010

Amir Khadir aux « Francs-tireurs »
Le populisme n’est pas une réponse à l’attaque tout azimut des Lucides visant le Front commun

Le porte-parole et député solitaire de Québec solidaire a acceptée une
entrevue à la populaire émission « Les Francs-tireurs » de Télé-Québec
(émission du 10 mars 2010).  Il a accepté d’être interviewé par Richard
Martineau, le chroniqueur-scab du Journal de Montréal.   Dire que le député
fut conférencier invité à la soirée de solidarité commémorant le premier
anniversaire du lock-out des employés du Journal de Montréal (Le Devoir,
25/01/10).  Allo anti-syndicalisme.  Cerise sur le gâteau, l’entrevue se
déroulait dans le cadre d’un bar décoré d’une pin-up dénudée et d’une photo
de boxeur.  Allo sexisme et machisme en ce lendemain du 8 mars.  Le contenu
était à l’avenant.  Comme le disait Martineau, malheureusement avec raison
malgré les protestations de l’interviewé, le député de Québec solidaire a
mis « un peu d’eau dans son rouge ».

Pour lire le texte complet : Franc-tireurs

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5 février 2010

Entre les demandes syndicales et leur rejet par le PQ,
La direction de Québec solidaire louvoie

En ce début de la saison des budgets à laquelle se mêle une tension
syndicale provoquée par le grand écart entre les demandes du Front commun et
les offres gouvernementales, le tout épicé de sauce antisyndicale à la
Québécor, Québec solidaire est interpellé de tout côté.  Les Libéraux ont un
délicat budget à faire passer, écartelé entre prolongement du soutien
économique à une timide reprise et, à terme, un équilibre budgétaire sans
hausse d’impôt exigé par les grandes puissances financières de ce monde,
tout en gérant un large Front commun sans maraudage qui leur joue dans les
pattes.  Heureusement pour eux, ils pourront compter sur l’indéfectible
soutien du PQ, tout comme de l’ADQ il va de soi, pour mettre les syndicats à
leur place.  Plutôt qu’on ne le pensait, le PQ a fait son lit au grand dam
du SPQ-libre.  À la gauche du centre-droit, Québec solidaire a tout le
terrain.  Comment l’occupe-t-il ?


Pour lire le texte complet : QS louvoie

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23 décembre 2009


Réponse à Roger Rashi
Québec solidaire : une formation politique
à la gauche de quelle gauche ?

Click on that link for the English texts

Québec solidaire n’est ni Die Linke, encore moins le NPA… plutôt un NPD plus
qui pourrait devenir un NPD… sans plus.  Québec solidaire ne se démarque pas
par rapport à un parti de la vieille gauche du XXiè siècle devenu
social-libéral mais par rapport au PQ, un parti nationaliste populiste
devenu carrément néolibéral depuis longtemps.  Ralliant les tenants
partidaires à la gauche du centre-droit, il allie centre-gauche, alias
sociaux-libéraux, et gauche, alias antilibéraux et anticapitalistes, les
premiers plutôt au sommet du parti, les seconds plutôt à la base.  Il tient
un discours idéologique antilibéral, frisant parfois l’anticapitalisme, en
contradiction avec ses prises de positions sociales-libérales et sa pratique
électoraliste, d’où l’absence de programme, après quatre ans d’existence et
deux élections, compensé par le complaisant vedettariat médiatique de ses
deux porte-parole qui tient le parti uni.  Québec solidaire tire ses
origines autant de la poussée altermondialiste et anti-guerre de 2000-2003
que de la défaite stratégique du mouvement social en 2005-2006.  S’il compte
un bon nombre de militantes féministes et communautaires, il s’en trouve peu
provenant du mouvement syndical et même écologique.  Son nombre de membres est en stagnation depuis la fondation.

Pour lire le texte complet :

Réponse

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3 décembre 2009



Le congrès de Québec solidaire sur les questions nationales
Deux pas en avant, un pas en arrière… ou le contraire ?

Il ne s’agit pas de faire une éloge dithyrambique à la mode de
Presse-toi-à-gauche ni une diatribe nationaliste à la mode de l’Aut’Journal
du congrès programmatique de Québec solidaire des 20-22 novembre 2009 à
Laval portant principalement sur les questions nationales québécoise et
aborigène (autochtone et inuit).  Il s’agit de faire une analyse des débats,
décisions et élections de la nouvelle direction en fonction de l’
approfondissement ou non par Québec solidaire de son orientation
antilibérale et souverainiste, se déclinant sur un mode écologiste,
féministe et altermondialiste, et de sa transformation ou non en parti de la
rue fonctionnant selon le principe de la démocratie participative.  Vite
dit, la base poursuit son évolution contradictoire vers la gauche mais la
direction nationale se consolide dans le statu-quo social-libéral et dans l’
ambiguïté de la « souveraineté populaire ».  La question à poser à la
conclusion du congrès ?  Le choix de l’indépendance, ou presque, par les
congressistes mènera-t-il à l’indépendantisme de gauche ?


Pour lire le
texte complet :
Congres

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9 novembre 2009



Mises à pied, gaz à effet de serre, fiscalité et indépendance
La direction de Québec solidaire tergiverse et s’écrase

Dans le précédent numéro d’Unité ouvrière, j’avais tâché de démontrer que le
PQ, par son réellement existant néolibéralisme — des coupures salariales de
1982 à celles des services publics à la fin des années 90 — et autonomisme —
de la souveraineté-association des débuts à la souveraineté-partenariat d’
aujourd’hui en lieu de l’indépendance — a définitivement trahi la confiance
du peuple québécois.  En conclusion, j’avais posé la question à savoir si
Québec solidaire réunit les conditions pour réaliser cette percée historique
que serait un parti prolétarien et populaire de masse pour un Québec
indépendant, écologique et de plein emploi.  Est-ce que la « souveraineté
populaire » de Québec solidaire va au-delà de la souveraineté-partenariat du
PQ ?  Est-ce que la stratégie de la sainte trinité (élections d’un
gouvernement QS / assemblée constituante / référendum) est une avancée par
rapport à la défunte stratégie du PQ (élections d’un gouvernement péquiste /
référendum) ?

Pour lire le texte complet :

Québec solidaire est hors jeu

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24 octobre 2009



Le rejet de l’indépendance explique l’échec des trois premiers partis


Depuis 1900, quatre partis québécois de gauche ont eu des députés
Le rejet de l’indépendance explique l’échec des trois premiers partis

Depuis 1900, trois partis de gauche québécois parvinrent à faire élire l’un
ou l’autre député soit au parlement fédéral soit au parlement québécois.
Québec solidaire est le quatrième.  Ira-t-il plus loin que les trois
premiers ?  Sur la base de leur échec, on peut tenter d’apprécier la courte
histoire de ce dernier, particulièrement la démarche programmatique en
cours.  On verra que les tergiversations à propos de la question nationale
expliquent en dernière analyse ces trois échecs tout comme celui du Parti
socialiste des années 1960.  Comme le montre le débat programmatique en
cours au sein de Québec solidaire, la question y est loin d’être résolue.
Plus précisément, le débat sur la question nationale en cache un autre,
celui sur la rupture systémique qui lui-même, comme dans une poupée russe,
en cache un troisième, l’indépendance… de classe.

Pour lire le texte complet :

Le débat programmatique à Québec solidaire

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2 octobre 2009





La position d’Arthur Sandborn et compagnie
Pour le statu quo amélioré et le rejet de l’indépendance


La contribution d’Arthur Sandborn et compagnie (AS) « Pour une position
large et inclusive ! »  aurait pu tout aussi bien s’intituler «  Pour le
statu quo amélioré et le rejet de l’indépendance ».  Il se situe dans le
sillon tracé par la contribution de François Saillant et de Stéphane Lessard
(SL) à la différence près qu’il s’empare de la question stratégique à bras
le corps au lieu de paraître l’écarter pour mieux jeter l’indépendance aux
orties.  Avec SL, mais aussi avec le « Cahier de perspectives » (CP) que AS
et SL pourtant combattent, leurs positions s’enfoncent dans les méandres de
l’électoralisme à cette différence près que celui-ci renforce leurs
critiques du CP pendant qu’il affaiblit ce dernier.  Au cœur de la critique
de AS (et de SL), il y a le refus de la rupture et, par le fait même, de la
priorité à donner au parti de la rue.

Pour lire le texte complet :
Réponse à AS

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30 septembre 2009



Le « Cahier de perspective »
à propos de la démocratie

Où est la démocratie sociale ?


Le « cahier de perspective » (CP) de la direction de Québec solidaire (QS) sur les questions nationales et démocratique a donné lieu jusqu’ici à de vifs débats sur l’orientation générale du programme — l’indépendance et sa signification — et la stratégie pour y arriver — le trio élection de QS/assemblée constituante/référendum. On a peu débattu des propositions programmatiques portant sur la démocratie tant est cruciale la question de l’orientation et de la stratégie. J’ai déjà discuté des questions d’orientation et de stratégie dans deux contributions précédentes qu’on trouvera dans la partie « contributions générales » à
http://programme.quebecsolidaire.net/contributions. Mais donner la priorité n’est pas oublier pour autant. Il faut se rendre compte que le CP n’en a que pour très principalement la démocratie institutionnelle négligeant la démocratisation de la société, en particulier l’économie… sauf en vagues termes principiels loin d’un engagement programmatique.

Pour lire le texte complet :
démocratie

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22 septembre 2009




Réponse à la proposition alternative Saillant-Lessard

Pour la libération nationale/sociale : L’indépendance
 
 
Dans mon texte précédent « 
Un pas en avant, deux pas en arrière » portant sur le cahier de perspective (CP) — malencontreusement nommé « cahier de synthèse » — je n’avais pas discuté de la proposition de substituer le terme indépendance à souveraineté.  Je me réjouissais de ce que le mot d’ordre de l’indépendance enfin damait le pion à l’insipide « souveraineté populaire », concept qui signifie n’importe quoi et son contraire, pendant social-libéral de la « souveraineté-(votre expression préférée) péquiste.  Tout en soulignant que cette proposition, et tout la stratégie à laquelle elle était arrimée, était déconnectée de la lutte contre la crise qui marquera la prochaine période, je la considérais comme « un pas en avant ».  Dans mon optimisme, je croyais qu’elle ne ferait pas problème.  Jusqu’arrive sur la table la contre-proposition des deux membres de l’exécutif, François Saillant et Stéphane Lessard (SL) :
 
Pour lire le texte complet :
L'indépendance plus que jamais

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19 septembre 2009




Le « cahier de synthèse » de la direction de Québec solidaire
Un pas en avant, deux pas en arrière
 
La direction nationale de Québec solidaire a publié au début septembre son « cahier de synthèse » (CS) sur les aspects démocratiques et nationaux du programme en vue du congrès de la fin novembre et pour fin d'amendements/contre-propositions dans les instances statutaires.  Que l'on soit membre ou non de Québec solidaire, cette démarche programmatique du seul parti de gauche crédible du Québec est de la plus haute importance pour tous ceux et celles qui misent sur un tournant à gauche de la société québécoise.  Malheureusement, la forme de ce cahier mêlent définitions, analyses, justifications, orientations stratégiques et engagements programmatiques proprement dits sans compter que ces derniers sont en partie flous ou ambigus. 

Pour lire le texte complet :
Un pas en avant, deux pas en arrière

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Le congrès de Québec solidaire de juin 2009
De quelle démocratie parle-t-on ?


par Marc Bonhomme


Les pratiques démocratiques de Québec solidaire sont apparemment fort diversifiées. La direction nationale a organisé un long processus d’élaboration du programme de 15 mois, seulement pour les questions nationale et démocratique le reste devant venir par la suite, où abondent les discussions de toute sorte sur la base de guides et de synthèses mais sans jamais de vote formel sauf à deux mois du congrès de novembre 2009 qui est censé prendre une décision finale, ce qui n’est pas tout à fait exact comme on le verra par la suite.

En parallèle, et en complète contradiction, la direction impose un manifeste anticrise sans aucune discussion. S’ajoute un processus parallèle d’adoption de statuts par tranches sur la base de travaux d’un comité entièrement nommé par la direction nationale, et non pas par le congrès ni par le conseil national, les instances de base n’ayant eu qu’à peine plus d’un mois pour prendre connaissance de la première tranche, la discuter et voter sans pouvoir obtenir aucune vue d’ensemble pour la suite des choses. Quel fut le noyau dur de cette première tranche de changements aux statuts ? La centralisation des pouvoirs.

Quelle est la signification politique de ce fouillis contradictoire ?


Pour lire le
texte complet :
Le congrès de Québec solidaire de juin 2009

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Article pour le numéro été-automne 2009 du journal Unité ouvrière

Rien ne va plus à la gauche des Libéraux
L’urgence d’une stratégie indépendantiste de gauche en temps de crise

Lors des élections partielles de la fin juin dans Rivière-du-Loup et dans Marguerite-Bourgeois, tant le PQ que Québec solidaire se sont effondrés. Suite aux déboires libéraux depuis les élections de décembre 2008 et à une bonne performance péquiste au parlement, on attendait le PQ gagnant dans le comté du Bas-St-Laurent fait comme un gant pour lui car représentatif du « Québec profond » c’est-à-dire regroupant une écrasante majorité québécoise de souche, populaire et petite-bourgeoise. Le candidat du PQ, député démissionnaire du Bloc du même comté depuis des éternités, y était aussi connu que le candidat Libéral, ancien maire de Rivière-du-Loup mais deux fois défaits comme candidat libéral à des élections précédentes et dont la réputation d’intégrité venait en plus d’être passablement amochée. Pourtant le PQ y a été battu par plus de dix points de pourcentage. Pour combler la mesure, le vote péquiste baissait de près de cinq points de pourcentage dans Marguerite-Bourgeois par rapport à décembre 2008.

Quant à Québec solidaire, son vote marginal dans ces deux comtés s’est encore plus marginalisé. Par rapport aux élections de décembre 2008 dans les mêmes comtés, son vote relatif plongeait de 77% dans Rivière-du-Loup et de 30% dans Marguerite-Bourgeois malgré la visibilité accrue d’un député et malgré l’absence de l’enjeu du vote stratégique. Pour ajouter l’insulte à l’injure, dans les deux cas les candidats du parti Vert faisaient mieux que ceux de Québec solidaire. Cette tendance confirme d’ailleurs la stagnation du vote relatif de Québec solidaire, et la baisse du vote absolu de 15%, entre les élections générales de 2007 et de 2008.

Pour lire le texte complet :

Une stratégie

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17 mai 2009



Le congrès de juin de Québec solidaire sur les statuts
Pour une démocratie participative et un parti de la rue

En vue du congrès de juin portant quasi exclusivement sur les statuts, la
direction nationale de Québec solidaire fait des propositions qui se
concentrent seulement sur une modification des instances qui la concernent
directement soit le comité de coordination nationale (CCN) et l’exécutif.
Ces propositions vont dans le sens de davantage de centralisme et de
davantage d’électoralisme.  La démocratie participative et le parti de la
rue, déjà passablement amochés, s’en voient d’autant affaiblis.  Il serait
pourtant possible de les renforcer qualitativement d’une part en faisant du
Conseil national (CN) le lieu effectif et réel, et non seulement formel, du
pouvoir dans le parti, et d’autre part en élargissant les instances de base
aux lieux de travail/études et de mobilisations sectorielles.


Pour lire le
texte complet :

Le congrès de juin de Québec solidaire

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12 mai 2009



Le Manifeste du premier mai de Québec solidaire
Discours anticapitaliste, plan anti-crise social-libéral

Le Manifeste habille d’un hésitant discours anticapitaliste le même plan
anti-crise (voir annexe) avancé lors des élections puis systématisé en
février dernier et objet d’une tournée du député de Mercier.
· La crise y est expliquée comme d’abord une crise financière qui s’est
ensuite répercutée sur l’économie réelle alors qu’elle n’a qu’amplifié, à
grande échelle il est vrai, une classique crise de surproduction.  Rien d’
alors surprenant que la priorité du plan anti-crise soit de sauver la Caisse
de dépôt et de placement du Québec [CDPQ], le fleuron du capitalisme
(financier) québécois, en y injectant davantage d’épargnes du prolétariat
aux dépens des banques canadiennes.
· La crise écologique est expliquée sans nulle mention du réchauffement
planétaire.  Il faut le faire !  Rien de surprenant que le plan anti-crise n
’ait jugé bon que d’y consacrer un minable petit milliard $ alors qu’il
serait possible d’y allouer proportionnellement autant d’argent que les
gouvernements canadien ou étasunien ont engagé pour sauver les banques.
· En appendice, comme d’habitude, le Manifeste plogue la « souveraineté
populaire, démocratique, économique, politique ».  N’importe quoi pour noyer
la lutte pour l’indépendance nationale.  Rien de surprenant que l’
indépendance n’ait joué aucun rôle dans le plan anti-crise.  Elle est
pourtant essentielle pour exproprier les banques afin de se doter des moyens
de la nécessaire révolution écologique et égalitaire.
· On explique la fin de l’État providence par l’intensification de la
compétition inter-capitaliste alors que la raison essentielle en est le
renoncement du mouvement ouvrier à la révolution en faveur de la
conciliation de classe.  Rien de surprenant que le plan anti-crise cherche
non pas à régler la crise par l’affrontement contre le capital mais
seulement à l’atténuer en limitant et en mitigeant les effets néfastes de la
compétition par le seul jeu parlementaire.
· On s’interroge s’il faut « dépasser le capitalisme » alors qu’on veut
plutôt substituer au capitalisme néolibéral une mythique « économie
sociale » de PME et coopératives « écologiques et socialement responsables »
pratiquant entre elles le « commerce équitable ».  Faut-il alors se
surprendre qu’on se contente en réalité que de dénoncer « le libre marché à
outrance » et « le capitalisme débridé, sans règles ni entraves » et non pas
le libre-échange et le capitalisme tout court.


Pour lire le
texte complet :

Le manifeste du premier mai de Québec solidaire

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16 avril 2009

Une stratégie pour l’indépendance en temps de crise



L’expropriation des institutions financières, c’est la clef de voûte de tout
l’édifice de reconstruction écologique et égalitaire de la société.
On objectera que le Québec n’est qu’une province canadienne sans pouvoir
significatif sur le capital financier.  Il y a maintenant plus d’une
génération que le peuple québécois a trouvé la réponse programmatique — l’
indépendance — pour se sortir de ce cul-de-sac.  Ainsi il deviendra possible
de mettre sur pied la Banque populaire du Québec.  Pour cela, il faudra une
mobilisation dont le point de départ pourrait être des états généraux des
mouvements populaires pour un Québec indépendant et écologique afin de
préparer la prise du pouvoir par la rue et les urnes.

Pour lire le texte complet :

Une strategie

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22 mars 2009



Le budget des Libéraux
Une arrogance égale à l’impuissance des oppositions

Tout comme les Libéraux ont remporté les élections sur la base de
contrevérités, ils imposent, sans riposte de la rue, un budget mensonger
pour lequel les directions syndicales le louangent et contre lequel aucun
parti n’oppose une alternative.  Ce budget néo-keynésien de droite veut
sauver le capitalisme néolibéral pour y revenir en courant après une crise
que l’on anticipe brève et sans profondeur.  Achetées à coups de coûteuses
déductions fiscales pour leur prétendus Fonds de solidarité et Fondaction,
les directions de la FTQ et de la CSN s’avilissent en éloges pendant que le
PQ joue à la chaise musicale (et que l’ADQ prône un pur laisser-aller).
Quant à la direction de Québec solidaire, elle larmoie tout en évitant tout
affrontement avec le fédéraliste capital financier, ce qui la condamne à de
vagues vœux pieux saupoudrés de quelques atténuantes mesures concrètes.

Pour lire le texte complet :

Le budget des Libéraux

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26 février 2009

Le programme anti-crise de la direction de Québec solidaire
Sauver le capital sur fond d'échec électoral


Marc Bonhomme
Militant anticapitaliste de Québec solidaire


On connaît l'adresse des trois partis traditionnels - le fédéraliste Parti libéral du Québec (PLQ) de droite au pouvoir, le souverainiste (en paroles) Parti québécois (PQ) de centre-droit comme opposition officielle et l'autonomiste et ultra-droitier ADQ en chute libre et en crise de leadership - au sujet de la lutte contre la crise : sauver le capitalisme avec respectivement un peu, un peu plus et un peu moins d'intervention étatique.  Québec solidaire, en stagnation électorale mais ayant réussi a faire élire un député, prétend plutôt sauver le peuple de la crise.  Quand on analyse son programme contre la crise et son plan d'action, ça n'a rien d'évident.  Seulement par de beaux discours, la direction de Québec solidaire (QS) ambitionne plutôt de sauver le capitalisme québécois tout en allégeant les conséquences de la crise sur le peuple.  On a affaire à un social-libéralisme qui s'est adapté au déplacement vers le néo-keynésianisme de tout l'échiquier néolibéral et social-libéral, PLQ et Conservateurs fédéraux compris (Voir mon essai " La crise globale du capitalisme : Le néo-keynésianisme, de droite ou de gauche, fait payer le prolétariat ; L'anticapitalisme fait payer le capital financier " sur le site " La crise "
de Michel Husson).


TABLE DES MATIÈRES
Le PQ : cachez ce néolibéralisme que je ne saurais voir          page 2
Au Québec, la sortie de crise passe par l'indépendance   page 4
Capituler au fédéral mène à capituler au capital, PME incluses   page 6
La main tendue au PQ     page 9
L'élection d'un député masque un échec réel...   page 10
.... et un refus de mobiliser     page 12
Annexe : Les 20 mesures du plan anti-crise de Québec solidaire   page 14

Pour lire le texte complet :
Le programme anti-crise de QS


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6 mars 2008



Le deuxième congrès statutaire de Québec solidaire
Une démocratie pervertie par le bureaucratisme

La direction nationale de Québec solidaire (DN) a appris rapidement l’art de la manipulation bureaucratique de la démocratie depuis le temps de la fusion entre l’Union des forces progressistes (UFP) et Option citoyenne (OC). De l’absence de documentation combinée aux longues tractations secrètes en haut lieu, la DN est passée à la surabondance de documents qu’il faut digérer en un temps record. Le résultat tout à fait prévisible en fut un débordement de modifications mêlant l’accessoire à l’essentiel. Ce fouillis a permis à une direction bureaucratiquement habile de faire rejeter ou mettre de côté l’essentiel tout en donnant aux membres l’impression de la participation. Satisfaites, du moins en apparence, et pressées par d’incertaines échéances électorales, cruciales pour un parti devenu électoraliste, les déléguées ont reconduit par acclamation, dans tous les sens du terme, la brochette dirigeante à quelques exceptions près.

Pour lire le texte complet :
Le congrès de Québec solidaire

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La nouvelle plate-forme (programme?)
de la Direction nationale de Québec solidaire

 
Le refus de confronter
le capitalisme néolibéral et fédéral

 
« On ne veut pas détruire le capitalisme, on veut juste trouver des projets innovateurs pour créer une richesse qui n'irait pas au privé » de dire le porte-parole en second de Québec solidaire au journal La Tribune de Sherbrooke (31 janvier 2008).  Cette cohabitation avec le néolibéralisme, forme réellement existante du capitalisme, alors que les Statuts clament que « Québec solidaire rejette clairement le néolibéralisme… » (article 2) traduit fort bien le fil de plomb politique de la proposition de plate-forme de la direction nationale et de la commission politique au congrès de Québec solidaire du début mars 2008.  Ce faisant, la nouvelle mouture de la plate-forme renonce au plein emploi écologique en se taisant complètement tant sur la réduction du temps de travail — elle suggère même la semaine de 40 heures, une régression, pour les travailleuses au salaire minimum — et sur les fermetures de manufactures, sauf à les refiler à des coopératives de travailleuses, que sur les développements autoroutier, hydroélectrique et nucléaire sans même se prononcer sur les cibles après-Kyoto, pourtant enjeu écologique de l’heure.   
 
Si on y ajoute la mutation de la revendication pour l’indépendance nationale —expression que la direction de Québec solidaire a toujours refusé d’employer sauf démagogiquement de temps à autre en campagne électorale — en « 
souveraineté populaire » comme en témoigne le communiqué de presse annonçant le congrès (22 janvier 2008) qui va jusqu’à escamoter la « souveraineté nationale », la boucle est bouclée.  La souveraineté populaire est certes une condition nécessaire à la conquête de l’indépendance nationale mais elle n’est pas suffisante.  Cette conquête requiert absolument un profond et vaste mouvement de la rue porteur d’un projet de libération à la fois nationale et sociale, comme dans la période 1960-1976, guidé par un parti qui ne soit pas un éteignoir comme le fut alors le PQ mais par un parti dont le fer de lance programmatique est l’indépendantisme anticapitaliste.   
 
Last but not least, la transformation de la plate-forme en mini-programme de gouvernement, jusqu’à revendiquer la diffusion de « La soirée du hockey », sabote la démocratie interne du parti en court-circuitant le processus de construction du programme voté au Conseil national de l’automne 2007 et qui doit s’étendre jusqu’en 2009.  Pire, cette transformation rejette à l’arrière-plan l’engagement d’être «sur le terrain des luttes sociales » (article 2) — Québec solidaire, contrairement au NPD, n’avait même pas de bannière à la manifestation montréalaise du Forum social québécois en janvier 2008 — qui requiert une plate-forme de combat. 
 
Une telle plate-forme, axée sur un ensemble de revendications pointues d’urgence sociale basées sur une orientation sous-jacente de rupture avec le néolibéralisme et avec le fédéralisme, ouvre des brèches anticapitalistes et indépendantistes.  Elle le fait en répondant immédiatement, clairement et concrètement aux problèmes conjoncturels et structuraux de l’heure.  Il s’agit de contrer l’imminente crise économique qui risque d’être longue et profonde, en répondant aux besoins pressants du peuple travailleur :  sortir de la pauvreté, être pourvu de logements bon marché et de services publics gratuits et adéquats, arrêter la montée de l’effet de serre sans saccager les écosystèmes ni jouer à la roulette russe avec la planète et tout en arrêtant les gaspillages de ressources et les pollutions.

Pour lire le texte complet :
La nouvelle plate-forme de Québec solidaire

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28 février 2008
La révolte de la base de Québec solidaire contre la proposition de plate-forme de la Direction nationale

À la proposition de plate-forme sociale-libérale de la Direction nationale longue de 20 pages, la base a répondu par 90 pages d’amendements et de rajouts. Certes, c’est là une réponse quantitative à un problème qualitatif. Il n’était pas possible en un mois aux instances statutaires locales et régionales de Québec solidaire d’opposer une plate-forme alternative antilibéral. Rappelons que le parti Libéral, pour aboutir à une plate-forme de parti au pouvoir de 18 pages, a organisé un débat à la base qui a accordé six mois à ses instances de base pour en discuter en partant du conseil national de septembre qui a lancé la discussion jusqu’au congrès du début mars. Cette réaction quantitative était d’autant plus inévitable que les collectifs marxistes et trotskistes, en faisant alliance avec la direction sociale-libérale, ont renoncé à présenter une plate-forme anticapitaliste et indépendantiste et encore plus une équipe alternative à la direction du parti.

Heureusement, plusieurs instances locales et régionales sont parvenues à partiellement combler ce vide. Suivent les propositions d’amendements et de rajouts qui me paraissent être ou tendre vers l’anticapitalisme et l’indépendantisme. Se détachent spécialement celles provenant du comté de Mirabel, quelques fois appuyé par Ste-Marie-St-Jacques, Laurentides et Blainville, nettement anticapitalistes sur la question du développement économique et écologique, en particulier par ses propositions de nationalisation, de sévères limitations du droit de gérance, d’ouverture des livres et, last
but not the least, sur la question de l’indépendance . En ce qui concernent une radicale redistribution du revenu, une politique concrètement internationaliste et la salariat des médecins se démarque spécialement l’Outaouais. On note aussi les propositions de plusieurs instances de la ville de Québec sur la question des femmes. Tristement reste en plan le droit à la séparation des nations autochtones et inuit. Une fois de plus, la gauche politique québécoise n’a pas passé le grand test de son sérieux politique : elle reste ultimement chauvine.

Marc Bonhomme, 28 février 2008

Pour lire le texte complet :

Amendements anti-capitalistes

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Le débat Larose-Monière
entre « gouvernance souverainiste » et « référendisme »

Ne pas se confiner à un débat d’arrière garde

Le débat référendaire en est devenu un d’arrière-garde depuis les dernières élections québécoises et ses conséquences sur le PQ. Peut-être le retour aux sources identitaires du PQ lui vaudra-t-il un dernier tour de piste mais ce sera son chant du cygne, comme l’Union nationale de Johnson/Bertrand, comme les Libéraux ultra-fédéralistes de Godbout et les Conservateurs de Taillon/Flynn. Référendum ou « 
gouvernance souverainiste » c’est allé de Charybde en Scylla étant entendu le néolibéralisme viscéral du PQ apparu clairement avec la loi spéciale anti-syndicale de 1982 sous Lévesque/Parizeau, déployé au grand jour sous la gouvernance Bouchard/Landry, admis idéologiquement par Boisclair et reconfirmé politiquement par Marois.

Le débat politique de pointe est rendu ailleurs, à savoir quel sera l’alternative au PQ, car jusqu’à nouvel ordre les Libéraux sont les solides représentants de la branche québécoise de la bourgeoisie québécoise y compris de ses velléités autonomistes. Sera-ce l’ADQ ou Québec solidaire sans nier la possibilité d’une surprise peu probable et en comptant avec le parti Vert comme un chien dans un jeu de quilles. Les dernières élections nous disent que ce sera l’ADQ. Pas si sûr si l’on en juge par plusieurs sondages qui réitèrent sans cesse l’attachement du peuple québécois à l’État providence et à la paix d’où d’ailleurs le recentrage de l’ADQ entre les élections de 2003 et 2007 et même celui des Libéraux de Charest entre celles de 1998 et de 2003, recentrage autant socio-économique que national. Bien sûr, on parle ici d’un recentrage du discours. La pratique Libéral, à laquelle ni le PQ ni l’ADQ ne s’opposèrent, en fut une d’attaque frontale et de victoire totale sur les mouvements syndical, environnemental et étudiant qui capitulèrent sans combat.

Il suffit pour Québec solidaire de se camper minimalement à gauche de l’hydre néolibéral à trois têtes et de déployer un activisme électoraliste. La connivence des monopoles médiatiques fera le reste au prorata de la performance électorale y compris pour la participation au débat des chefs. Évidemment, les monopoles médiatiques verront au grain en s’assurant que Québec solidaire s’en tienne à un programme social-libéral et « souverainiste ». La direction de Québec solidaire l’a très bien compris, elle qui dans sa récente proposition de plate-forme électorale au prochain congrès de mars 2008 s’interdit toute référence au néolibéralisme et à l’indépendance tout en étant indifférent à toute création d’une presse alternative dont la plus développée à l’heure actuelle est celle de l’Aut’Journal au bénéfice de l’aile gauche du PQ. Quant au parti de la rue, on n’a même pas vu la bannière de Québec solidaire aux pendants montréalais des manifestations mondiales sur le climat en décembre et celle du Forum social mondial — mais le NPD était à cette dernière ! — le 26 janvier 2008.

Au mieux, ce scénario donnera un NPD nationaliste québécois et une alternance britaniquo-colombienne (à l’autre pôle, l’ADQ pourrait même remplacer les Libéraux ou s’y fusionner). Ainsi le cercle sera bouclé pour revenir à l’aile québécoise du NPD du début des années 90… plus un soupçon de souverainisme arraché à l’orientation initiale d’Option citoyenne. Mais ça ne donnera jamais un parti anticapitaliste et indépendantiste. Pour masquer cette consolidation au centre-gauche électoraliste, on peut bien se gargariser à coups d’Assemblée constituante avec chartes à l’avenant et même de « souveraineté populaire » tant qu’on voudra, ça n’épate que la galerie et ça noie la poisson du débat sur l’indépendance.

En effet, on attend d’un parti politique qu’il présente clairement son orientation fondamentale au peuple et non pas qu’il se désiste en s’en remettant à la souveraineté populaire s’exerçant par une Assemblée constituante. Bien entendu, c’est le peuple qui tranchera entre les options fondamentales, davantage d’ailleurs par la rue, sans doute un mouvement tendant vers la grève générale, que par les urnes.

3 octobre 2007



Les « arrangements raisonnables »
Une diversion néolibérale qui soulève des
débats de fond


Le débat à propos des « arrangements raisonnables » est une conséquence de la défaite stratégique du mouvement syndical québécois en décembre 2005, une capitulation sans combat, laquelle s’est prolongée dans les victoires électorales de la droite ultra-néolibérale tant au niveau fédéral, au début de 2006, qu’au Québec, au début de 2007, avec la substitution de l’ADQ au PQ comme parti de l’alternance propre au système uninominal à un tour. Ainsi, l’ADQ, dont les monopoles médiatiques ont été la caisse de résonance déformée, a-t-elle eu la capacité d’imposer ce débat avec la complicité du parti Libéral moins en instituant une commission qu’en nommant à sa tête deux mâles blancs notoirement conservateurs sous leurs habits d’intellectuels, un anglophone pro-religion et un pur laine nationaliste qui n’a pas caché son mépris du peuple. Pour ne pas être de reste, le
new PQ en est revenu au « nous » frileux, un pas en arrière par rapport à la position de l’ancien chef, pourtant un ardent néolibéral, sur la place du crucifix.

Pour lire le texte complet :

Les arrangements raisonnables

3 juin 2007



Dénouement de la crise budgétaire :
Le PQ se dégonfle pendant que la direction
de QS s’écrase


Les sondages n’auront pas été au rendez-vous du duo PLQ-PQ qui souhaitait précipiter des élections afin de marginaliser l’ADQ avant qu’il ne puisse se renforcer pour être en mesure d’être un parti de pouvoir. La faute tactique du chef de l’ADQ ne pèsera pas lourd face à l’aventurisme Libéral et à la capitulation du PQ. En prime, l’ADQ n’aura plus à se torturer entre baisse d’impôts et remboursement de la dette. Le rejet populaire de la priorité aux baisses d’impôt aura surpris tous les analystes même si les sondages pré-électoraux laissaient clairement voir le fort penchant services publics de l’électorat québécois. Toutefois, cette déveine à elle seule n’aurait pas arrêté le premier ministre tant il était au pied du mur comme chef peu crédible d’un parti lui-même en continuelle baisse de popularité mais confiant dans sa capacité électoraliste de vendre son produit aux « classes moyennes » au détriment de l’ADQ.

Pour lire le texte complet :
Le PQ se dégonfle

13 mai 2007



De la France à l’Écosse en passant
par le PQ et Québec solidaire

Vedettariat ou cohérence anti-capitaliste dans la rue

« Si Besancenot émerge, ce n’est donc pas seulement (comme voudrait le faire croire certains) parce que le « casting » était bon. Si le facteur n’avait eu que sa jeunesse et du bagout à offrir, avec un pois chiche dans la tête, il aurait fait ses 1% comme les autres. S’il a cristallisé une aspiration sociale profonde, c’est aussi grâce à la radicalité et à cohérence politique de sa campagne. »
ROUSSET Pierre, 8 mai 2007
Site Europe Solidaires sans Frontières


D’ajouter Pierre Rousset :
« Rarement une campagne de la LCR aura été aussi radicale dans son contenu que celle menée en 2007 — et rarement elle aura suscité un écho aussi populaire, aussi réactif, comme en témoignent (bien au delà du score) l’engagement de jeunes qui n’avaient jamais fait de politique, les contacts de terrain, l’assistance aux meetings, les demandes d’adhésion à la LCR, un flot constant de mails et la vie du site Internet. »


Pour lire le texte complet :

France Écosse et Québec

26 février 2007

Pourquoi Québec solidaire ?
Parce que c’est le moins pire et qu’il incarne l’espoir




À un jeune camarade indépendantiste de gauche que la déception égare.

La politique n'est pas un sport, encore moins un sport extrême. La politique peut se définir comme un ensemble cohérent de stratégies et de tactiques cristallisées dans un programme et portées par une organisation, basée socialement sur des classes, fractions de classes et couches sociales, qui s'assigne comme but la conquête du pouvoir d'État au bénéfice de sa base sociale et par sa médiation, pense-t-elle, de toute la société. À cause de la dérive sociale-libérale due à la victoire stratégique du capitalisme néolibéral avec la chute du mur de Berlin, sommaire du bilan catastrophique du XX
siècle, l'écrasante majorité des partis de gauche réellement existants, des communistes jusqu'aux nationaux-populistes en passant par les sociaux-démocrates, ont fait la paix avec la domination du monde par le grand capital, se contentant d'en réclamer un visage humain mais au prix de se mettre à son service pour contrôler la riposte populaire.

Pour lire le texte complet :

Moins pire et espoir

26 octobre 2006

La proposition synthèse de la direction de Québec solidaire
Rejet des propositions antinéolibérales et anticapitalistes des commissions thématiques



La proposition synthèse de la direction de Québec solidaire contient une quinzaine d’engagements concrets, clairs et immédiats, pour la plupart, concernant particulièrement le travail, la pauvreté et le français mais aussi quelque peu l’environnement, les communautés culturelles, la santé et l’éducation :

Pour lire le texte complet :


Proposition_synthese

23 octobre 2006

Québec solidaire
Pour une plate-forme anticapitaliste



Il a été impossible à la Coordination nationale de Québec solidaire de proposer une plate-forme synthèse pour l’échéance du 15 octobre comme convenu. Comme cette échéance était déjà tardive pour permettre un débat sérieux à la base à temps pour le congrès décisionnel des 24-26 novembre, la Coordination nationale a dû se résigner à publier les documents de travail des 14 commissions thématiques le 17 octobre sur l’Intranet quitte à annoncer un document-synthèse « 
d’ici peu ». Une lecture rapide des documents indique qu’ils contiennent bien au-delà des « 25 propositions pour les 1000 premiers jours d’un gouvernement solidaire » tant quantitativement que qualitativement, sans compter leur grande diversité idéologique et politique. De toute évidence, le processus verticaliste de la direction nationale n’est pas tout à fait arrivé à contrôler l’initiative de la base.

On nous annonce que « 
[s]ur la base de ces derniers [documents], des travaux se poursuivent avec les membres de la Commission politique et du Comité de coordination national. » Il est facile de deviner l’intensité des débats et les difficiles arbitrages à faire. La publication des documents sert aussi de prix de consolation pour moult efforts qui de toute évidence n’aboutiront pas. La culture consensuelle de Québec solidaire en prendra pour son rhume. Comble de déficience démocratique, on avertit les membres de prendre « note que c’est sur le contenu de ce document synthèse que porteront les discussions lors du prochain congrès » ! Comme le dit l’adage : « la dictature c’est ferme ta gueule, la démocratie c’est cause toujours. »


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Plate-forme anticapitaliste

12 septembre 2006


Élections sans électoralisme




Deux tâches prioritaires s’imposent à Québec solidaire (QS) cet automne : être prêt pour les élections et se doter d’une plate-forme électorale, la première tâche incluant la deuxième. Pour y arriver, nous sommes confrontés à deux méthodes :
procéder selon le principe de la démocratie participative telle que prônée par la déclaration de principe de QS ou bien procéder selon le principe de la bureaucratie verticaliste tel que stipulé par les statuts régionaux et locaux proposés par la coordination nationale et tel que mis en pratique par la commission politique pour le processus de plate-forme ;
s’organiser régionalement sur la base prioritairement d’associations régionales complétées par des comités d’intervention liés aux luttes sociales (syndicats, associations populaires, de femmes , étudiantes,…) ou bien s’organiser prioritairement par associations de comtés qui se coordonnent volontairement entre elles.
Un parti de gauche, de la rue et des urnes, qui veut « faire de la politique autrement » doit s’organiser régionalement selon le principe de la démocratie participative.

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Élections sans électoralisme

15 juin 2006



La démarche du Collectif Québec-Plus Démocratie
Un prolongement des ambiguïtés citoyennes de Québec solidaire



« 
Nous sommes tous et toutes des citoyens et des citoyennes égaux en droit » semblent dire les signataires pluri-partidaires du Collectif Québec-Plus Démocratie dont une membre de la Coordination nationale de Québec solidaire. Oui, peut-être, encore faudrait-il le demander aux victimes de certificats de sécurité du gouvernement canadien, aux réfugiés en attente du verdict d’Immigration Canada sans droit d’appel, aux invisibles sans papiers et même aux dits Indiens inscrits sous la tutelle de la loi des Indiens. C’est un peu comme dans Québec solidaire où tous les membres sont égaux en droit sauf ceux qui sont suspendus suite à des dénonciations par des personnes non identifiées pour des faits et dires qu’ils ne connaissent pas.


Pour lire le texte complet :

La démarche du Collectif Québec

20 décembre 2005

Les directions syndicales et les politiques de gauche
La concertation jusqu’à la capitulation à moins que…



Le gouvernement du Québec est presque arrivé au bout de sa stratégie de casser les reins du syndicalisme québécois et, en prime, du mouvement des garderies à moins d’un sursaut venant de la base. Pourtant le Québec est la nation la plus densément syndiquée de l’Amérique du Nord impérialiste. La porte serait ainsi ouverte à la privatisation sur le mode des PPP dont le cadre légal a déjà été adopté par ce même gouvernement jusqu’à et y compris la loi 134, adoptée en catimini le même jour que la loi spéciale, accordant aux municipalités le droit de privatiser les services d’aqueducs et d’égouts. Ce n’est pas un hasard si le seul secteur syndicat d’importance qui n’ait pas réalisé une entente partielle sur le normatif soit celui des employés généraux de la santé, sauf la minorité FTQ ce qui en dit long à propos de la direction archi collaborationniste de cette centrale. Ce secteur, avec les garderies familiales, est en effet le premier dans la ligne de mire de la privatisation. À bout de fusil des PPP, il y a les femmes comme travailleuses, salariées et domestiques.


Pour lire le texte complet : Loi spéciale

11 juin 2005

La grève des travailleuses de garderies
Pour l’équité salariale et la défense des
services publics



7800 travailleuses, représentant 30 % des travailleuses des Centres de la petite enfance (CPE), font la grève pour l’équité salariale. En 1994, le Conseil du statut de la femme, organisme gouvernemental, recommandait que le salaire d’une éducatrice en garderie soit de 24.00 $ l’heure en monnaie d’aujourd’hui après dix ans d’ancienneté. Dans un esprit de compromis, les travailleuses syndiquées réclament 21.78 $. Le gouvernement offre 19.55 $ dans deux ans. Après dix ans de patience et de fausses promesses, la grève s’imposait.


Pour lire le texte complet : La grève des travailleuses de garderies

27 mai 2005

L’avenir de l’UFP : anticapitaliste ou social-libéral ?



L’UFP, tout comme d’ailleurs Option citoyenne, se proclame idéologiquement antinéolibérale. Première question, théorique : l’antinéolibéralisme est-il viable ? Deuxième question, pratique : l’UFP est-elle politiquement antinéolibérale ? L’antinéolibéralisme serait viable comme théorie politique si elle était cohérente c’est-à-dire si elle n’était pas minée par une contradiction fondamentale qui la jette soit à gauche soit à droite selon la dynamique de la résolution de cette contradiction. Le corollaire pratique de ce constat est que l’antinéolibéralisme proclamé de l’UFP se résout par l’évolution de sa politique — plate-forme, prises de position conjoncturelles et campagnes, qualité démocratique de la vie interne.

L’avenir de l’UFP anticapitaliste ou social-libéral
Pour lire le texte complet :

12 mai 2005

Une grève générale cet automne, c’est possible mais…



L’imposante grève-manifestation de 35 000 enseignantes et enseignants à Québec le 6 mai — la plus imposante de l’histoire de la CSQ, le principal syndicat de l’enseignement — relance encore une fois le débat sur la possibilité d’une grève générale au moins de tout le secteur public. Le gouvernement du Québec, après avoir fait semblant de se montrer ouvert afin de calmer le jeu, réaffirme la prééminence du cadre budgétaire. Cette intransigeance oblige la direction syndicale, entraînée par la forte combativité à la base, de menacer le gouvernement de « frapper fort », ce qui, selon Le Devoir, signifierait que « les membres [de la CSQ] n’ont pas écarté la possibilité d’une grève générale à l’automne après avoir usé des grèves tournantes… » (La direction propose cinq jours non consécutifs d’ici la fin des classes).


Pour lire le texte complet :
Meilleure perspective de grève générale cet automne

1er février 2004

La grande bataille qui vient



Remarques préliminaires

Les événements de la dernière semaine ne sont pas rassurants. Le PLQ, grâce à ses consultations pré-budgétaires, a repris l’initiative. Le mouvement syndicale populaire a foncé dans le piège la tête baissée, plusieurs y allant de leur petit mémoire et le Réseau Vigilance de ses grands principes. Après le blitz des lois scélérates, prétendre utiliser les vieilles méthodes pour convaincre le PLQ de modifier sa politique budgétaire et fiscale, quel recul ! Quel aveu d’impuissance !

Pour lire le texte complet : La grande bataille

7 mars 2003



« Moi, quand je vois des jeunes Québécois et des jeunes Québécoises outrés de façon absolue, à l’encontre du libre-échange, ça me fait de la peine… »


Pour lire le texte complet : Comparaison UFP-PQ-PLQ

Novembre 2002

Proposition pour la nationalisation de
Vidéotron et de TVA



Note : cette proposition a été acceptée par le Conseil de l’Union de l’UFP comme un document de discussion au sein de ses membres et avec les syndiquéEs concernéEs.


Pour lire le texte complet : Nationalisation TVA

12 décembre 2001

Unifier la gauche dans un parti unitaire et pluriel
Agir dès maintenant pour le fonder au printemps



Le projet de construction d’un parti unifié de la gauche a connu des hauts et des bas depuis quelques années mais les événements se précipitent depuis l’expérience de Mercier en avril dernier. L’ « esprit de Mercier », malgré des soubresauts, tend cependant à s’enliser au fur et à mesure que le temps passe.


Pour lire le texte complet : Où va l'UFP

Québec, avril 2001,
le début d'un temps nouveau ?




Paru dans la revue Inprecor de juin-juillet 2001


Des dizaines de milliers de manifestants se sont opposés le 21 avril à la tenue du Sommet des chefs d'États des Amériques (1) où on a discuté de démocratie pour tenter de masquer la mise en place de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA). Le sommet lui-même se tenait dans la vieille ville du Québec, encerclé pour la cause par un périmètre de sécurité fait de béton et de clôture métallique, surnommé immédiatement « le mur de la honte » par la population. Si la direction du Réseau québécois sur l'intégration continentale (2) l'avait voulue, tous et toutes auraient pu manifester ensemble dans la « diversité des tactiques », les manifestants pacifiques et ceux qui voulaient en découdre avec le « mur de la honte » s'approchant ensemble du mur. Mais imposant un trajet qui tournait le dos au « mur de la honte », la direction du RQIC se sera laissée piéger par la campagne de peur des organisateurs du Sommet des Amériques.

Pour lire le texte complet : Québec, avril 2001

Juin 2000
Comment faire l’unité d’action des mouvements sociaux ?
Loi anti-pauvreté ou campagne des 10 milliards ?



Au colloque sur l’unité de la gauche du 27 mai, le PDS a mis de l’avant deux points essentiels :

l’unité d’action des mouvements sociaux et politiques sur la base de campagnes communes que nous proposons être la campagne pour un réinvestissement d’au moins 10 milliards $ pour combler le déficit social maintenant et la campagne pour un scrutin proportionnel ;

l’unité de la gauche politique dans un seul parti radicalement démocratique donc multi-tendances et multi-sections — c’est-à-dire permettant des adhésions individuel et de groupes — sur la base de l’adhésion à un programme anti-capitaliste, indépendantiste, féministe, écologiste et internationaliste.


Pour lire le texte complet : Loi anti-pauvreté