Démocratie et participation
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29/05/2010 /09:13 /
29 mai 2010
Gestion des conflits selon la direction de Québec solidaire
La dissidence prise à partie à la veille d’un débat crucial
Sans que cela ne soit prévu dans la convocation du Conseil national de juin
2010, alors que démarre le débat programmatique crucial à propos des enjeux
économique, écologique, agricole et du travail, la direction de Québec
solidaire remet sur le tapis sa dite « politique de gestion des conflits ».
Pourquoi cette résurrection inattendue après près de deux ans dans le cadre
d’un Conseil national (juin 2010) déjà surchargé ? Pourquoi cette
publication de la résolution à la dernière minute (le 25 mai) alors que le
comité de travail sur le sujet, issu du Conseil national de septembre 2008
et mis sur pied parce que les déléguées avaient refusées d’entériner la
version originale présentée, avait remis son rapport le 12 décembre 2009 ?
Y a-t-il une urgence que seule la direction perçoit ? Je ne nie pas
évidemment cet aspect des choses. Ce qui est en jeu ici est la démocratie
interne et la justice interne de Québec solidaire, plus précisément la
réalité du pluralisme dans le parti. Or le régime interne de Québec
solidaire, étant donné l'importance de ce parti au Québec, est l'affaire de
toute la gauche québécoise.
Pour lire le texte complet : Gestion des conflits
Gestion des conflits selon la direction de Québec solidaire
La dissidence prise à partie à la veille d’un débat crucial
Sans que cela ne soit prévu dans la convocation du Conseil national de juin
2010, alors que démarre le débat programmatique crucial à propos des enjeux
économique, écologique, agricole et du travail, la direction de Québec
solidaire remet sur le tapis sa dite « politique de gestion des conflits ».
Pourquoi cette résurrection inattendue après près de deux ans dans le cadre
d’un Conseil national (juin 2010) déjà surchargé ? Pourquoi cette
publication de la résolution à la dernière minute (le 25 mai) alors que le
comité de travail sur le sujet, issu du Conseil national de septembre 2008
et mis sur pied parce que les déléguées avaient refusées d’entériner la
version originale présentée, avait remis son rapport le 12 décembre 2009 ?
Y a-t-il une urgence que seule la direction perçoit ? Je ne nie pas
évidemment cet aspect des choses. Ce qui est en jeu ici est la démocratie
interne et la justice interne de Québec solidaire, plus précisément la
réalité du pluralisme dans le parti. Or le régime interne de Québec
solidaire, étant donné l'importance de ce parti au Québec, est l'affaire de
toute la gauche québécoise.
Pour lire le texte complet : Gestion des conflits
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31/08/2008 /10:12 /
31 août 2008
Pour intimider la dissidence et l’opposition
La direction de Québec solidaire veut
un système de délation
À l’occasion du Conseil national des 26-28 septembre 2008, la direction de Québec solidaire soumet pour adoption une « politique de gestion des situations conflictuelles ou problématiques ». Cette proposition codifie et systématise le processus mis au point par la direction nationale pour tenter de m’expulser du parti avant que le comité d’appel rejette leur décision parce que, pour employer les mots mêmes de leur rapport, les principes de justice naturelle n’avaient pas été respectés et que j’avais été victime d’une décision arbitraire dont il faut, à l’avenir, protéger les membres du parti.
Pour lire le texte complet :
Pour intimider la dissidence
Pour intimider la dissidence et l’opposition
La direction de Québec solidaire veut
un système de délation
À l’occasion du Conseil national des 26-28 septembre 2008, la direction de Québec solidaire soumet pour adoption une « politique de gestion des situations conflictuelles ou problématiques ». Cette proposition codifie et systématise le processus mis au point par la direction nationale pour tenter de m’expulser du parti avant que le comité d’appel rejette leur décision parce que, pour employer les mots mêmes de leur rapport, les principes de justice naturelle n’avaient pas été respectés et que j’avais été victime d’une décision arbitraire dont il faut, à l’avenir, protéger les membres du parti.
Pour lire le texte complet :
Pour intimider la dissidence
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09/12/2007 /10:12 /
Comité
Démocratie et Participation
Le comité Démocratie et Participation a été mis sur pied par des militantes
de Québec solidaire, en désaccord avec mon expulsion par le Comité de
coordination national. Le comité estime qu’il s’agit d’une tentative par le
Comité de coordination de supprimer la dissidence. La décision du Comité de
coordination, portée en appel, touche l’ensemble des membres de Québec
solidaire en réduisant à peu de chose la démocratie interne.
Vous trouverez ci-contre le dépliant du comité et une brève réponse de ma
part aux motifs invoqués par la direction de Québec solidaire pour
m'expulser.
Pour ceux et celles intéressées à y aller en profondeur, vous trouverez un
fichier de tout le dossier en ma possession.
Marc Bonhomme
dépliant
Le comité Démocratie et Participation a été mis sur pied par des militantes
de Québec solidaire, en désaccord avec mon expulsion par le Comité de
coordination national. Le comité estime qu’il s’agit d’une tentative par le
Comité de coordination de supprimer la dissidence. La décision du Comité de
coordination, portée en appel, touche l’ensemble des membres de Québec
solidaire en réduisant à peu de chose la démocratie interne.
Vous trouverez ci-contre le dépliant du comité et une brève réponse de ma
part aux motifs invoqués par la direction de Québec solidaire pour
m'expulser.
Pour ceux et celles intéressées à y aller en profondeur, vous trouverez un
fichier de tout le dossier en ma possession.
Marc Bonhomme
dépliant
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07/12/2007 /10:12 /
7 décembre 2007

Pourquoi la direction de Québec solidaire veut m’expulser
Le Devoir du 16 novembre dernier révélait publiquement que la direction de Québec solidaire veut m’expulser (voir en annexe le paragraphe pertinent de l’article). Cette information provenait, selon l’article, d’un texte qui m’est inconnu de la présidente du comté de Mercier dont le candidat pour les prochaines élections est le porte-parole homme Amir Khadir. Les informations transmises par l’article sont exactes en autant que faire se peut en un paragraphe.
Il serait cependant pertinent d’ajouter que jamais aucune assemblée générale ni locale ni régionale ni nationale ni aucune autre instance de Québec solidaire n’a exigé quelque sanction que ce soit ni blâme contre moi. De plus, le dernier Conseil national des 16-18 novembre n’a pas statué sur mon appel comme cela était prévu car le rapport du comité d’appel n’était pas prêt malgré un temps normalement suffisant pour y parvenir. Cette volonté d’expulsion relève uniquement de la volonté de la direction nationale de Québec solidaire.
Jusqu’ici, comme cette direction m’interdisait de faire connaître mon point de vue à l’interne que ce soit de vive voix ou par écrit malgré des demandes répétées, je l’avais fait connaître uniquement par liste personnelle de courriels et quelque peu par mon site personnel (www.marcbonhomme.com) ce que par ailleurs m’a reproché le comité d’enquête nommé par cette direction (on trouvera mon dossier complet sur mon site sous l’onglet « Démocratie et participation »). Il faut croire que la liberté d’expression ne pèse pas lourd pour la direction de Québec solidaire.
Le point de départ de toute l’affaire est qu’avec d’autres membres j’ai tiré la sonnette d’alarme au sujet d’une agression lors d’une assemblée générale en Outaouais (où je n’étais pas présent), agression reconnue par le comité d’enquête qui a pourtant recommandé mon expulsion et blanchi l’agresseur qui, en plus s’est excusé sur le dos de sa victime et d’autres militants et militantes en Outaouais :
« Les deux personnes sont tombées au sol et ont dû être séparées par deux autres personnes. Il semble que la personne agressée soit restée passive. Même si les témoignages diffèrent quelque peu sur la nature dont s’est déroulée l’agression, il n’en demeure pas moins que [nom de l’agresseur] a bel et bien agressé un autre membre le 23 juin 2005 au sein de l’UFP [parti qui a fusionné avec Option citoyenne pour donner QS, NDLR]. […] Or, il appert que [nom de l’agresseur] s’est excusé lors de l’assemblée de septembre [2005], en expliquant que son comportement était dû au climat de violence qui prévalait lors de l’assemblée du mois de juin [2005]. »
Pourquoi une telle recommandation aberrante du comité d’enquête reprise à son compte par la direction nationale ? Le comité d’enquête en donne la clef :
« La question des divergences politiques (orientations de l’UFP puis de QS) est cruciale. »
En effet, l’agresseur a la confiance politique de la direction nationale au point que celle-ci lui a confié d’importantes responsabilités à sa réunion du 27-28 janvier 2007 :
« Que l’on demande à [nom de l’agresseur], membre du comité sur la démocratie participative, de voir à la mise sur pied du comité d’élection pour le prochain Conseil national [15-17 juin 2007] et d’en assumer la présidence, en l’invitant à s’assurer de la parité femmes-hommes au sein du comité. »
Pourtant, à sa réunion du 17 février 2007, le Comité de coordination régionale de l’Outaouais adoptait une résolution de quasi blâme envers l’agresseur :
« Vu le malaise ressenti par toutes et tous face au rôle assigné à [nom de l’agresseur] par la présidente de la Commission des femmes et à ses agissements depuis quelques semaines, il a été décidé qu’une lettre conjointe signée par la porte-parole femme du Coco QS régional, la responsable de la Commission des femmes au Coco régional et la porte-parole femme du Coco QS de l’Association de Hull serait acheminée à la présidente de la Commission des femmes pour faire état de nos préoccupations et que cette correspondance soit copiée à la présidente de QS et à [nom de l’agresseur]. »
Quant à moi, j’ai le malheur d’être politiquement du mauvais bord pour les raisons données par l’article du Devoir. Pourtant, les statuts du parti autorisent le pluralisme (article 2) et la dissidence interne et externe (article 4). Pour m’expulser, il aura fallu que la direction me diabolise en insinuant que j’avais recours au « dénigrement », c’est-à-dire à la critique politique de la direction nationale, et aux « attaques, tant verbales qu'écrites, à l'égard d'un autre membre », c’est-à-dire demander que la décision de l’assemblée générale de l’UFP-Outaouais d’expulser l’agresseur soit maintenue. De là à retourner l’accusation de violence contre moi il n’y avait qu’un pas qui fut vite franchie. Et dire que la Déclaration de principes du parti affirme des valeurs féministes, démocratiques et de justice. Il faudrait le faire savoir à la direction nationale.
Pour combler la mesure, comme le dit la lettre d’appui à ma cause de 25 membres et sympathisantes/sympathisants de Québec solidaire :
« Malgré plusieurs demandes de Marc et malgré un entretien de deux heures avec le comité d’enquête formé illégalement par le CCN [les statuts de QS ne donnent au Comité de coordination nationale ni le pouvoir d’expulsion ni de pouvoirs résiduels pas plus que le Code Morin, NDLR], ses membres ont systématiquement refusé de lui révéler le contenu de la plainte qui aurait été formulée. Il ne l’a appris qu’en lisant le rapport d’enquête. Il y a eu un manquement grave aux principes de justice naturelle auxquels est tenu le CCN, en tant qu’instance de Québec-solidaire. Ce comportement rappelle celui du gouvernement fédéral qui refuse aussi de communiquer aux victimes de “certificat de sécurité” les faits et gestes qui leur sont reprochés. »
Il s’agit bien d’un règlement de compte politique injuste, anti-démocratique et anti-féministe que n’oserait même pas faire un parti de droite. Cette façon de procéder rappelle plutôt les plus mauvaises pratiques de la gauche du XXiè siècle.
Marc Bonhomme, 7 décembre 2007
Annexe
Extrait de l’article d’Antoine Robitaille du Devoir du 16 novembre 2007
« Par ailleurs, selon la lettre de Mme Ataogul, une autre des “questions importantes” discutées en fin de semaine sera le dépôt d'un “comité d'appel” qui s'est penché sur l'expulsion d'un membre de QS, Marc Bonhomme. Ce dernier, un ancien de l'Union des forces progressistes, a été expulsé en novembre 2006 par le comité de coordination de QS. Parmi les motifs invoqués: “dénigrement du parti et de ses dirigeant-e-s auquel il s'est livré”; “non-respect des statuts du parti”; “il constitue un frein au fonctionnement du parti dans la région” (l'Outaouais); “ses attaques, tant verbales qu'écrites, à l'égard d'un autre membre”. En février, un comité “Démocratie et participation dans Québec solidaire” a été créé afin de demander l'annulation des sanctions contre M. Bonhomme. Selon ce comité de défense, M. Bonhomme ne fait qu'exprimer sa dissidence. Il croit que QS a dérapé vers le “social-libéralisme”. Dans son site Web, M. Bonhomme écrivait récemment que la direction de QS n'en a que pour l'électoralisme sur la base d'un “néolibéralisme à visage humain”. »

Pourquoi la direction de Québec solidaire veut m’expulser
Le Devoir du 16 novembre dernier révélait publiquement que la direction de Québec solidaire veut m’expulser (voir en annexe le paragraphe pertinent de l’article). Cette information provenait, selon l’article, d’un texte qui m’est inconnu de la présidente du comté de Mercier dont le candidat pour les prochaines élections est le porte-parole homme Amir Khadir. Les informations transmises par l’article sont exactes en autant que faire se peut en un paragraphe.
Il serait cependant pertinent d’ajouter que jamais aucune assemblée générale ni locale ni régionale ni nationale ni aucune autre instance de Québec solidaire n’a exigé quelque sanction que ce soit ni blâme contre moi. De plus, le dernier Conseil national des 16-18 novembre n’a pas statué sur mon appel comme cela était prévu car le rapport du comité d’appel n’était pas prêt malgré un temps normalement suffisant pour y parvenir. Cette volonté d’expulsion relève uniquement de la volonté de la direction nationale de Québec solidaire.
Jusqu’ici, comme cette direction m’interdisait de faire connaître mon point de vue à l’interne que ce soit de vive voix ou par écrit malgré des demandes répétées, je l’avais fait connaître uniquement par liste personnelle de courriels et quelque peu par mon site personnel (www.marcbonhomme.com) ce que par ailleurs m’a reproché le comité d’enquête nommé par cette direction (on trouvera mon dossier complet sur mon site sous l’onglet « Démocratie et participation »). Il faut croire que la liberté d’expression ne pèse pas lourd pour la direction de Québec solidaire.
Le point de départ de toute l’affaire est qu’avec d’autres membres j’ai tiré la sonnette d’alarme au sujet d’une agression lors d’une assemblée générale en Outaouais (où je n’étais pas présent), agression reconnue par le comité d’enquête qui a pourtant recommandé mon expulsion et blanchi l’agresseur qui, en plus s’est excusé sur le dos de sa victime et d’autres militants et militantes en Outaouais :
« Les deux personnes sont tombées au sol et ont dû être séparées par deux autres personnes. Il semble que la personne agressée soit restée passive. Même si les témoignages diffèrent quelque peu sur la nature dont s’est déroulée l’agression, il n’en demeure pas moins que [nom de l’agresseur] a bel et bien agressé un autre membre le 23 juin 2005 au sein de l’UFP [parti qui a fusionné avec Option citoyenne pour donner QS, NDLR]. […] Or, il appert que [nom de l’agresseur] s’est excusé lors de l’assemblée de septembre [2005], en expliquant que son comportement était dû au climat de violence qui prévalait lors de l’assemblée du mois de juin [2005]. »
Pourquoi une telle recommandation aberrante du comité d’enquête reprise à son compte par la direction nationale ? Le comité d’enquête en donne la clef :
« La question des divergences politiques (orientations de l’UFP puis de QS) est cruciale. »
En effet, l’agresseur a la confiance politique de la direction nationale au point que celle-ci lui a confié d’importantes responsabilités à sa réunion du 27-28 janvier 2007 :
« Que l’on demande à [nom de l’agresseur], membre du comité sur la démocratie participative, de voir à la mise sur pied du comité d’élection pour le prochain Conseil national [15-17 juin 2007] et d’en assumer la présidence, en l’invitant à s’assurer de la parité femmes-hommes au sein du comité. »
Pourtant, à sa réunion du 17 février 2007, le Comité de coordination régionale de l’Outaouais adoptait une résolution de quasi blâme envers l’agresseur :
« Vu le malaise ressenti par toutes et tous face au rôle assigné à [nom de l’agresseur] par la présidente de la Commission des femmes et à ses agissements depuis quelques semaines, il a été décidé qu’une lettre conjointe signée par la porte-parole femme du Coco QS régional, la responsable de la Commission des femmes au Coco régional et la porte-parole femme du Coco QS de l’Association de Hull serait acheminée à la présidente de la Commission des femmes pour faire état de nos préoccupations et que cette correspondance soit copiée à la présidente de QS et à [nom de l’agresseur]. »
Quant à moi, j’ai le malheur d’être politiquement du mauvais bord pour les raisons données par l’article du Devoir. Pourtant, les statuts du parti autorisent le pluralisme (article 2) et la dissidence interne et externe (article 4). Pour m’expulser, il aura fallu que la direction me diabolise en insinuant que j’avais recours au « dénigrement », c’est-à-dire à la critique politique de la direction nationale, et aux « attaques, tant verbales qu'écrites, à l'égard d'un autre membre », c’est-à-dire demander que la décision de l’assemblée générale de l’UFP-Outaouais d’expulser l’agresseur soit maintenue. De là à retourner l’accusation de violence contre moi il n’y avait qu’un pas qui fut vite franchie. Et dire que la Déclaration de principes du parti affirme des valeurs féministes, démocratiques et de justice. Il faudrait le faire savoir à la direction nationale.
Pour combler la mesure, comme le dit la lettre d’appui à ma cause de 25 membres et sympathisantes/sympathisants de Québec solidaire :
« Malgré plusieurs demandes de Marc et malgré un entretien de deux heures avec le comité d’enquête formé illégalement par le CCN [les statuts de QS ne donnent au Comité de coordination nationale ni le pouvoir d’expulsion ni de pouvoirs résiduels pas plus que le Code Morin, NDLR], ses membres ont systématiquement refusé de lui révéler le contenu de la plainte qui aurait été formulée. Il ne l’a appris qu’en lisant le rapport d’enquête. Il y a eu un manquement grave aux principes de justice naturelle auxquels est tenu le CCN, en tant qu’instance de Québec-solidaire. Ce comportement rappelle celui du gouvernement fédéral qui refuse aussi de communiquer aux victimes de “certificat de sécurité” les faits et gestes qui leur sont reprochés. »
Il s’agit bien d’un règlement de compte politique injuste, anti-démocratique et anti-féministe que n’oserait même pas faire un parti de droite. Cette façon de procéder rappelle plutôt les plus mauvaises pratiques de la gauche du XXiè siècle.
Marc Bonhomme, 7 décembre 2007
Annexe
Extrait de l’article d’Antoine Robitaille du Devoir du 16 novembre 2007
« Par ailleurs, selon la lettre de Mme Ataogul, une autre des “questions importantes” discutées en fin de semaine sera le dépôt d'un “comité d'appel” qui s'est penché sur l'expulsion d'un membre de QS, Marc Bonhomme. Ce dernier, un ancien de l'Union des forces progressistes, a été expulsé en novembre 2006 par le comité de coordination de QS. Parmi les motifs invoqués: “dénigrement du parti et de ses dirigeant-e-s auquel il s'est livré”; “non-respect des statuts du parti”; “il constitue un frein au fonctionnement du parti dans la région” (l'Outaouais); “ses attaques, tant verbales qu'écrites, à l'égard d'un autre membre”. En février, un comité “Démocratie et participation dans Québec solidaire” a été créé afin de demander l'annulation des sanctions contre M. Bonhomme. Selon ce comité de défense, M. Bonhomme ne fait qu'exprimer sa dissidence. Il croit que QS a dérapé vers le “social-libéralisme”. Dans son site Web, M. Bonhomme écrivait récemment que la direction de QS n'en a que pour l'électoralisme sur la base d'un “néolibéralisme à visage humain”. »
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20/01/2007 /10:18 /
Les « attendus » de la résolution
d’expulsion de la direction nationale de Québec
solidaire sont sans fondements
Les attendus de la résolution du 19 novembre 2006 par la Coordination nationale qui m’expulse sont les suivants :
• Attendu les recommandations du comité d'enquête;
• Attendu le dénigrement du parti et de ses dirigeant-e-s auquel il s'est livré;
• Attendu le non-respect des statuts du parti;
• Attendu qu'il constitue un frein au fonctionnement du parti dans la région;
• Attendu ses attaques, tant verbales qu'écrites, à l'égard d'un autre membre;
Le premier attendu ne contient rien de spécifique comme motif. Il faut donc se référer aux autres attendus pour savoir ce que la direction nationale a retenu des raisons données par le comité d’enquête.
Le deuxième attendu m’accuse de dénigrement du parti et de la direction nationale. Sauf lapsus, je n’ai ni dénigré ni critiqué en quoi que ce soit le parti en tant que tel. J’ai, par contre, amplement et systématiquement non pas dénigré mais critiqué politiquement la direction nationale pour son social-libéralisme. On trouvera l’essentiel de l’argumentaire de ma critique dans mon essai « Le congrès plate-forme de Québec solidaire, Une direction poussée à gauche mais sans rupture avec le fédéralisme néolibéral ». Notez que la plupart de mes critiques débouchent sur des propositions alternatives et que jamais je n’ai rendu public ces critiques. Je tiens à signaler que les statuts du parti autorisent le pluralisme (article 2) et la dissidence interne et externe (article 4). Quant au dénigrement, la porte-parole en chef n’a pas craint de traiter publiquement de « débiles » les membres du parti favorables à la nationalisation de l’industrie pharmaceutique.
Le troisième attendu m’accuse de non-respect des statuts du parti sans plus de précision. Il faut supposer, si l’on se fie à la commission d’enquête, que la direction nationale se réfère au passage suivant de son rapport :
« …que le principe de Québec solidaire qui “reconnaît le droit à chaque membre, à chaque instance et à chaque collectif d’exprimer sa dissidence, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du parti, dans la mesure où l’expression de ce droit respecte le processus démocratique, les principes fondamentaux et le programme du parti, et ne vise pas uniquement à dénigrer la position majoritaire” n’a pas été respecté. » [les italiques sont ceux de la commission d’enquête]
Ce troisième attendu n’est pas essentiellement différent du deuxième attendu à moins de supposer que je n’ai pas respecté le processus démocratique (quoi ? quand ?) ou les principes fondamentaux c’est-à-dire la Déclaration de principes (quel principe ?). La commission d’enquête n’en dit rien. Quant au programme, il n’existait pas au moment des événements et pour ce qui est du dénigrement, la direction nationale s’est trompée de cible comme je l’ai mentionné plus haut.
Par contre, les déléguéEs au congrès plate-forme de la région de l’Estrie sont d’avis que la direction nationale ne respecte pas les statuts du parti eu égard aux rapports entre le parti des urnes et le parti de la rue de même qu’en ce qui concerne les pouvoirs du Conseil national sur la Commission politique. De plus, dans mon essai déjà cité, j’argumente qu’il n’est pas évident que la direction nationale respecte les principes de la souveraineté nationale, elle qui avait omis le mot « souveraineté » de sa proposition initiale de plate-forme, et d’altermondialisme car aucun des éléments de sa proposition ne soufflait mot, directement ou indirectement, du libre-échange ou de la guerre.
Le quatrième attendu m’accuse de freiner le fonctionnement du parti dans la région de l’Outaouais. Cet attendu est-il un simple corollaire du deuxième ou troisième attendu ou signifie-t-il autre chose ? Signifie-t-il que la direction nationale donne crédit aux accusations de mes détracteurs dans l’Outaouais, accusations que j’ai apprises dans leur presque totalité en lisant le rapport d’enquête et qui donc n’ont jamais été vérifié auprès de moi ? Signifie-t-il que je n’aurais pas le droit d’avoir une liste personnelle d’envoi de courriels ou que la direction nationale aurait un droit de regard sur son contenu, ce qui serait un grave déni de ma liberté d’expression ? Par contre, j’estime que suggérer que j’ai besoin d’aide psychologique ou que je tienne des propos violents, sans la moindre preuve à l’appui, relèvent du libelle et certainement démontre un grave manque de jugement et du comité d’enquête et de la direction nationale.
Le cinquième attendu m’accuse d’attaquer en paroles et par écrit un agresseur qui a refusé de s’excuser au moment opportun et dont j’ai demandé et demande toujours l’expulsion. En effet, la commission d’enquête, très favorable à cet agresseur dont elle a réclamé et obtenu la levée de la suspension et très défavorable à mon égard décrit ainsi l’agression à une assemblée générale de l’ex-UFP où je n’étais pas présent :
« Les deux personnes sont tombées au sol et ont dû être séparées par deux autres personnes. Il semble que la personne agressée soit restée passive. Même si les témoignages diffèrent quelque peu sur la nature dont s’est déroulée l’agression, il n’en demeure pas moins que [l’agresseur] a bel et bien agressé un autre membre le 23 juin 2005 au sein de l’UFP. »
Pour ce qui est des excuses subséquentes, la commission ajoute :
« Or, il appert que [l’agresseur] s’est excusé lors de l’assemblée de septembre [2005], en expliquant que son comportement était dû au climat de violence qui prévalait lors de l’assemblée du mois de juin [2005]. »
L’agresseur s’est donc excusé sur le dos de la victime et des autres membres présents, attitude typique des violents sexistes et autres agresseurs. Est-ce là le respect des principes féministe et démocratique de la Déclaration de principes par la direction nationale ? N’est-ce pas plutôt punir le dénonciateur (en anglais, whistleblower) ?
En conclusion, toute la question de ma suspension/expulsion n’est-elle pas finalement qu’un règlement de compte politique comme l’admet candidement la commission d’enquête dans la conclusion de son rapport ? :
« La question des divergences politiques (orientations de l’UFP puis de QS) est cruciale. »
Marc Bonhomme, 20 janvier 2007
Les attendus de la résolution du 19 novembre 2006 par la Coordination nationale qui m’expulse sont les suivants :
• Attendu les recommandations du comité d'enquête;
• Attendu le dénigrement du parti et de ses dirigeant-e-s auquel il s'est livré;
• Attendu le non-respect des statuts du parti;
• Attendu qu'il constitue un frein au fonctionnement du parti dans la région;
• Attendu ses attaques, tant verbales qu'écrites, à l'égard d'un autre membre;
Le premier attendu ne contient rien de spécifique comme motif. Il faut donc se référer aux autres attendus pour savoir ce que la direction nationale a retenu des raisons données par le comité d’enquête.
Le deuxième attendu m’accuse de dénigrement du parti et de la direction nationale. Sauf lapsus, je n’ai ni dénigré ni critiqué en quoi que ce soit le parti en tant que tel. J’ai, par contre, amplement et systématiquement non pas dénigré mais critiqué politiquement la direction nationale pour son social-libéralisme. On trouvera l’essentiel de l’argumentaire de ma critique dans mon essai « Le congrès plate-forme de Québec solidaire, Une direction poussée à gauche mais sans rupture avec le fédéralisme néolibéral ». Notez que la plupart de mes critiques débouchent sur des propositions alternatives et que jamais je n’ai rendu public ces critiques. Je tiens à signaler que les statuts du parti autorisent le pluralisme (article 2) et la dissidence interne et externe (article 4). Quant au dénigrement, la porte-parole en chef n’a pas craint de traiter publiquement de « débiles » les membres du parti favorables à la nationalisation de l’industrie pharmaceutique.
Le troisième attendu m’accuse de non-respect des statuts du parti sans plus de précision. Il faut supposer, si l’on se fie à la commission d’enquête, que la direction nationale se réfère au passage suivant de son rapport :
« …que le principe de Québec solidaire qui “reconnaît le droit à chaque membre, à chaque instance et à chaque collectif d’exprimer sa dissidence, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du parti, dans la mesure où l’expression de ce droit respecte le processus démocratique, les principes fondamentaux et le programme du parti, et ne vise pas uniquement à dénigrer la position majoritaire” n’a pas été respecté. » [les italiques sont ceux de la commission d’enquête]
Ce troisième attendu n’est pas essentiellement différent du deuxième attendu à moins de supposer que je n’ai pas respecté le processus démocratique (quoi ? quand ?) ou les principes fondamentaux c’est-à-dire la Déclaration de principes (quel principe ?). La commission d’enquête n’en dit rien. Quant au programme, il n’existait pas au moment des événements et pour ce qui est du dénigrement, la direction nationale s’est trompée de cible comme je l’ai mentionné plus haut.
Par contre, les déléguéEs au congrès plate-forme de la région de l’Estrie sont d’avis que la direction nationale ne respecte pas les statuts du parti eu égard aux rapports entre le parti des urnes et le parti de la rue de même qu’en ce qui concerne les pouvoirs du Conseil national sur la Commission politique. De plus, dans mon essai déjà cité, j’argumente qu’il n’est pas évident que la direction nationale respecte les principes de la souveraineté nationale, elle qui avait omis le mot « souveraineté » de sa proposition initiale de plate-forme, et d’altermondialisme car aucun des éléments de sa proposition ne soufflait mot, directement ou indirectement, du libre-échange ou de la guerre.
Le quatrième attendu m’accuse de freiner le fonctionnement du parti dans la région de l’Outaouais. Cet attendu est-il un simple corollaire du deuxième ou troisième attendu ou signifie-t-il autre chose ? Signifie-t-il que la direction nationale donne crédit aux accusations de mes détracteurs dans l’Outaouais, accusations que j’ai apprises dans leur presque totalité en lisant le rapport d’enquête et qui donc n’ont jamais été vérifié auprès de moi ? Signifie-t-il que je n’aurais pas le droit d’avoir une liste personnelle d’envoi de courriels ou que la direction nationale aurait un droit de regard sur son contenu, ce qui serait un grave déni de ma liberté d’expression ? Par contre, j’estime que suggérer que j’ai besoin d’aide psychologique ou que je tienne des propos violents, sans la moindre preuve à l’appui, relèvent du libelle et certainement démontre un grave manque de jugement et du comité d’enquête et de la direction nationale.
Le cinquième attendu m’accuse d’attaquer en paroles et par écrit un agresseur qui a refusé de s’excuser au moment opportun et dont j’ai demandé et demande toujours l’expulsion. En effet, la commission d’enquête, très favorable à cet agresseur dont elle a réclamé et obtenu la levée de la suspension et très défavorable à mon égard décrit ainsi l’agression à une assemblée générale de l’ex-UFP où je n’étais pas présent :
« Les deux personnes sont tombées au sol et ont dû être séparées par deux autres personnes. Il semble que la personne agressée soit restée passive. Même si les témoignages diffèrent quelque peu sur la nature dont s’est déroulée l’agression, il n’en demeure pas moins que [l’agresseur] a bel et bien agressé un autre membre le 23 juin 2005 au sein de l’UFP. »
Pour ce qui est des excuses subséquentes, la commission ajoute :
« Or, il appert que [l’agresseur] s’est excusé lors de l’assemblée de septembre [2005], en expliquant que son comportement était dû au climat de violence qui prévalait lors de l’assemblée du mois de juin [2005]. »
L’agresseur s’est donc excusé sur le dos de la victime et des autres membres présents, attitude typique des violents sexistes et autres agresseurs. Est-ce là le respect des principes féministe et démocratique de la Déclaration de principes par la direction nationale ? N’est-ce pas plutôt punir le dénonciateur (en anglais, whistleblower) ?
En conclusion, toute la question de ma suspension/expulsion n’est-elle pas finalement qu’un règlement de compte politique comme l’admet candidement la commission d’enquête dans la conclusion de son rapport ? :
« La question des divergences politiques (orientations de l’UFP puis de QS) est cruciale. »
Marc Bonhomme, 20 janvier 2007
