Critique de la critique
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17/11/2012 /07:57 /
Les anticapitalistes de Québec solidaire dans l’impasse
Rejeter le « front populaire »*
Construire le « front uni »*

Le regroupement des anticapitalistes de Québec solidaire devient la dernière mode. Après Alternative socialiste, collectif de ce parti membre du Comité pour une internationale ouvrière (Grève étudiante et élections québécoises 2012: La prochaine étape, 8/10/12), c’est à Gauche socialiste (Gs), autre collectif membre de la Quatrième Internationale, aussi d’origine trotskyste, d’y aller de sa proposition (Regrouper la gauche écosocialiste de Québec solidaire, 23/10/12). Tous deux constatent, à divers degrés, une forte tendance sociale-libérale (voir l’annexe 1 pour une explication de la terminologie) de Québec solidaire, particulièrement mise en évidence lors de la récente campagne électorale. Ce social-libéralisme imposerait un rassemblement qui n’aurait pas été nécessaire auparavant. Le premier le fait à partir de principalement l’analyse de la conjoncture du « printemps érable », y compris des dernières élections, le second à partir surtout de la conjoncture mondiale. Ce qui conduit Alternative socialiste à privilégier l’indépendantisme, mais sans lien évident avec son analyse, et Gs l’écosocialisme, mais sans en passer par la médiation de comprendre la réalité nationale. Personne n’essaie de décortiquer la petite histoire récente de la gauche politique québécoise, ce qui semblerait couler de source si le but est d’articuler la gauche anticapitaliste au sein de Québec solidaire. On y vérifierait l’absence de la lutte du courant anticapitaliste contre celui social-libéral dominant Québec solidaire et l’UFP auparavant. Voila l’éléphant dans la pièce.
* « Front populaire » et « Front uni » sont expliqués dans le corps du texte
TABLE DES MATIÈRES
Le PQ, néolibéral ou social-libéral ?
page 2
Un Québec solidaire social-libéral depuis le début, si ce n’est bien avant
page 3
Un « front populaire » piégé avec la direction sociale-libérale de Québec solidaire
page 7
D’un suicidaire « front uni » avec le PQ…
page 8
… à un nécessaire « front uni » avec la direction sociale-libérale de Québec solidaire
page 10
Au cœur du regroupement anticapitaliste : l’indépendance contre les banques
page 12
La méthode ACIDE
page 14
Gs ne rompt pas avec l’étapisme
page 16
Que faire ?
page 19
ANNEXES
1-Néolibéralisme, social-libéralisme, antilibéralisme et tutti quanti
page 21
2-Françoise David n'avait rompu ni avec le néolibéralisme ni avec le fédéralisme
page 23
3-Amir Khadir : pour le syndicalisme, contre le libre-échange, pour l’indépendance ?
page 24
Pour lire le texte complet :
Les anticapitalistes de Québec solidaires dans l'impasse
Rejeter le « front populaire »*
Construire le « front uni »*

Le regroupement des anticapitalistes de Québec solidaire devient la dernière mode. Après Alternative socialiste, collectif de ce parti membre du Comité pour une internationale ouvrière (Grève étudiante et élections québécoises 2012: La prochaine étape, 8/10/12), c’est à Gauche socialiste (Gs), autre collectif membre de la Quatrième Internationale, aussi d’origine trotskyste, d’y aller de sa proposition (Regrouper la gauche écosocialiste de Québec solidaire, 23/10/12). Tous deux constatent, à divers degrés, une forte tendance sociale-libérale (voir l’annexe 1 pour une explication de la terminologie) de Québec solidaire, particulièrement mise en évidence lors de la récente campagne électorale. Ce social-libéralisme imposerait un rassemblement qui n’aurait pas été nécessaire auparavant. Le premier le fait à partir de principalement l’analyse de la conjoncture du « printemps érable », y compris des dernières élections, le second à partir surtout de la conjoncture mondiale. Ce qui conduit Alternative socialiste à privilégier l’indépendantisme, mais sans lien évident avec son analyse, et Gs l’écosocialisme, mais sans en passer par la médiation de comprendre la réalité nationale. Personne n’essaie de décortiquer la petite histoire récente de la gauche politique québécoise, ce qui semblerait couler de source si le but est d’articuler la gauche anticapitaliste au sein de Québec solidaire. On y vérifierait l’absence de la lutte du courant anticapitaliste contre celui social-libéral dominant Québec solidaire et l’UFP auparavant. Voila l’éléphant dans la pièce.
* « Front populaire » et « Front uni » sont expliqués dans le corps du texte
TABLE DES MATIÈRES
Le PQ, néolibéral ou social-libéral ?
page 2
Un Québec solidaire social-libéral depuis le début, si ce n’est bien avant
page 3
Un « front populaire » piégé avec la direction sociale-libérale de Québec solidaire
page 7
D’un suicidaire « front uni » avec le PQ…
page 8
… à un nécessaire « front uni » avec la direction sociale-libérale de Québec solidaire
page 10
Au cœur du regroupement anticapitaliste : l’indépendance contre les banques
page 12
La méthode ACIDE
page 14
Gs ne rompt pas avec l’étapisme
page 16
Que faire ?
page 19
ANNEXES
1-Néolibéralisme, social-libéralisme, antilibéralisme et tutti quanti
page 21
2-Françoise David n'avait rompu ni avec le néolibéralisme ni avec le fédéralisme
page 23
3-Amir Khadir : pour le syndicalisme, contre le libre-échange, pour l’indépendance ?
page 24
Pour lire le texte complet :
Les anticapitalistes de Québec solidaires dans l'impasse
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24/10/2012 /06:55 /
Lendemains de grève étudiante et d’élections — bis
Une victoire à la Pyrrhus n’est pas une victoire
« Si nous devons remporter une autre victoire sur les Romains, nous sommes perdus ». (Pyrrhus 1er, roi d’Épire, 279 a.J.C.)

« Merci à Serge Leclerc »
Alternative socialiste (AS) d’affirmer d’entrée de jeu de son bilan du printemps érable (Bilan du mouvement étudiant, Presse-toi-à-gauche, 16/10/12), « [l]a principale leçon du mouvement étudiant est que la lutte paie. C’est l’ampleur du Printemps Érable qui a poussé le Parti québécois de Pauline Marois à annuler la hausse des frais de scolarité et abroger la loi 12. » Quelques phrases plus loin, AS renverse la vapeur. Il faut, dit-elle,
« …réfléchir aux raisons ayant empêché ce « mouvement historique » d’être la « victoire historique » tant attendue. […] [U]ne fenêtre de possibilités […] est désormais en train de se refermer. […] Or, si la contestation ne se généralise pas, le mouvement de contestation s’essoufflera, comme c’est le cas en ce moment. »
AS nous dit que le printemps érable « a démontré que la lutte de classe est bel et bien une réalité au Québec » sauf que :
« [a]u chapitre des mots d’ordre, celui de ‘grève sociale’ lancé par la CLASSE, n’est demeuré qu’un vœu pieux. Il n’a pas seulement été rejeté du revers de la main par les directions syndicales (ce qui n’est pas surprenant), mais aussi par la base syndicale de la CSN, de la FTQ et de la CSQ ainsi que par l’ensemble de la population. »
Pour combler la mesure, AS nous assure que ce printemps a causé « l’élévation de la conscience politique » sauf que :
« [o]n se retrouve avec un Parlement plus à droite que jamais », que « la population durant le conflit étudiant n’ont [sic] jamais montré un appui de plus de 50% à la lutte contre la hausse des frais de scolarité » et que « le mouvement ouvrier québécois ne présentait pas et ne présente toujours pas la conscience politique adéquate pour adopter un tel moyen de pression [la grève sociale] face aux attaques néolibérales. »
Pour lire le texte complet :
Victoire à la Pyrrhus
Une victoire à la Pyrrhus n’est pas une victoire
« Si nous devons remporter une autre victoire sur les Romains, nous sommes perdus ». (Pyrrhus 1er, roi d’Épire, 279 a.J.C.)

« Merci à Serge Leclerc »
Alternative socialiste (AS) d’affirmer d’entrée de jeu de son bilan du printemps érable (Bilan du mouvement étudiant, Presse-toi-à-gauche, 16/10/12), « [l]a principale leçon du mouvement étudiant est que la lutte paie. C’est l’ampleur du Printemps Érable qui a poussé le Parti québécois de Pauline Marois à annuler la hausse des frais de scolarité et abroger la loi 12. » Quelques phrases plus loin, AS renverse la vapeur. Il faut, dit-elle,
« …réfléchir aux raisons ayant empêché ce « mouvement historique » d’être la « victoire historique » tant attendue. […] [U]ne fenêtre de possibilités […] est désormais en train de se refermer. […] Or, si la contestation ne se généralise pas, le mouvement de contestation s’essoufflera, comme c’est le cas en ce moment. »
AS nous dit que le printemps érable « a démontré que la lutte de classe est bel et bien une réalité au Québec » sauf que :
« [a]u chapitre des mots d’ordre, celui de ‘grève sociale’ lancé par la CLASSE, n’est demeuré qu’un vœu pieux. Il n’a pas seulement été rejeté du revers de la main par les directions syndicales (ce qui n’est pas surprenant), mais aussi par la base syndicale de la CSN, de la FTQ et de la CSQ ainsi que par l’ensemble de la population. »
Pour combler la mesure, AS nous assure que ce printemps a causé « l’élévation de la conscience politique » sauf que :
« [o]n se retrouve avec un Parlement plus à droite que jamais », que « la population durant le conflit étudiant n’ont [sic] jamais montré un appui de plus de 50% à la lutte contre la hausse des frais de scolarité » et que « le mouvement ouvrier québécois ne présentait pas et ne présente toujours pas la conscience politique adéquate pour adopter un tel moyen de pression [la grève sociale] face aux attaques néolibérales. »
Pour lire le texte complet :
Victoire à la Pyrrhus
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15/10/2012 /07:05 /
Alternative socialiste a mille fois raisons :
Rassembler les anticapitalistes contre « …le discours de QS [qui] ne se distingue pas vraiment du libéralisme de gauche »

Alternative socialiste (AS), collectif de Québec solidaire membre du Comité pour une internationale ouvrière d’origine trotskyste, y va d’un bilan électoral sans l’articuler cependant avec un bilan de la lutte étudiante (« Perspectives à la suite des élections québécoises », Presse-toi-à-gauche, 9/10/12). Ce bilan vise juste à maints égards malgré cette faille majeure qui l’amène à ne pas prendre en compte la défaite (temporaire ?) de cette grève muée en mouvement social. Or cette défaite était le principal but réussi de l’élection estivale. Cette omission amène AS à minimiser la critique de Québec solidaire, qui a profité de la grève, tout comme le PQ, sans aucunement contribuer à son renforcement (voir mon texte, « La grande illusion de la victoire », Presse-toi-à-gauche, 9/10/12). AS met cependant le doigt sur le social-libéralisme de la direction de Québec solidaire s’appuyant sur un nombre de plus en plus grand d’adhérents « à carte » davantage influencés par le discours médiatique que les militant-e-s. AS dégage de cette analyse la nécessité de « [l]’unité de la gauche anticapitaliste ».
Pour lire le texte complet :
Alternative socialiste a mille fois raisons
Rassembler les anticapitalistes contre « …le discours de QS [qui] ne se distingue pas vraiment du libéralisme de gauche »

Alternative socialiste (AS), collectif de Québec solidaire membre du Comité pour une internationale ouvrière d’origine trotskyste, y va d’un bilan électoral sans l’articuler cependant avec un bilan de la lutte étudiante (« Perspectives à la suite des élections québécoises », Presse-toi-à-gauche, 9/10/12). Ce bilan vise juste à maints égards malgré cette faille majeure qui l’amène à ne pas prendre en compte la défaite (temporaire ?) de cette grève muée en mouvement social. Or cette défaite était le principal but réussi de l’élection estivale. Cette omission amène AS à minimiser la critique de Québec solidaire, qui a profité de la grève, tout comme le PQ, sans aucunement contribuer à son renforcement (voir mon texte, « La grande illusion de la victoire », Presse-toi-à-gauche, 9/10/12). AS met cependant le doigt sur le social-libéralisme de la direction de Québec solidaire s’appuyant sur un nombre de plus en plus grand d’adhérents « à carte » davantage influencés par le discours médiatique que les militant-e-s. AS dégage de cette analyse la nécessité de « [l]’unité de la gauche anticapitaliste ».
Pour lire le texte complet :
Alternative socialiste a mille fois raisons
Réponse à A. Tremblay
04/08/2012 /08:40 /
La grève sociale, l’enjeu déterminant de cette élection
A. Tremblay rejette l’appel à la grève sociale de la CLASSE parce qu’il serait déconnecté de la société québécoise. La CLASSE a certainement ses penchants anarcho-syndicalistes, que je signale et critique dans mon essai (et en partie corroborée par son porte-parole que je cite), mais elle représente l’aile la plus militante, fort nombreuse, de la jeunesse étudiante. Elle n’est pas seule à appeler à la grève sociale. Je cite un militant de la CSN qui témoigne de la spontanéité du dernier congrès pour cette option mais comme celle-ci n’était pas organisée, la direction a pu passer outre sans encombres. Et que dire de la multiplication des « assemblées populaires autonomes (APA) » (GRIP-Concordia, Les assemblées populaires et autonomes de quartier (APAQS), Presse-toi-à-gauche, 31/07/12) où cette option est fort populaire comme le montre l’exemple d’Hochelaga-Maisonneuve. Par son aile militante et manifestante s’élargissant sans cesse, la société québécoise en est rendue à poser la question de la grève sociale. On s’attendrait, élections ou pas élections, que Québec solidaire, comme parti du Québec militant et combatif, soutienne cet appel peu importe ce qu’il adviendra de la grève étudiante.
Pour lire le texte complet :
L'enjeu de la grève sociale
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07/06/2012 /06:35 /
Grève sociale ou Coalition Parti Québécois-
Québec Solidaire-Option Nationale ?

Voilà que renaît pour une énième fois l’appel pathétique de l’union de la dite « gauche », ou est-ce l’union des soi-disant « souverainistes », contre les Libéraux. Ensemble, tant la gauche du PQ (Marc Laviolette et Pierre Dubuc, Pour éviter le piège à ours de Charest, Le Devoir, 4/06/12) que ses indépendantistes « purzédurs » (Pierre Curzi, Appel à la nation québécoise, Le Devoir, 5/06/12) en passant par son courant écologiste (Mélissa Guillemette, Appel à l’unité des souverainistes, Le Devoir, 4/06/12), pour conjurer la catastrophe appréhendée d’un quatrième gouvernement Charest, en appellent à l’unité « gauche-souverainiste-écologiste » Parti québécois-Québec solidaire-Option nationale (PQ-QS-ON).
La mathématique électorale paraît imparable, l’évocation de la stratégie Libérale du pire apparemment convaincante, le rejet de tout possible débouché politique de la grève étudiante, total. On trouve, sur le site de Presse-toi-à-gauche, trois réponses convaincantes sur le caractère droitier du PQ mais sans remise en cause de son indépendantisme autrement que par sa dilution droitière et, surtout, sans non plus de perspective politique à la grève étudiante autrement qu’une force d’appoint à Québec solidaire, en autant qu’elle dure.
Pour lire le texte complet :
Grève sociale ou Coalition PQ
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14/12/2007 /09:42 /
14 décembre 2007
Le « Eux et Nous » de Québec solidaire
donne-t-il le change à celui du PQ ?

Manif de Montréal du 8 décembre pour soutenir les
objectifs de Kyoto plus. Source : Radio-Canada
Dans le Journal de Montréal du 4 décembre et dans Le Devoir du 5 décembre, la porte-parole en chef de Québec solidaire rejette le « eux et nous » du PQ et de l’ADQ — « Il ne sera pas question ici de la majorité francophone et des minorités immigrantes » dit-elle. Elle redéfinit le « eux et nous » en termes socio-économiques :
« Je voudrais plutôt parler de «nous» qui allons bientôt déverser [à l’occasion de la guignolée, NDLR] dans des chapeaux, casseroles ou boîtes de carton des denrées ou de l'argent pour les personnes “démunies”. Je voudrais aussi parler d'“elles” et “eux”, tellement invisibles, tellement silencieux […] les mères monoparentales, les femmes immigrantes, les aînées, pauvres et seules […] Qui ça, «nous»? Pas difficile: la majorité plus ou moins silencieuse. »
Pour la porte-parole, il appert que tout le monde est silencieux. Peut-être devrait-elle écouter un peu plus ? Il appert aussi que la majorité des membres des syndicats est classée dans la même catégorie du « nous » que les gens d’affaires : Desmarais, Péladeau, l’infirmière de Ste-Justine, la préposée de Notre-Dame, l’enseignant du Cégep Maisonneuve, l’ouvrier spécialisé de Bombardier, l’installateur de Québécor-Vidéotron, tous unis contre les pauvres ! Si l’on adhère à la vision du monde de la porte-parole en chef, Québec solidaire se définirait comme le parti des « démunies » contre les nantis. Québec solidaire parlerait au nom des démunies en attendant qu’elles en soient capables. Nous voilà revenu au temps chrétien d’avant la Révolution tranquille avec un changement de forme : le maternalisme humanitaire a remplacé le paternalisme ecclésial.
Pour lire le texte complet :
Le Eux et nous
Le « Eux et Nous » de Québec solidaire
donne-t-il le change à celui du PQ ?

Manif de Montréal du 8 décembre pour soutenir les
objectifs de Kyoto plus. Source : Radio-Canada
Dans le Journal de Montréal du 4 décembre et dans Le Devoir du 5 décembre, la porte-parole en chef de Québec solidaire rejette le « eux et nous » du PQ et de l’ADQ — « Il ne sera pas question ici de la majorité francophone et des minorités immigrantes » dit-elle. Elle redéfinit le « eux et nous » en termes socio-économiques :
« Je voudrais plutôt parler de «nous» qui allons bientôt déverser [à l’occasion de la guignolée, NDLR] dans des chapeaux, casseroles ou boîtes de carton des denrées ou de l'argent pour les personnes “démunies”. Je voudrais aussi parler d'“elles” et “eux”, tellement invisibles, tellement silencieux […] les mères monoparentales, les femmes immigrantes, les aînées, pauvres et seules […] Qui ça, «nous»? Pas difficile: la majorité plus ou moins silencieuse. »
Pour la porte-parole, il appert que tout le monde est silencieux. Peut-être devrait-elle écouter un peu plus ? Il appert aussi que la majorité des membres des syndicats est classée dans la même catégorie du « nous » que les gens d’affaires : Desmarais, Péladeau, l’infirmière de Ste-Justine, la préposée de Notre-Dame, l’enseignant du Cégep Maisonneuve, l’ouvrier spécialisé de Bombardier, l’installateur de Québécor-Vidéotron, tous unis contre les pauvres ! Si l’on adhère à la vision du monde de la porte-parole en chef, Québec solidaire se définirait comme le parti des « démunies » contre les nantis. Québec solidaire parlerait au nom des démunies en attendant qu’elles en soient capables. Nous voilà revenu au temps chrétien d’avant la Révolution tranquille avec un changement de forme : le maternalisme humanitaire a remplacé le paternalisme ecclésial.
Pour lire le texte complet :
Le Eux et nous
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27/05/2007 /08:59 /
27 mai 2007

La danse macabre du PLQ et du PQ pendant que la direction de Québec solidaire… n’est pas solidaire et que la gauche critique… cesse toute critique.
La tentative de déclencher des élections précipitées n’est pas une comédie d’erreurs mais la volonté des ex partis de l’alternance de rétablir leur hégémonie en éliminant le troisième joueur avant qu’il ne puisse se consolider. Pour ce faire, le PLQ compte sur ces folles baisses d’impôt pour ravir les « classes moyennes » à l’ADQ tout comme le PQ compte sur l’électrochoc de la nouvelle chef en termes d’unité du parti et de sondages favorables. Le PLQ, comme le montrait la continuation de sa baisse dans les sondages et la fronde de son électorat anglophone, a compris que le temps jouait contre lui… et contre Jean Charest comme chef. Le PQ a aussi compris que l’effet bénéfique du soudain et inattendu revirement de sa situation interne ne saurait qu’être bref avant que ne se ré-installe la pesanteur de sa contradiction fondamentale entre rupture souverainiste et approfondissement néolibéral. Deux tactiques s’offrent aux frères ennemis, élections précipitées ou gouvernement minoritaire adéquiste pour-qu’il-se-casse-la-gueule, sujet des négociations qui s’ouvrent entre eux… à moins que l’appareil Libéral panique à la dernière minute en évinçant leur chef au pied du mur, mais pour qui ? Chose certaine, l’ADQ a pour l’instant perdu l’initiative. La manœuvre habile du budget à l’ADQ cum pleine baisse d’impôts et (faux) équilibre budgétaire atteint à la fois un but tactique — mettre l’ADQ sur la défensive — et stratégique — pleine vapeur vers la privatisation surtout de la santé.
Pour lire le texte complet :
La danse macabre du PLQ et du PQ

La danse macabre du PLQ et du PQ pendant que la direction de Québec solidaire… n’est pas solidaire et que la gauche critique… cesse toute critique.
La tentative de déclencher des élections précipitées n’est pas une comédie d’erreurs mais la volonté des ex partis de l’alternance de rétablir leur hégémonie en éliminant le troisième joueur avant qu’il ne puisse se consolider. Pour ce faire, le PLQ compte sur ces folles baisses d’impôt pour ravir les « classes moyennes » à l’ADQ tout comme le PQ compte sur l’électrochoc de la nouvelle chef en termes d’unité du parti et de sondages favorables. Le PLQ, comme le montrait la continuation de sa baisse dans les sondages et la fronde de son électorat anglophone, a compris que le temps jouait contre lui… et contre Jean Charest comme chef. Le PQ a aussi compris que l’effet bénéfique du soudain et inattendu revirement de sa situation interne ne saurait qu’être bref avant que ne se ré-installe la pesanteur de sa contradiction fondamentale entre rupture souverainiste et approfondissement néolibéral. Deux tactiques s’offrent aux frères ennemis, élections précipitées ou gouvernement minoritaire adéquiste pour-qu’il-se-casse-la-gueule, sujet des négociations qui s’ouvrent entre eux… à moins que l’appareil Libéral panique à la dernière minute en évinçant leur chef au pied du mur, mais pour qui ? Chose certaine, l’ADQ a pour l’instant perdu l’initiative. La manœuvre habile du budget à l’ADQ cum pleine baisse d’impôts et (faux) équilibre budgétaire atteint à la fois un but tactique — mettre l’ADQ sur la défensive — et stratégique — pleine vapeur vers la privatisation surtout de la santé.
Pour lire le texte complet :
La danse macabre du PLQ et du PQ
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13/11/2006 /07:56 /
13 novembre 2006
La polarisation de Québec solidaire entre direction sociale-libérale et une base antinéolibérale ouvre la porte à une direction anticapitaliste et indépendantiste

Si le congrès de fondation de Québec solidaire en février 2006 s’était fait dans la relative harmonie d’un congrès-spectacle, malgré la ratée du logo, le refus de donner une quelconque autonomie à la commission sur l’environnement et une pirouette de la direction nationale à propos du contrôle de la commission politique
( http://minilien.com/?hXZdZQ9tFl ) , tel ne fut pas le cas des deux Conseils nationaux qui l’ont suivi. Celui de mai 2006 a vu la direction nationale défaite sur la question des priorités de travail et fortement contestée sur l’encadrement du processus d’élaboration de la plate-forme ( http://minilien.com/?bYmHHJNkdi ) . Si celui d’octobre 2006 a évité un dur débat sur l’Afghanistan ( http://minilien.com/?OaSpyBkqyg ), c’est seulement parce que la direction nationale s’était rallié à la position du retrait des troupes canadiennes avant sa tenue.
S’est enfin ouverte, à la fin octobre 2006, la période des débats à la base sur la plate-forme même si tout doit être bâclé en moins d’un mois, conséquence de l’ultra-verticalisme de la direction nationale ( http://minilien.com/?MsnzszGlB4 ). La direction nationale a poussé sa mainmise jusqu’à ne pas retenir dans sa proposition synthèse, la seule soumise au débat et amendable, la grande majorité des propositions antinéolibérales et certaines anticapitalistes de ses commissions thématiques, seules concessions à la base du parti sous forme de volontariat individuel ( http://minilien.com/?c0pH6eO7TT ) .
Pour lire le texte complet :
La polarisation de Québec solidaire entre direction sociale-libérale et une base antinéolibérale ouvre la porte à une direction anticapitaliste et indépendantiste

Si le congrès de fondation de Québec solidaire en février 2006 s’était fait dans la relative harmonie d’un congrès-spectacle, malgré la ratée du logo, le refus de donner une quelconque autonomie à la commission sur l’environnement et une pirouette de la direction nationale à propos du contrôle de la commission politique
( http://minilien.com/?hXZdZQ9tFl ) , tel ne fut pas le cas des deux Conseils nationaux qui l’ont suivi. Celui de mai 2006 a vu la direction nationale défaite sur la question des priorités de travail et fortement contestée sur l’encadrement du processus d’élaboration de la plate-forme ( http://minilien.com/?bYmHHJNkdi ) . Si celui d’octobre 2006 a évité un dur débat sur l’Afghanistan ( http://minilien.com/?OaSpyBkqyg ), c’est seulement parce que la direction nationale s’était rallié à la position du retrait des troupes canadiennes avant sa tenue.
S’est enfin ouverte, à la fin octobre 2006, la période des débats à la base sur la plate-forme même si tout doit être bâclé en moins d’un mois, conséquence de l’ultra-verticalisme de la direction nationale ( http://minilien.com/?MsnzszGlB4 ). La direction nationale a poussé sa mainmise jusqu’à ne pas retenir dans sa proposition synthèse, la seule soumise au débat et amendable, la grande majorité des propositions antinéolibérales et certaines anticapitalistes de ses commissions thématiques, seules concessions à la base du parti sous forme de volontariat individuel ( http://minilien.com/?c0pH6eO7TT ) .
Pour lire le texte complet :
27/09/2006 /08:11 /
Le 27 septembre 2006
Québec solidaire
Un débat (sur l’Afghanistan) qui en cache un autre
(sur la démocratie)

Le secrétariat de « Presse-toi à gauche », déplore que « [l]es porte-parole de Québec solidaire, invités au dernier Congrès du NPD, n’[aient] pas jugé bon d’appuyer la proposition votée par l’immense majorité des délégués et qui appelait au retrait des troupes canadiennes d’Afghanistan. » Dans leur mise au point sur le site web de ce média, les porte-parole de QS répondent que leur « intervention [au congrès du NPD] visait à laisser le débat ouvert en attendant qu’une instance qualifiée de Québec solidaire tranche la question. » et qu’une « proposition sera soumise aux délégués-es [du Conseil national] pour débat lors d’un point de privilège le samedi 30 septembre 2006. »
Sur cet aspect des choses, les porte-parole de QS ont cent fois raison contre le secrétariat de Presse-toi à gauche. Il appartient en effet au Conseil national de prendre des positions de type programmatique à partir de la conjoncture comme il appartient au congrès de décider du programme proprement dit. Le problème c’est qu’avant le congrès du NPD, les porte-parole ont agi dans le sens contraire de leur nouvelle sagesse ! Que ça soit à propos de la question de l’Afghanistan comme à propos de la politique de la santé et de la politique énergétique qui toutes deux ne rompent pas avec le néolibéralisme.
(voir http://www.marcbonhomme.com/files/page0_blog_entry97_2.pdf )
Pour lire le texte complet :
Un débat qui en cache un autre
Québec solidaire
Un débat (sur l’Afghanistan) qui en cache un autre
(sur la démocratie)

Le secrétariat de « Presse-toi à gauche », déplore que « [l]es porte-parole de Québec solidaire, invités au dernier Congrès du NPD, n’[aient] pas jugé bon d’appuyer la proposition votée par l’immense majorité des délégués et qui appelait au retrait des troupes canadiennes d’Afghanistan. » Dans leur mise au point sur le site web de ce média, les porte-parole de QS répondent que leur « intervention [au congrès du NPD] visait à laisser le débat ouvert en attendant qu’une instance qualifiée de Québec solidaire tranche la question. » et qu’une « proposition sera soumise aux délégués-es [du Conseil national] pour débat lors d’un point de privilège le samedi 30 septembre 2006. »
Sur cet aspect des choses, les porte-parole de QS ont cent fois raison contre le secrétariat de Presse-toi à gauche. Il appartient en effet au Conseil national de prendre des positions de type programmatique à partir de la conjoncture comme il appartient au congrès de décider du programme proprement dit. Le problème c’est qu’avant le congrès du NPD, les porte-parole ont agi dans le sens contraire de leur nouvelle sagesse ! Que ça soit à propos de la question de l’Afghanistan comme à propos de la politique de la santé et de la politique énergétique qui toutes deux ne rompent pas avec le néolibéralisme.
(voir http://www.marcbonhomme.com/files/page0_blog_entry97_2.pdf )
Pour lire le texte complet :
Un débat qui en cache un autre
25/09/2006 /07:30 /
Le 25 septembre 2006
Les « certificats de sécurité » à la mode de la direction de Québec solidaire

Bannière de la FTQ et du SCFP lors de
la manif du 1er mai 2006 à Montréal
Les certificats de sécurité sont une mesure découlant de la loi de l’immigration qui permet au gouvernement fédéral d’emprisonner des immigrants reçus afin de les déporter parce que ces personnes seraient « une menace pour le pays ou la population. » Ces certificats ont la particularité, pour des raisons de « sécurité nationale », de permettre emprisonnement et/ou déportation sans que la personne concernée ne puisse connaître les raisons de sa dangerosité et, par le fait même, sans qu’elle ne puisse se défendre devant ses juges. Méconnus avant le 11 septembre 2001, même s’ils datent de 1978, ces certificats ont permis l’emprisonnement de cinq personnes d’origine arabo-musulmanes depuis le 11 septembre 2001 sous prétexte qu’elles seraient des terroristes. Deux d’entre elles, Adil Charkaoui et Mohamed Harkat, grâce à de longues procédures judiciaires et l’appui de groupes de soutien, ont réussi à convertir leur emprisonnement en très sévères libérations conditionnelles.
Pour lire le texte complet :
Certificats de sécurité à la QS
Les « certificats de sécurité » à la mode de la direction de Québec solidaire

Bannière de la FTQ et du SCFP lors de
la manif du 1er mai 2006 à Montréal
Les certificats de sécurité sont une mesure découlant de la loi de l’immigration qui permet au gouvernement fédéral d’emprisonner des immigrants reçus afin de les déporter parce que ces personnes seraient « une menace pour le pays ou la population. » Ces certificats ont la particularité, pour des raisons de « sécurité nationale », de permettre emprisonnement et/ou déportation sans que la personne concernée ne puisse connaître les raisons de sa dangerosité et, par le fait même, sans qu’elle ne puisse se défendre devant ses juges. Méconnus avant le 11 septembre 2001, même s’ils datent de 1978, ces certificats ont permis l’emprisonnement de cinq personnes d’origine arabo-musulmanes depuis le 11 septembre 2001 sous prétexte qu’elles seraient des terroristes. Deux d’entre elles, Adil Charkaoui et Mohamed Harkat, grâce à de longues procédures judiciaires et l’appui de groupes de soutien, ont réussi à convertir leur emprisonnement en très sévères libérations conditionnelles.
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Certificats de sécurité à la QS
04/06/2006 /09:47 /
Le 4 juin 2006
Québec solidaire,
Entre antinéolibéralisme et social-libéralisme

Lors de son Conseil national des 26-29 mai, la résolution de la direction de Québec solidaire (QS) concernant les priorités de travail dans la prochaine période a été renversée. Par un vote très serré, le CN a exigé que les priorités soient non uniquement les prochaines élections mais aussi l'implication dans les luttes sociales. L’électoralisme de la direction a donc été battu en brèche… pour l’instant.
On se souvient en effet que l’ancienne direction de l’UFP n’appliquait tout simplement pas les résolutions de son CN qui ne faisaient pas son affaire comme par exemple l’organisation d’une campagne sur la nécessité d’une grève générale public-privé, la construction de comités syndical/populaire et international et même la publication des procès-verbaux de l’exécutif sur l’intranet.
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Entre antinéolibéralisme et social-libéralisme
Québec solidaire,
Entre antinéolibéralisme et social-libéralisme

Lors de son Conseil national des 26-29 mai, la résolution de la direction de Québec solidaire (QS) concernant les priorités de travail dans la prochaine période a été renversée. Par un vote très serré, le CN a exigé que les priorités soient non uniquement les prochaines élections mais aussi l'implication dans les luttes sociales. L’électoralisme de la direction a donc été battu en brèche… pour l’instant.
On se souvient en effet que l’ancienne direction de l’UFP n’appliquait tout simplement pas les résolutions de son CN qui ne faisaient pas son affaire comme par exemple l’organisation d’une campagne sur la nécessité d’une grève générale public-privé, la construction de comités syndical/populaire et international et même la publication des procès-verbaux de l’exécutif sur l’intranet.
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Entre antinéolibéralisme et social-libéralisme
05/05/2006 /08:45 /
5 mai 2006
Essai politique sur les rapports parti/mouvements
Québec solidaire, produit de la défaite du prolétariat

On en revient pas des succès de Québec solidaire : de son congrès de fondation, de sa couverture médiatique, de son score électoral, de son apparition dans les sondages, de la vitesse de sa construction.
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Québec solidaire, produit de la défaite du prolétariat
Essai politique sur les rapports parti/mouvements
Québec solidaire, produit de la défaite du prolétariat

On en revient pas des succès de Québec solidaire : de son congrès de fondation, de sa couverture médiatique, de son score électoral, de son apparition dans les sondages, de la vitesse de sa construction.
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Québec solidaire, produit de la défaite du prolétariat
15/02/2006 /08:45 /
15 février 2006
Québec solidaire : un parti du XXiè ou du XXIiè siècle ?

Le congrès de fondation de Québec Solidaire a été un succès populaire dans un contexte de défaite stratégique du prolétariat québécois. Ce paradoxe a été à l’image des résultats électoraux fédéraux au Québec : une augmentation de trois points de pourcentage des partis de droite, PCC plus PLC, contrebalancée par une augmentation similaire du NPD. Ce match nul, si on ignore pour un moment l’analyse en termes de question nationale, est similaire au résultat électoral de l’UFP pour l’élection partielle de Outremont qui, en termes relatifs, a fait du sur place par rapport à celui de l’élection générale de 2003. (L’augmentation relative dans Verchères s’explique par le fait que le candidat n’a pas été une candidature-poteau comme en 2003.)
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Québec solidaire : un parti du XXiè ou du XXIiè siècle ?

Le congrès de fondation de Québec Solidaire a été un succès populaire dans un contexte de défaite stratégique du prolétariat québécois. Ce paradoxe a été à l’image des résultats électoraux fédéraux au Québec : une augmentation de trois points de pourcentage des partis de droite, PCC plus PLC, contrebalancée par une augmentation similaire du NPD. Ce match nul, si on ignore pour un moment l’analyse en termes de question nationale, est similaire au résultat électoral de l’UFP pour l’élection partielle de Outremont qui, en termes relatifs, a fait du sur place par rapport à celui de l’élection générale de 2003. (L’augmentation relative dans Verchères s’explique par le fait que le candidat n’a pas été une candidature-poteau comme en 2003.)
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31/08/2004 /08:44 /
31 août 2004
Le directeur de l'Aut'Journal répond au directeur d'Alternatives et à la
porte-parole d'Option citoyenne
La gauche péquiste est-elle la réponse à la gauche fédéraliste ?

Le directeur de l'Aut'Journal, Pierre Dubuc, a tout à fait raison de critiquer publiquement et durement le fédéralisme stipendié du directeur d'Alternatives, Pierre Beaudet, et le fédéralisme honteux de la porte-parole d'Option citoyenne, Françoise David. (On trouvera ces textes sur le site web de l'Aut'Journal.) L'offensive est d'autant plus intéressante pour l'idéologue de SPQ-libre qu'elle permet de tenter de justifier son choix d'entrer au PQ. Cependant, entre Charybe en Scylla, n'y a-t-il pas un passage vers la libération du peuple québécois de la dictature du capital néolibéral et de l'humiliation fédéraliste ?
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Le directeur de l'Aut'Journal répond au directeur d'Alternatives et à la
porte-parole d'Option citoyenne
La gauche péquiste est-elle la réponse à la gauche fédéraliste ?

Le directeur de l'Aut'Journal, Pierre Dubuc, a tout à fait raison de critiquer publiquement et durement le fédéralisme stipendié du directeur d'Alternatives, Pierre Beaudet, et le fédéralisme honteux de la porte-parole d'Option citoyenne, Françoise David. (On trouvera ces textes sur le site web de l'Aut'Journal.) L'offensive est d'autant plus intéressante pour l'idéologue de SPQ-libre qu'elle permet de tenter de justifier son choix d'entrer au PQ. Cependant, entre Charybe en Scylla, n'y a-t-il pas un passage vers la libération du peuple québécois de la dictature du capital néolibéral et de l'humiliation fédéraliste ?
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10/04/2004 /08:45 /
10 avril 2004
SPQ-libre, l’institutionnalisation du partenariat-concertation

La naissance de SPQ-libre a l’avantage de clarifier les choses. Enfin, la gauche sociale péquiste est visible sur les radars du débat politique. Il faut apprécier cette brèche de la culture consensuelle, purement de façade, du « progressivisme » québécois, culture d’oppression nationale s’il en est. Si la direction du PQ accepte cette tendance organisée de la gauche nationaliste — a-t-elle électoralement le choix ? — le pluralisme partidaire ayant pignon sur rue aura définitivement droit de cité au Québec.
Pour lire le texte complet : La naissance de SPQ-libre
SPQ-libre, l’institutionnalisation du partenariat-concertation

La naissance de SPQ-libre a l’avantage de clarifier les choses. Enfin, la gauche sociale péquiste est visible sur les radars du débat politique. Il faut apprécier cette brèche de la culture consensuelle, purement de façade, du « progressivisme » québécois, culture d’oppression nationale s’il en est. Si la direction du PQ accepte cette tendance organisée de la gauche nationaliste — a-t-elle électoralement le choix ? — le pluralisme partidaire ayant pignon sur rue aura définitivement droit de cité au Québec.
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