24 janvier 2000
Le revenu de citoyenneté comme phénomène canado-québécois au secours d’un capitalisme néolibéral qui court à sa perte malgré ses apparences de prospérité

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Le revenu de citoyenneté n’est non pas une revendication parmi d’autres mais un projet de société en soi. L’application telle quelle de la définition de Bernard et Chartrand au Québec impliquerait une redistribution de la moitié de la production nationale québécoise. Son coût brut équivaudrait à environ la totalité des dépenses gouvernementales, fédérales et québécoises, faites au Québec.

Le revenu de citoyenneté comme phénomène canado-québécois
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Décembre 1999 – janvier 2000

L’état du Canada et du Québec en l’an 2 000
Une solidarité militante à rebâtir
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L’accession au pouvoir des gouvernements libéral à Ottawa, en 1993, et péquiste à Québec, en 1994, a concrétisé l’application pleine vapeur de la politique néolibérale du déficit zéro inaugurée au début 1993 par le gouvernement Klein de l’Alberta puis relayées par le gouvernement Harris à partir de 1995. Dans les années 1990, le Canada a été le pays du G7 (ÉU, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Canada) qui a appliqué avec le plus de brutalité cette politique de coupures : de
moins 8% du PIB en 1992, l’ensemble des déficits publics du Canada passeront à plus 2% en l’an 2000 alors que la moyenne du G7, Canada compris, passera de moins 4% à moins 2%.


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Canada 2000